THIS IS THE END…..

I’m having my very last nap in an airport, at least for a while….. And my thoughts fly back to the beginning of our fantastic journey, almost 10 months ago. I’ve got loads of memories, for sure, but I’ve got a special one to the people I met, from HK to NYC. To you guys, I say MERCI, and to you guys, I write this post in English, so you won’t have to get an app or whatever to translate.

  • Mandy, thanks for all your gifts (I would not even consider to eat without the cutlery you offered me!), and for leading us around the amazing maze of Hong-Kong…
  • Julie & Roger, I had some great time with you guys, thanks again for spotting a picnic area so close to a playground!
  • Richard & Willy, I did enjoy a lot the restaurants we went together, in Palm Beach and in Muri, as well as your fantastic moustache (that’s for Richard, of course…)…
  • Caleb, you’ve been my first boyfriend, and I assume I’ll remember that all my life! Mom and Dad enjoyed your appetite too, and Dad the surf session. Thanks again for your artwork, I’ll hang it on a wall as soon as I’m at home!
  • Haize & Uhain, alias Vague et Vent, mes copains de bacs à sable de Rarotonga. Ma première expérience scolaire a été avec vous, sans parler de la noix de coco rapée, croquée… Bises à vos parents!
  • Véronique, Paul & Emmylou, my only regret is to have met you folks too late… The 3 of you are a great and generous family, And I now know Queenscliff would for sure be a great base camp for re-discovering Australia when I’m a little older!
  • Peter, Heather and family, Adelaide was funny too, my bedroom was like a children’s paradise. Thanks for letting me play with all those toys, and for letting me meet Harper! I hope that Kylie‘s now in better shape, and that Port will someday win another Grand Finale.
  • Teresa & Norman, a special mention to you guys. The food was perfect!!!!! I’m kidding; I loved the way we met, and I’m sleeping every night with Froggy, the plush frog you offered to me. I hope Norman is riding his bicycle again, and that you’ll keep on enjoying life in your aussie way!
  • Marc & Sue, we met by chance, and you saved a part of our journey, with a simple coat hanger….. Dad will always remember breakin’in his own car, and we’ll remember too the great time spent with you in the vineyards, and in Brighton. Say hello to Julie & Santi for me
  • Cathy & Arch, sorry for not having made a swap with you, I hope your stay in France met your expectations. You guys (well, especially you, Kathy!) were a little part of France, back in South Australia, and I’ll long remember my birthday cake and presents as well!
  • John, First thank you for shuttling us from the airport! And then for spending so much time with us, for sharing all that good wine, and for welcoming my Grand-Mother Roberte too! Hope Stéphane will succeed in publishing one book too.
  • Bob & Diane, not meeting you was a pity, but I know you are very good people, as Roland & Josette miss you SO much! Thanks for that great swap!
  • Martin, your Kiwi hospitality was over the call of duty, and I felt simply happy to shout ON-ON, on that first New Zealand’s night. Your tips were fantastic, and thanks to you, we almost never got lost!
  • Simone & Arend, Chance was on our side when we met in that Te-Anau’s campground’s kitchen! I instantly felt the good vibes, and I’m so happy Mom’n Dad keep on staying in touch with you guys! Just come and ski in the French Alps, we’ll be delighted to share some more time with you guys!
  • Ashley & Steph, Thanks for thanks for your great welcome too. Your houses were fantastic, and I loved the old time toys I played with! Dad will always remember his surf session in Onemana too! I’m so glad to meet you again next summer!
  • Amélie, my buddy, I miss you so! You parents are great too, and Mom’n Dad had a fantastic day spent with all of you. Dad is now an accomplished stand-up-paddle-boardrider, thank to your Daddy! Say Hi to Wolf and the others for me!
  • Holly and Peter, that long walk and chat in Devonport were amazing, and I enjoyed it very much. Your neighbourhood is great, and both your lives were so interesting! Peter, your tips about the local architecture were priceless, too. Thanks!
  • Sandra and family, mahalo for your aloha! I did love your hot tub, this is for sure! And eating very locally grown food was fantastic, you remember I’m a food lover… See you next summer!
  • Alain et Myriam! Tes histoires de loup Alain, ne me manquent pas plus que ça, mais votre compagnie était vraiment chouette, petit bout de France au bout du monde! J’espère que Pantoufle pense encore un peu à moi, et j’espère surtout que vous continuez d’être heureux! Quand PaMan ont les yeux qui brillent, je sais qu’ils pensent à une plongée avec toi, Alain!
  • Sue, Greg and Jakey, sharing the house with you guys was a fantastic experience. I’ve rated Jakey’s room best bedroom of my journey, was like a horn of plenty, toy wise! You definitely know what a warm welcome means, and I love that!
  • Allen, meeting you was great, too! I’ve finally spotted a lonely whale off Sans-Souci Beach, on our very last day in HI, thanks for givin me the idea to look for them! Hope we’ll meet again!
  • Emma! J’entends encore parfois ta petite voix m’appelant le matin, depuis le haut de l’escalier! Nous recevoir ainsi pendant tout ce temps fut pour nous tous (je parle aussi pour PaMan) un vrai bonheur! Continue de bien grandir, de bien t’occuper de Hugo, ainsi que d’Encore tes Parents! Je me réjouis déjà de te revoir en Juin! Greg, ne trouves-tu pas ce blogue transfiguré depuis qu’il est justifié?
  • Thomas, mon cousin d’Amérique, enfin du Canada, enfin, de Caussade. Encore une belle rencontre autour d’une assiette!
  • Barbara, j’ai adoré partager mon assiette avec toi! enfin, que toi tu partages avec moi! Mais je n’oublie ta main gentillement prêtée également à notre rencontre avec les éléphants du National Museum.
  • Last but not least, Rebecca & Adam, I’d like to meet you too! But I do know that Mom’n Dad are so fond of NYC that they’ll bring me there again, the soonest the best! Cheers.

