ESCAPADE DANS LE SUD….

Qui revient par ici à une montée en Normandie, je vous rappelle que nous ne sommes pas dans la même moitié du monde….

Nous avons donc fait de petites valises pour découvrir, sur les conseils de nos hôtes (un mot qui prend tous ses sens lorsqu’on pratique comme nous l’échange de maisons…), et de notre vieux Lonely Planet la côte sud des Nouvelles Galles du Sud.

Un bref aperçu de l’itinéraire (il faut souvent aller tout droit, dans ce pays où il y a peu de routes, par rapport à sa taille), nous promet une promenade de santé de 200 km, disons 3 heures avec un arrêt pipi pour moi, en autres…

Nous arrivons 6 heures plus tard, après d’innombrables traversées de villages, des limitations de vitesse à 80 km/h la plupart du temps, l’obligation de rouler du mauvais côté de la route, et de la pluie pour couronner le tout…..

Ma patience est récompensée lorsque nous croisons des kangourous en train de paître paisiblement dans le jardin d’une maison,

En plein village, nous regardant à peine, ou comme des touristes, que nous sommes d’ailleurs.

Nous nous installons donc dans un…. disons bungalow, ou plutôt un grand « immobile home », en préfabriqué, au bord d’un lac salé du nom de Saint Georges Basin,

http://www.maps.google.com

En tapant 158, Sanctuary Point Road, Sanctuary Point, New South Wales…

Où les cygnes croisent les pélicans, et où les kangourous viennent chercher le pain à la terrasse des maisons…..

Après une nuit fraiche, nous commençons la journée sous un ciel menaçant et dans le Parc National de Booderee, qui couvre la partie Sud de notre destination, Jervis Bay.

Le Guiness des records a paraît-il officiellement accordé la blancheur la plus blanche au sable des plages de la baie, Bahamas, Tahiti et autres destinations vendant des plages de sable blanc, rhabillez-vous!!!!!!

Le ciel est aussi noir que le sable est blanc, et je vous assure que nous sommes avec PaMan vite consolés de ce mauvais temps grâce à une lumière extraordinaire; les nuages se déchirent, laissant passer une raie de soleil, les grains se succèdent, laissant se dessiner des magnifiques arcs-en-ciel, l’eau est d’une clarté incroyable, et nous l’imaginons, cette eau, lorsque le soleil brille, d’une beauté bouleversante (attendez un peu, si vous pensez que je m’emballe)

…. Les falaises cèdent parfois la place au sable, et nous cherchons alors, en vain, les baleines dont nous savons qu’elles migrent en ce moment vers les eaux chaudes du nord de l’Australie pour s’accoupler. Papa aperçoit des dauphins en train de chasser, grâce à des nuées de mouettes profitant du remue-ménage généré par les premiers.

La journée  se termine tranquillement par des jeux pour moi,

Et j’ai même le droit de regarder ABC3, la chaine sans pub (la seule chaine sans pub, s’entend….) qui diffuse des dessins animés qui me permettent de me familiariser avec l’anglais. Je suis habituée aux rudes conditions de ce monde sauvage, et m’endors sans problème dans ma chambre où la température ne doit pas dépasser les 15°….. Merci Mamy pour mon pyjama en polaire, il me sert plus que je ne l’aurais pensé!

Notre réveil de ce jeudi se fait sous le soleil (je dois ici avouer que mon réveil, qui induit celui de PaMan, a eu lieu bien avant le lever du soleil :-o), et le paysage est tout à fait différent. Nous préparons vite notre matinée de découverte, et retournons dans le Parc de Booderee, où nous explorons d’abord les rives du bassin, avant de retourner à Green Patch Beach, Cave Beach et Wreck Bay Beach, qui rivalisent de beauté sous le soleil.