Luv U all,

Alix…..

LA TERRE DU LONG NUAGE BLANC

C’est le nom donné à la Nouvelle-Zélande par les Maori. Poétique, et plutôt vrai. Notre exploration de l’Ile du Nord se fait à un rythme plus lent et tranquille que notre découverte de l’Ile du Sud, comme vous avez pu le constater…. Nous profitons de la vie, tout simplement! Nous avons même le plaisir de retrouver et de passer la soirée avec Simone et Arend, un couple de hollandais que nous avions croisé à Te Anau, et qui nous accordent leur dernière soirée en Nouvelle Zélande!!!! Ils sont impressionnés, comme tout le monde, par mon talent à manger proprement, vous vous en doutez!

Nous allons ensuite passer une journée sur les plages du nord d’Auckland (côte est), et rejoignons la magnifique plage qui donne accès à Goat Island. Les paysages sont somptueux et, si PaMan avaient amené leur matériel de snorkeling (palmes, masque et tuba), et si l’eau avait quelques degrés de plus, ils auraient fait trempette dans cette réserve marine regorgeant de poissons de tous acabits.

PaMan pensent aussi à mon développement personnel, et j’ai donc droit de temps en temps à une petite lecture pour les enfants à la bibliothèque du coin, Saint Héliers, en ce qui nous concerne. Comme d’habitude, j’écoute attentivement les histoires racontées par une gentille dame, participe aux danses et chants, et suis même récompensée par plein de bulles de savon, soufflés par une étrange machinerie, j’adoOOOOore.

ST HELIERS LIBRARY

Et puis, nous sommes mis dehors!!!!! Je plaisante, évidemment!!!! Ashley avait oublié que sa fille arrivait d’Europe avant notre départ d’Auckland, et nous décidonc donc de concert d’aller squatter sa beach house, une résidence secondaire qui se trouve à 2 heures de route, sur la péninsule de Coromandel. Nous bouclons donc les bagages, et filons vers ce haut lieu de villégiature, 130 résidents à l’année, autour des 3000 pendant les vacances d’été, qui sont aussi ici les vacances de Noël!

La maison est marrante, je m’y plais tout de suite (un peu comme toujours, finalement), c’est une version réduite de la maison que nous avons habitée ces 10 derniers jours, avec la même construction en pin, le même sol en un genre d’aggloméré de bois -notre hôte était ingénieur chimiste dans l’industrie forestière- et surtout située à quelques mètres de la mer, et encore plus proche d’un fabuleux terrain de jeu.

TERRACE'S VIEW

Pas mal, non?

Nous avons entendu parlé d’une plage qui répond au doux nom de Hot Water Beach, et nous nous précipitons donc, en manque que nous sommes d’eau chaude (je vous rappelle que je n’ai pas eu d’été, mais que des hivers, printemps, automnes depuis mon départ…) pour cette « terre » promise, et arrivons…. à marée haute, ce qui rend le bain impossible 😦

Une rivière souterraine chauffe ses flots dans les entrailles de la terre, et resurgit au bord de l’eau. Mais ces résurgences ne sont accessibles que pendant 2 heures de part et d’autre de la marée basse! Nous décidons alors de poursuivre un peu notre route au nord de Coromandel Peninsula, en direction de Cathedral Cove, autre point fort de toute visite de la région. Une balade de 45min sur de petits sentiers côtiers nous emmène vers une superbe plage, où s’ouvre en effet….

CATHEDRAL COVE

CATHEDRAL COVE 2

CATHEDRAL COVE 3

Ces magnifiques arches, éperons rocheux, falaises qui, malgré l’affluence, nous séduisent en un rien de temps!

Après un bon petit repas dans un trou perdu, nous revenons donc sur nos petits pas pour nous tremper dans l’eau chaude…. Tiens, nous ne sommes pas seuls!

HOT WATER BEACH

Chacun  (sauf Maman et moi, qui squattons) a amené sa pelle, s’est creusé sa petite baignoire, mélangé l’eau de la source (64°C quand même) à l’eau de la mer (16°C), pour obtenir un mélange bien chouette. Papa trouve l’endroit trop bondé, mais c’est un rabat-joie, car moi, je trouve ça génial, et je me trempe pendant très longtemps, avec Maman!

ALIX'S HANDS

Au retour, malgré une météo menaçante, Papa nous emmène à Opoutere, parait-il le secret le mieux gardé de ce coin de l’ile, une magnifique et interminable plage de sable blanc, où seules nos empreintes sont visibles!

OPOUTERE

C’est vraiment beau, et j’en profite pour écrire PAPA sur le sable, toute seule comme une grande!

PAPA

Chui trop fière (mon paternel aussi, vous vous en doutez!!!)!!!!!!

Nous irons aussi sur les pas des chercheurs d’or qui, il n’y a pas si longtemps, creusaient à main nue de longues galeries du côté de Waihi; je ne suis pas rassurée, mais je tiens le coup, dans cette quasi totale obscurité!

WAIHI'S GOLD MINE

Et puis bon, comme tout a une fin (et aussi que l’électricité dans la maison ne permet plus que de faire fonctionner le frigo…), nous devons prendre la route pour Auckland, d’où nous nous envolerons une première fois pour Sydney (manger, regarder des dessins animés), d’où nous repartirons pour Honolulu (manger, regarder des dessins animés, dormir), puis Kona (vol trop court pour faire quoi que ce soit, pas cool…), d’où je vous écris en ce moment, attablée face à l’océan Pacifique, au jacuzzi et à la piscine, dans laquelle je me trempe en compagnie de PaMan dès maintenant!

Pour voir toutes les photos de l’ile du Nord, c’est ICI

Je vous aime,

Alix!

KIWI KIWI, KIWI!!!!!!!!!!!!!!!!!

C’est le son que je produis lorsque je chante KIRI KIRI, KIRI la bouche pleine. Bref….. Vous vous êtes sans doute aperçus que je n’avais guère fait part de mes expériences sur l’île du nord, mis à part bien sur ma virée en bateau avec copains et copines…..

Je remédie donc à ceci, en vous racontant cela! Nous sommes arrivés sans encombre à la maison d’Ashley, qui n’est pas une dame, mais un joyeux et athlétique octogénaire, qui continue de jouer en tournoi, et est le champion de Nouvelle-Zélande des plus de 75 ans!

La maison est comme un chalet, tout en bois, et nous avons donc l’impression d’être un peu à la montagne, tout en pouvant jeter un oeil sur la mer!!!! Je me fais vite, comme d’hab, à mon nouvel environnement, et, trop cool, je me jette sur les nombreux -et anciens- jouets de la maison.

Nos premières impressions sont humides, et nous nous réfugions donc au musée d’Auckland, où nous assistons à une performance de danseurs et danseuses Maori. PaMan sont inquiets, en pensant que je vais avoir peur, puis que je vais m’ennuyer, mais je suis saisie par le spectacle, et en redemande! Pourtant, c’est vrai que ces messieurs chantent fort le HAKA (cliquez donc sur le mot, pour écouter un petit aperçu), et qu’ils peuvent paraitre impressionnants!

MAORI

Je poursuis ma visite en entrant dans une hutte de cérémonie, et suis ébahie par la finesse des sculptures qui la décorent du sol au plafond….

HUTTE

Comme tout a une fin, la pluie s’arrête également (j’exagère, comme toujours, nous aurons vraiment été épargnés par le mauvais temps pendant ce séjour austral), nous commençons l’exploration de notre quartier, qui se nomme Saint-Hélier. Il n’y a pas que le capitaine Cook qui soit passé par ici, les français ont aussi bourlingué par ici, je vous le rappelle. Auckland est surnommée the City of Sails, et nous pouvons vérifier que cette dénomination n’est pas usurpée. Des bateaux de toutes tailles et de toutes formes naviguent sans arrêt dans les eaux protégées du Golfe d’Haruaki, l’ouverture occidentale du port d’Auckland.