Ceci est le Saint George Basin,


Sur le retour (aussi long que l’allée, et aussi pluvieux à l’arrivée sur Sydney, mais Papa se débrouille comme un chef, surtout avec Maman en copilote…), nous nous arrêtons à Kiama, où sévissent 2 « blow holes », ou geysers produits dans des chambres volcaniques où l’air emprisonné est mis sous pression par les vagues, et évacué par des trous formés dans la lave par l’érosion. Bon, je suis un peu surprise et apeurée par le premier souffle, mais après, je rigole bien quand Papa ne voit plus à travers ses lunettes à cause des embruns salés produits par ledit souffle.

L’heure du goûter arrive à point pour visiter le plus grand temple bouddhiste de l’hémisphère sud, bizarrement situé dans une ville industrielle vilaine comme tout, et surtout dans la zone industrielle de cette ville…. Le domaine est magnifique, je me laisse guider par un(e) moine vers une cloche gigantesque que j’arrive néanmoins à actionner, puis à travers une pagode immense et magnifique, je rencontre un « happy Buddha » qui me fait bien rire, et d’autres moines, en fait surtout des femmes, qui jouent du tambour où du gong ou de la cloche…..

Quelques journées fantastiques, surtout pour une petite fille, comme vous le voyez….. Mon meilleur souvenir? Peut-être un chocolat chaud matinal, alors que ce n’est même pas le week-end!!!

Gourmande, Moi???????

Je vous embrasse, Alix.

PS: pour plus de photos, cliquez ici

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NEW SOUTH WHALES….

Eh oui, mes premières baleines…. PaMan ont eu la bonne idée de m’emmener prendre le goûter du côté de North Head, petit bout de terre qui délimite l’entrée nord du port de Sydney, et qui reste au soleil tard dans la journée. Après avoir questionné un monsieur avec des jumelles qui devait regarder du mauvais côté, puisqu’il nous a dit ne pas avoir vu de baleine, nous sommes tombés sur un groupe de gens qui faisaient des Oh et des Ah, ce qui nous a mis la puce à l’oreille….

 

Alors je vous accorde que la photo n’est pas très nette, et que ces Humpback Whales étaient assez éloignées du bord, ce sont malgré tout mes premières baleines, qu’ils convenait donc de noter ici!

Je vous embrasse,

Alix.

C’EST BEAU, UNE VILLE, LA NUIT, ET AUTRES HISTOIRES DIURNES….

Le Beau Temps est revenu. Le soleil resplendit du soir au matin (???!!!!….), et il fait une vingtaine de °, ce qui, pour l’hiver, est tout à fait acceptable, non?

De ces faits, nous passons nos journées dehors, et Papa sort même le soir….

Bien que Sydney nous soit maintenant familière, nous découvrons à chaque promenade un coin charmant. Hier, alors que nous avions décidé de piqueniquer dans le Royal Botanic Garden, nous sommes donc partis aux aurores (10h00) pour flâner dans le quartier de Darlinghurst, le nouveau coin hype de la ville, avec de petites maisons de style victorien,

Des rues sympa et des homos partout. PaMan m’ont offert un babyccino, qui est un capuccino sans café, ou de la mousse de lait saupoudrée de chocolat, pour faire simple, et je me suis délectée de ce breuvage branché et bobo en regardant un avion qui écrivait dans le ciel,

J’ai beaucoup marché, beaucoup joué (l’adore l’Australie, des aires de jeux partout…)

et lorsque nous nous sommes posés pour le déjeuner, à Hyde Park finalement, nous avons pu profiter d’un groupe de 3 frangins fans des Beatles et non dénués de talent. J’ai dansé comme une folle, j’adore le rock’n’roll!

Des gens ont félicité mon style et ma bravoure, personne d’autre ne dansait!

Un autre monsieur était occupé à faire des bulles de savon d’une taille incroyable (à moins bien sûr de les voir!), qu’une myriade d’enfants cherchait à percer…. frustrant pour l’artiste, peut-être, pensait Papa…

Au moment de la sieste, je me suis laissé promener dans la poussette par PaMan qui, marchant d’un bon pas, m’ont ramené dans mon quartier des Rocks à travers une foule immense, dimanche ensoleillé oblige.