AMERICA'S CUP

C’est aussi dans ces eaux que les kiwis s’entrainent à essayer de récupérer la Auld Mighty, et même les italiens, avec leur clinquants catamarans « Prada », profitent des conditions, et des infrastructures!

Nous avons choisi, puisque nous avons un point de chute, de rayonner gentiment autour de la ville, et de BEAUCOUP moins rouler que lors de notre séjour sur l’île du sud.  Nous suivons les conseils d’Ashley et du Lonely Planet, et allons visiter les plages de sable noir de la côte Ouest, PihaPIHA BEACH

Et Muriwai, où s’est établie une colonie -bonjour les odeurs- de fous de bassan.

GANNETS

Papa profite de cette journée pour aller faire du surf, et je suis de la partie!

LITTLE SURFER

LITTLE SURFER 2

Ces sorties à la journée sont vraiment chouettes, mais j’ai quand même vraiment envie de me rapprocher des volcans qui se trouvent au centre de l’ile, aux environs de Rotorua. Nous partons ainsi pour une balade de 2 jours, à la découverte de la côte de la Bay of Plenty (la Baie de l’Abondance, si vous préférez), en découvrant une somptueuse plage aux environs de Waihi.

OROKAWA BAY

Les odeurs de soufre nous prennent ensuite à la gorge, du côté de Rotorua, où nous passerons la nuit dans une YHA, en pensant à Mamie Roberte (qui était du voyage la dernière fois que nous avons fréquenté ce type d’établissement).

Si les volcans sont encore à une centaine de km au sud, nous avons prévu de passer une bonne partie de la journée à explorer les résurgences, cratères, piscines…. de Wai-O-Tapu.

Nous assisterons au jaillissement -très- programmé d’un geyser,

GEYSER

Puis ferons une tournée des merveilles que la nature a bien voulu faire remonter à la surface pour mes beaux yeux…. Le point d’orgue de la promenade est la Champagne Pool, où les couleurs sont incroyables.

WAIOTAPU

WAIOTAPU 2

WAIOTAPU3

Nous nous arrêtons sur le retour au bord d’une Mud Pool, où nous sommes d’abord interloqués par le BRUIT (cliquez aussi, c’est marrant!), puis par les odeurs, enfin par des grosses bulles de boue qui éclatent sous mes yeux effarés et jaloux…… je prendrais un bien un petit bain!!!!!!

MUD POOL

Nous allons ensuite à la rencontre d’échangeurs avec lesquels nous avons failli échanger, mais qui nous ont gentiment proposé de passer un peu de temps ensemble, dans leur quartier de Devonport. Nous prenons le ferry depuis Auckland

AUCKALND BY NIGHT

Et passons donc la matinée en compagnie de Holly, qui parle un excellent français, et Peter, son architecte de mari, qui ont tous deux « fui » les USA en 1974, pour des raisons politiques (Nixon et Reagan se succèdent alors à la Maison Blanche…). Peter a même renoncé à sa citoyenneté étasunienne, pour marquer son choix…. Architecte, Peter nous montre donc les trésors que recèle Devonport, qui a su et pu garder ses maisons du début et courant du vingtième, sans céder aux sirènes des profits engendrés par de nouveaux complexes immobiliers, aussi grands que dépourvus d’âme (v’là que je deviens poétesse….).

DEVONPORT

Bon, je sens que j’ai atteint les limites de votre concentration, et je vous raconterai donc la suite (et fin) de notre séjour Kiwi dans un prochain billet. Il y sera question de plages de sable blanc, d’eaux turquoise, de Papa qui se baigne sans raison (enfin je veux dire sans être obligé de se mettre à l’eau pour sauver une vie!), de sources d’eau chaude dans lesquelles JE me baigne….. Accrochez-vous!

Je suis fière de mon cliffhanger, et je vous embrasse,

Alix.

MAGIQUE!!!!!……..

Hier, nous avons passé une journée Magique……. avec un M, car Magique est le nom du bateau sur lequel nous avons vogué! Je vous ai peut-être déjà raconté que j’avais rencontré Amélie au terrain de jeux, et que nos Mamans respectives avaient bien discuté, en français dans le texte, puisque Philippa a passé 3 ans à Paris. Une chose en entrainant une autre, nous avons donc été invités à passer la journée de samedi avec eux, et quelques amis. Le Papa d’Amélie a un catamaran, et il nous a ainsi emmenés sur l’île de Motuihe. Après une heure de navigation à la voile,

Nous avons mouillé dans la baie (abritée du vent et délicieusement chaude) de Takutairaroa (j’adoOOore ces noms maoris!). Naviguer sur un catamaran de 14 mètres revient  finalement à voyager dans un appartement de 70m2, et je me suis bien éclatée avec les autres enfants, Amélie donc, mais aussi Blake et Wolf, un soixantaine de mois à eux 3.

Vous savez déjà que j’aime toutes les sortes de voyages, et je n’ai pas été déçue, il y avait BEAUCOUP à manger, et j’ai vraiment profité de toutes les opportunités qui s’offraient à moi…… Nous avons après déjeuner embarqué sur un petit dinghy, et avons rejoint la plage, tandis que Papa faisait le voyage en stand up paddle, sur une planche gonflable que venait d’acquérir Dave, le Papa d’Amélie.

J’étais tellement en forme que PaMan m’ont autorisée à ne pas faire la sieste, et j’ai donc profité de l’après-midi pour jouer sur la plage, la routine habituelle, châteaux de sable (noir), petit brin de baignade (19° d’après les instruments, beaucoup moins d’après Papa….), il y avait même une balançoire de fortune, qui m’a bien amusée, et aussi bien râpé le dos 😦

PaMan ont alterné – Maman évidemment avec succès- le stand up paddle. Il faut dire que Maman était particulièrement motivée, n’ayant aucune envie de tomber dans un océan aussi « glacial »……..

PaMan, c’est vraiment les plus forts!!!!

Nous avons ensuite réembarqué à bord de Magique, 

Et sommes rentré au port, au moteur, pour cause de vents contraires et de temps compté.

Quelle journée! On se reparle bientôt, je vous conterai mes aventures récentes, cascades, boue et volcans au programme!

Luv U, Alix.

IT’S RAINING AGAIN……

Je ne suis pas vraiment une fan de Supertramp, mais le titre s’impose. Bon, il est vrai qu’en décidant de visiter la côte ouest, nous ne mettions pas toutes les chances de notre côté, puisqu’il pleut ici environ 15000mm d’eau par an, record mondial parait-il, et que nous avons été servis….

Où en étions-nous restés? Oh, juste avant la pluie, en fait, alors que nous trainions un peu, en se disant que la météo avait l’air de s’améliorer. Nous nous dirigeons donc plus ou moins gaiement vers le Fox Glacier, une langue de glace qui descend à 250m d’altitude, et le déluge commence alors à s’abattre! Papa s’arme malgré tout de courage -et de sa Patagonia- pour affronter le chemin qui mène au pied du glacier.

Le retour se fait au pas de course, alors que Maman et moi lisons tranquillement de belles histoires de loup qui se prend pour un autre dans un camping car où règne une parfaite température….. Mon Papa arrive alors trempé, et, comme une erreur de paquetage l’a conduit à devoir survivre 19 jours avec un seul pantalon, il enfile un caleçon long, puis son short, histoire d’être présentable pour aller déjeuner au restaurant!

Nous tuons ainsi le temps au Lake Matheson, en dégustant un excellent et rassérénant gâteau au chocolat, puis filons vers le glacier suivant, qui répond au rugueux nom de Franz Joseph Glacier (baptisé du nom de l’empereur d’Autriche-Hongrie, d’après le souvenirs de PaMan), où nous arrivons sous une pluie tout à fait acceptable. La veste de Papa a pu sécher, les chaussures sont toujours trempées, mais une paire de chaussettes propres permet un relatif confort, pour aller rejoindre la base de ce second glacier du jour…..

C’est chouette! Mon premier glacier me laisse une impression bizarre, nous avons du pour l’atteindre traverser une forêt pluviale avec des fougères de 10m de haut!!!!

Nous commettons alors l’erreur de vouloir poursuivre la balade, et là…… Déluge n°2! Je cours pour essayer de suivre mon Papa qui, je cite, « en a ras le bol », et se fait pourtant doucher pour la deuxième fois de la journée!!!!! Re-essorage des chaussettes et du caleçon, tournée de sèche linge (heureusement que le camping est bien équipé) pour les vestes « étanches », et tournée pour nous trois, au bar du coin,

La ligne du bas aurait du nous mettre la puce à l’oreille!!!…..

Les prévisions météo du lendemain n’étant pas plus favorables, nous choisissons de ne pas attendre en « perdant » une journée jusqu’au retour du beau, et filons vers le nord, après un magnifique détour vers le hameau d’Okarito vers un autre point remarquable de la côte, les Pancakes Rocks. Vous vous doutez bien que je ne peux que saliver à l’énoncé de ce doux nom, j’en bqave siur le clacvier….