Après m’avoir mis au lit, Papa est allé faire un tour de l’autre côté du pont, d’où la vue sur Sydney est aussi fabuleuse. si vous êtes sage, je vous dirai dans quel immeuble j’habite…..

…..Jusqu’à demain, puisque nous devrions déménager pour notre prochain spot à Manly le 19 ou le 20 juin….

Et c’est donc très vraisemblablement de là-bas que je vous écrirai la prochaine fois!

Alix, qui vous embrasse.

QUE D’EAU!!!!!!!!!!!!!!!!

Je sais, vous allez penser que je me plains sans arrêt d’une météo peu favorable; mais non, je suis simplement allée, accompagnée de PaMan, à l’aquarium de Sydney (sous le déluge, ceci étant)…

L’aquarium faisait figure d’arlésienne pour Papa, qui avait manqué sont tour il y a 7 ans, lorsque Maman lui avait dit : « ce n’est pas la peine, il y mieux ailleurs…. »

Mon avis, du haut de mes 3 pommes, est que je n’ai jamais rien vu d’aussi beau!

Nous avons d’abord été accueilli par une pincée de crabes tous plus beaux et grands les uns que les autres, dont des crabes araignées du Japon, un peu impressionnants avec leur 4m d’envergure et leur longévité centenaire, pour ensuite (après mon goûter), nous diriger vers un immense bassin où évoluent des requins, raies et d’autres poissons que je n’ai pas réussi à reconnaitre. Nous voyons donc ces squales depuis la surface,

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Pour ensuite descendre une rampe couverte d’immenses vitres,

© « dis bonjour au requin! »

Et arriver sous le bassin. Maman, habituée à la plongée, y va franco,

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Je préfère quant à moi un équipement de plongée dernier cri,

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Qui me sied à merveille, isn’t it?

La promenade continue, avec des petits poissons, dans l’eau, qui nagent nagent, nagent nagent nagent, des petits poissons, dans l’eau, qui nagent aussi bien que les gros.

Le bouquet final, incroyablement réussi, se présente sous la forme d’un bassin simulant un récif, où dansent de concert des poissons de toutes les couleurs, des raies, différentes espèces de requins. C’est immense, et cela me laisser présager de ce que sera une plongée lorsque j’aurai la possibilité de pratiquer, dans quelques années.

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Vous pouvez comparer ma taille à celle de l’aquarium….. Huge, indeed.

C’était vraiment une super après-midi pluvieuse, et je vous embrasse sur ce!

Alix.

IL GELE A PIERRE FENDRE…..

Aujourd’hui, j’ai appris l’exagération, d’où ce titre aguicheur et alarmant……

Sans blague, le retour à la réalité hivernale (notre solstice sera très différent du votre, rapport à l’hémisphère) a été un peu rude….

Je suis donc obligée de remettre culotte, pantalon, chaussettes, chaussures, enfin de m’habiller quoi, et PaMan commencent à chercher une veste un peu plus chaude que celle prévue pour un hiver austral que l’on nous vendait « niçois »……

De toute façon, dans la mesure où il pleut des chats et des chiens (c’est ainsi que disent les anglais pour pleuvoir des cordes, ça me fait hurler de rire….) depuis quelques jours, je ne mets pas trop le nez dehors.

Papa a toutefois pu faire une petite sortie nocturne, pour fêter le dernier jour de Vivid Sydney, la fête des lumières locale. Rien à voir avec Lyon, quoique ces deux villes sont bien loties en opéra…

Ce festival est une succession de performances artistiques, le plus souvent interactives, comme vous l’avez peut-être déjà vu sur un billet précédent, où je crée un tableau en dansant avec Papa :

Notre Oeuvre…

D’oeuvres d’art mettant en scène la lumière,

Ou

Ou de projections sur des supports pour le moins inattendus…

Les « malheureux » auront eu fort à faire avec la pluie et le vent, nous avons à notre retour dans l’appartement retrouvé le mobilier extérieur amoncelé dans un coin du balcon par le vent…

Oh, la bonne nouvelle, c’est que les baleines sont de retour sur les côtes longeant la ville, et je ne tarderai donc pas à demander à PaMan de m’emmener admirer ces fabuleux poissons (pardon, Papa m’annonce dans l’oreillette qu’il s’agirait de mammifères, en fait…), alors cétacé, et je me cachalot…….