Une charmante route nous offre de somptueux panoramas sur la côte ouest, et ces fameux pancakes en dolomite (demandez à Tonton Eric pour les explications, PaMan n’ont pas l’air d’avoir trop suivi ce cours en sciences naturelles…), associés à une marée haute et à une houle puissante nous en font voir de toutes les couleurs….. La houle s’écrase sur les falaises, les blow holes soufflent leurs panaches de vapeur, les piscines naturelles résonnent d’un ressac assourdissant, tandis que sternes et autres mouettes se jouent des éléments pour se nourrir et nourrir leurs petits!

Un douloureux dilemme s’offre alors à nous, le temps commence à manquer, et nous devons gérer au mieux le retour vers Christchurch! Papa, qui trouve qu’il a déjà assez conduit, propose de retourner vers l’est via un col, d’y passer la nuit, de randonner un peu, avant de filer vers Christchurch, et de visiter la péninsule qui a vu l’arrivée des français en Nouvelle-Zélande, quelques jours trop tard, puisque les anglais étaient déjà en effet en train de planter le drapeau!!!!! Chui morte de rire!

Nous arrivons donc à l’Arthur’s Pass en fin d’après-midi,  et randonnons à l’entour, pour admirer de belles cascades,

Puis nous installons sur le campground du Department Of Conservation, qui se trouve à quelques mètres de la voie de chemin de fer reliant Christchurch à Greymouth, et passe donc par le col, 920m d’altitude. Nous pensons être tranquilles, mais les trains se succèdent, et nous finissons par nous endormir tous ensemble, sous le maximum de couettes, car il fait froid, très froid. Papa se lève courageusement le lendemain pour faire chauffer mon bibi au bain-marie, et chauffer par la même un peu le camper (Papa a même imaginé ouvrir la porte du frigo pour réchauffer l’habitacle…)…. où il ne doit pas faire beaucoup plus de 0°C. Nous allons donc nous réchauffer autour d’un café et d’un cookie, avant d’entamer une jolie rando, par trop adaptée à mes petits pieds….

Nous entamons ensuite la redescente vers la côte est, et, après être passés par Springfield,

Nous roulons vers la péninsule qui nous accueillera pour une pénultième nuit de camping, à Ockain’s Bay, une magnifique plage, doublée d’un estuaire, où nous nous promenons longuement, avant un retour sur Christchurch et une escale tout à fait technique ménage, drop off du camper, etc…

Mais je dois quand même vous parler de notre visite d’Akaroa, une charmante petite bourgade nichée au bord d’un fjord, qui a donc vu arriver les français au 19ième, et capitalise BEAUCOUP sur cet événement. Les rues sont en (mauvais) français, les boutiques ont des noms (en mauvais) français, et ce sont les drapeaux tricolores qui flottent aux fenêtres, pour le grand plaisir des nombreux touristes…

L’endroit est néanmoins magique, calmement posé dans un espace temps différent du nôtre, avec de vieilles maisons, des rues piétonnes, une belle promenade au bord de l’eau.

Ces paysages bucoliques ont tendance à m’endormir, et c’est pourquoi je vous laisse, maintenant!

Alix.

VILLAGE GLOBAL (décidément!)……

12 Novembre, à Arthur Pass Village, 737m d’altitude, 100 habitants. Le froid est tel que PaMan décident de m’offrir un babyccino, qui d’ailleurs ici s’appelle un fluffy….. Papa, alors qu’il commande et règle au bar, entame la conversation avec un monsieur, qui s’avère être de Montréal, travailler pour l’organisme qui gère la distribution des alcools au Québec, et connaitre, pour avoir notamment voyagé avec elle lors d’une tournée des vignobles du bordelais, avec Valérie, la copine de Maman, et la maman de ma copine Emma, que nous irons visiter à Brossard au mois de février…..

Il ne manquerait plus que, le 24 Décembre, j’aille à l’aéroport d’Honolulu et que je par hasard tombe sur Papi Roland et Mamie Josette…..

Bises,

Alix!

LE SEIGNEUR DES AGNEAUX….

Mon apprentissage des jeux de mots continue, avec plus ou moins de bonheur, je vous en laisse juge(s)……

En tout état de cause, nos premiers jours sur cette île nous ont laissé pensé que: « oui, bon, des moutons, il y en a, mais pas tant », mais depuis 2 jours, nous ne voyons que ça! Et comme c’est juste la fin de la saison du lambing, nous voyons aussi beaucoup de petits agneaux tout beaux!

Pour cause de temps moyen dans les alpes, nous avons donc décidé de nous dérouter pour aller visiter la région des Catlins, située sur la côte sud de l’île du sud…. Nous sommes ainsi descendus à 46° et quelques de latitude sud, plus près que nous ne l’avions jamais été du pôle du même nom…

Cette plongée australe nous a permis de nous enfoncer dans la Nouvelle-Zélande profonde, quasi déserte, très amicale -les quelques fermiers qui croisent votre route vous font de grands signes de bienvenue- offrant pléthore de côtes tour à tour déchirée ou sablonneuse, de phares magnifiques, et de phoques au repos.

(J’ai un petit peu peur des phoques, je ne sais pas pourquoi…)

La route sinueuse nous mène également vers de magnifiques chutes, atteintes après de courtes mais somptueuses promenades au sein de la forêt pluviale,

Avant de nous re-propulser vers de magnifiques routes côtières…

Les prévisions météo étant plus favorables pour la région du Central Otago, où nous souhaitons randonner, nous nous redirigeons vers les montagnes, et revoyons rapidement la neige! L’île ne fait pas souvent plus de 70km de large, mer et montagnes sont, à vol d’oiseau en tout cas, toujours proches!

Une longue et belle étape nous ramène donc à Wanaka, d’où nous souhaitons aller découvrir la haute vallée de la rivière Matukituki, et le Mount Aspiring National Park.

Le temps est effectivement magnifique, surtout comparé à celui que nous avons du affronter (je pèse mes mots) il y a quelques jours, avec des rafales à 130km/h…. Pas un nuage ne parsème le ciel, et nous nous préparons donc au petit matin à une approche de 50km, surtout en gravel road, avec passages de gué à la clef…… Tout ça avec notre bon vieux Britz (ne dites à personne que nous trompons la confiance de notre assureur…)!!!

Ce Mount Aspiring National Park se mérite, mais la large vallée qui permet d’y accéder est extraordinaire,

Une longue randonnée nous attend, et mes petites jambes seront mises à rude épreuve, pour atteindre le Rob Roy’s Glacier Lookout, qui offre une vue stunning (à vos dicos) sur les monts environnants. Les avalanches de séracs se succèdent dans un fracas assourdissant, et nous nous étonnons que le plus haut pic ne dépasse pas les 2700m d’altitude. Il y a vraiment un décalage de 1000m entre ces alpes et les nôtres, à paysage comparable!!!

Tous les gens que je croise à la descente, en plus de me trouver cuty, me félicitent de ma performance, et je crois que même PaMan sont impressionnés. Bon, il est vrai que Papa et moi discourons longuement au sujet de la nourriture sous toutes ses formes – sujet qui, vous le savez, me passionne- pour que le temps passe plus vite, et que des traversées de ponts tibétains rompent la monotonie de la balade,

oui, oui, c’est bien moi, au milieu!

Mais quand même, j’ai l’impression que je suis une vraie little mountaineer!

PaMan assistent sur la route du retour à la délivrance d’un veau (sa maman l’aide à tenir debout, c’est trop mignon!),

Et notre journée se termine classiquement avec des jeux pour moi, au bord du lac de Wanaka, en t-shirt, s’il vous plait, et en français dans le texte, puisque je m’éclate avec trois frères et soeurs français, installés ici depuis 15 ans avec leur Maman…

Le top. Je vous fais la bise!

THE SOUND OF SILENCE

Salut tout le monde! Vous suivez nos aventures? Vous n’allez pas être déçus….. PaMan ont voulu aller voir des fjords…. dans le bien nommé Fiordlands National Park. Sauf qu’ici, les fjords s’appellent des sounds (son en anglais, d’où le mauvais jeu de mot du titre de ce billet, utilisé également par de TRES nombreux tour operators locaux…).

Direction le Sud, donc, depuis Wanaka, où j’ai dormi dans le lit avec PaMan, car j’avais peur de la pluie qui tambourinait littéralement sur le toit du campervan… Au réveil, la pluie a cessé, et la neige est descendue bas, très bas….. 700m d’altitude, en fait. Sans chauffage dans la maison à roulette, pour cause de « informal camping », sans électricité donc, les ablutions sont faites à vitesse V, et nous attaquons gaiement une petite route de montagne, passant par un col à 1000m d’altitude -si vous me suivez, vous savez déjà que nous aurons au moins les pieds dans la neige- en nous arrêtant à Cardrona, petit village fameux pour son hôtel,

Où nous faisons connaissance avec des Québécoises de Québec City, puis des helvètes de Zürich, que nous recroiserons d’ailleurs plusieurs fois. La route qui mène au col nous a été présentée au Visitor Center comme une route dangereuse, de montagne, enneigée….. et nous suivons donc tranquillement une route de montagne tout à fait normale, qui tourne, qui monte et qui descend…..