Bisous,

Alix.

JE REVE D’ECRIRE UN BILLET DE BLOG…….

Ou j’écris un billet en rêvant, je ne sais plus très bien. Je suis en tout état de cause dans l’avion qui me ramène, ainsi que PaMan, bien sûr, vers Sydney, et j’avoue avoir eu un léger pincement au coeur lorsque j’ai appris qu’il m’allait falloir remettre des chaussures (vous savez, le truc qui se met sur les pieds dans les pays froids). En parlant de froid, ces derniers jours dans les îles ont été plutôt frais, le vent venant de l’Antarctique, et j’ai même dû dormir avec une couverture… vous imaginez? Remboursez, remboursez!!!!!!!!!!!! Je plaisante, avec une maison pareille, on se fait à tout!

Il faut que vous sachiez que j’ai rencontré Vague et Vent (qui est la traduction de leur prénom en basque, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas de l’oubli….), deux nouveaux copains se ressemblant comme 2 gouttes d’eau, et avec lesquels j’ai même pu parler en français, puisqu’ils le sont! Uhain et Haize, après email de leur Maman! Bon, ils ont 2 ans ou presque, et s’expriment sans doute moins que moi, mais ils comprennent déjà le basque (Maman), le français (Papa), l’anglais et le maori, sans oublier un peu d’espagnol, puisque leur Mamie réside au Mexique! Pas mal non? Leurs parents sont installés à Rarotonga depuis quelques années, lui surfeur pro et elle photographe et Maman, ils profitent de la vie des îles, douce comme un loukoum et chaude comme un crumble à la rhubarbe. Rencontrés un peu par hasard il y a quelques jours, nous sommes même allés ensembles à l' »école » ce matin, pendant que Papa faisait du ménage. Bon, la pre-school, comme ils disent ici, est plutôt une grande garderie où les parents peuvent rester ou non, où pleins de jeux sont disponibles pour les enfants, qui jouent sous la surveillance bienveillante de 3 « maîtresses ». 2 dollar kiwi la matinée, beaucoup de liberté, et de la peinture pour moi! Mon oeuvre est en ce moment exposée sur le réfrigérateur de Willy et Richard, où j’espère qu’elle trônera longtemps. Ces derniers nous ont rejoint à la maison en début d’après-midi, et nous avons donc pu passer encore un peu de temps ensemble (je vous rappelle que Richard est mon pote!) avant que nous n’allions à l’aéroport. Je savais depuis quelques jours que nous allions reprendre l’avion, et je m’en faisais une joie, car avion signifie pour moi bouffe et dessins animés à gogo…..

PaMan ne sont pas forcément très joyeux à cette idée (c’est un hamburger qui se cache sous le papier alu….MIAM), mais ils n’ont pas le choix, nananèreuuuuuuu.

Nous avons du coup appris quelques bricoles sur ces îles, qui sont certes paradisiaques,

mais où les maisons des « étrangers » ne se construisent que sur des terrains loués pour 60 ans, où, pour monter une affaire, il faut soit un demi-million d’€, soit un partenaire local qui, même si vous supportez la totalité de l’investissement, sera propriétaire à 70% de ladite affaire…. Ces iliens sont des malins, nous avons aussi payé une taxe de départ de 55 dollars kiwi par tête!!!! Bienvenue gratuite, départ payant!!!! Nous avons aussi appris qu’une des îles du chapelet du nord de l’archipel se nomme Nassau, comme la capitale des Bahamas, et que Cook n’a pas vraiment découvert cet endroit qui porte pourtant son nom.

Etonnant, non?

Je vous embrasse depuis les bras de Morphée,

Alix.

Au fait, pour plus de photos, rendez-vous dans la section Photos/iles Cook