Arrivés au col, nous faisons une petite halte, histoire de se dégourdir les jambes et de faire une improbable (je vous rappelle que nous sommes ici en fin de printemps, l’équivalent d’un 6 mai boréal) bataille de boules de neige…..

En suivant les conseils donnés par Martin, le pote de Papa, nous nous arrêtons pour observer avec curiosité une rangée de boites à lettres toutes plus bizarres que les autres, à Arthur Point, et comme vous le voyez, les habitants, pour la plupart millionnaires au vu des maisons environnantes, se sont fait plaisir. Les numéros ne se suivent pas, les fûts de bière et les poissons sont voisins avec les cafetières, qui font ami ami avec les chaussures de jogging……

J’adoOOOore ce genre de mise en scène foutraque, ça me fait aimer le genre humain…. Nous arrivons pendant ma sieste à Queenstown, et je ne manque apparemment rien de cette capitale mondiale (d’après ses habitants) des sports extrêmes. Nous ne faisons que passer, et ne pratiquerons donc ni base jump, ni chute libre, ni jet boat ou rafting….. Nous suivrons par contre le bord du lac en direction de notre prochaine étape, une ville du nom de Te Anau. Les colons ont eu tendance ici à garder les noms d’origine, et ce sont parfois 10 syllabes qui se suivent pour baptiser telle ou telle ville ou rivière!

PaMan sourient en voyant que de la neige fondue tombe maintenant sur la route, puis ils rigolent franchement lorsque les balais d’essuie-glace du campervan évacuent du grésil… Leur sourire se crispe quelque peu lorsque des pattes de chat commencent à tomber,  et à blanchir les bas-côtés, les toisons des nombreux moutons, et les alpages environnants…..

Ils rient jaune lorsque la tempête semble s’installer, puis respirent lorsque nous arrivons à bon port, dans le charmant et venté village de Te Anau, la porte du Milford Sound. Nous avons décidé de passer ici 2 nuits, dans le confort d’un vrai camping, et je me ressource en prenant mon premier bain depuis quelques jours, et en regardant un peu la télévision….. Les possibilités d’exploration des fjords et glaciers environnants sont infinies, par avion,

Ou en car, puis bateau, formule que nous choisissons, car Papa n’a pas envie de conduire ces prochains jours. Départ au petit matin, nous avançons d’abord dans une large vallée glacière,

Avant de nous enfoncer plus profondément dans les Alpes néo-zélandaises…. et quand je dis profondément, je pèse mes mots!

La route est magnifique, elle a été construite à la suite de la crise de 29 pour donner du boulot aux pauv’gars du coin…. une rapide descente nous amène de 1000m au niveau de la mer en quelques km, et nous embarquons sur le bateau à bord duquel je découvrirai mon 1er Fjord, qui ne sera donc pas norvégien, n’en déplaise à Tonton Eric.

C’est un bateau très confortable, équipé pour 140 passagers, alors que nous ne sommes qu’une petite trentaine! Le capitaine m’ouvre ses portes,

Et le Sound nous offre ses merveilles. Les parois tombent à pic ou presque de 1700m, les chutes d’eau tombent directement dans la mer,

Les dauphins, les pingouins et autres phoques se prélassent dans les eaux calmes et poissonneuses du fjord…

Je me fais même une copine, qui répond au doux nom de Georgia, avec laquelle je joue à tout et rien, y compris à cache-cache….

La journée se termine après un retour sans encombre, et une bonne heure passée au terrain de jeux du coin, super, comme d’habitude.

Oh! J’ai omis de vous signaler que j’ai une nouvelle paire de moufles en laine d’opossum et de mérinos, qui m’ont parfaitement tenue au chaud pendant ces derniers jours!

Après une somptueuse promenade au coeur de la forêt pluviale du Central Otago,

La suite de notre périple austral nous emmène vers le sud de l’île du Sud, où les moutons sont vraiment plus nombreux que les humains (7moutons par habitant, moyenne nationale…). Nous passerons une nuit de camping informel dans une localité minuscule, au bord de l’océan austral, qui nous offrira un chaleureux accueil et un très beau coucher de soleil,

Puis continuons notre route au sud vers les Catlins, dont je vous parlerai plus tard. Mais soyez prévenus, si vous en avez marre des phoques des phares et des plages désertes, inutile de lire mon prochain billet!

Je vous embrasse tous bien fort depuis les bras de Morphée (oui, les petites filles bloguent en rêvant…),

Alix.