Nous sommes célèbres!

Val, la maman d’Emma vient de faire un article sur nous, dans son blog de Maman.

Vous pouvez le lire à cette adresse: http://www.encoreunemaman.com/2012/11/quand-les-voyages-forment-la-jeunesse/

et par la même occasion, profitez de ce blog bien sympathique d’une maman québécoise, mais aussi Marnerotte (Marnaz, en Haute-Savoie si quelqu’un ne connait pas!)

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MAGIQUE!!!!!……..

Hier, nous avons passé une journée Magique……. avec un M, car Magique est le nom du bateau sur lequel nous avons vogué! Je vous ai peut-être déjà raconté que j’avais rencontré Amélie au terrain de jeux, et que nos Mamans respectives avaient bien discuté, en français dans le texte, puisque Philippa a passé 3 ans à Paris. Une chose en entrainant une autre, nous avons donc été invités à passer la journée de samedi avec eux, et quelques amis. Le Papa d’Amélie a un catamaran, et il nous a ainsi emmenés sur l’île de Motuihe. Après une heure de navigation à la voile,

Nous avons mouillé dans la baie (abritée du vent et délicieusement chaude) de Takutairaroa (j’adoOOore ces noms maoris!). Naviguer sur un catamaran de 14 mètres revient  finalement à voyager dans un appartement de 70m2, et je me suis bien éclatée avec les autres enfants, Amélie donc, mais aussi Blake et Wolf, un soixantaine de mois à eux 3.

Vous savez déjà que j’aime toutes les sortes de voyages, et je n’ai pas été déçue, il y avait BEAUCOUP à manger, et j’ai vraiment profité de toutes les opportunités qui s’offraient à moi…… Nous avons après déjeuner embarqué sur un petit dinghy, et avons rejoint la plage, tandis que Papa faisait le voyage en stand up paddle, sur une planche gonflable que venait d’acquérir Dave, le Papa d’Amélie.

J’étais tellement en forme que PaMan m’ont autorisée à ne pas faire la sieste, et j’ai donc profité de l’après-midi pour jouer sur la plage, la routine habituelle, châteaux de sable (noir), petit brin de baignade (19° d’après les instruments, beaucoup moins d’après Papa….), il y avait même une balançoire de fortune, qui m’a bien amusée, et aussi bien râpé le dos 😦

PaMan ont alterné – Maman évidemment avec succès- le stand up paddle. Il faut dire que Maman était particulièrement motivée, n’ayant aucune envie de tomber dans un océan aussi « glacial »……..

PaMan, c’est vraiment les plus forts!!!!

Nous avons ensuite réembarqué à bord de Magique, 

Et sommes rentré au port, au moteur, pour cause de vents contraires et de temps compté.

Quelle journée! On se reparle bientôt, je vous conterai mes aventures récentes, cascades, boue et volcans au programme!

Luv U, Alix.

IT’S RAINING AGAIN……

Je ne suis pas vraiment une fan de Supertramp, mais le titre s’impose. Bon, il est vrai qu’en décidant de visiter la côte ouest, nous ne mettions pas toutes les chances de notre côté, puisqu’il pleut ici environ 15000mm d’eau par an, record mondial parait-il, et que nous avons été servis….

Où en étions-nous restés? Oh, juste avant la pluie, en fait, alors que nous trainions un peu, en se disant que la météo avait l’air de s’améliorer. Nous nous dirigeons donc plus ou moins gaiement vers le Fox Glacier, une langue de glace qui descend à 250m d’altitude, et le déluge commence alors à s’abattre! Papa s’arme malgré tout de courage -et de sa Patagonia- pour affronter le chemin qui mène au pied du glacier.

Le retour se fait au pas de course, alors que Maman et moi lisons tranquillement de belles histoires de loup qui se prend pour un autre dans un camping car où règne une parfaite température….. Mon Papa arrive alors trempé, et, comme une erreur de paquetage l’a conduit à devoir survivre 19 jours avec un seul pantalon, il enfile un caleçon long, puis son short, histoire d’être présentable pour aller déjeuner au restaurant!

Nous tuons ainsi le temps au Lake Matheson, en dégustant un excellent et rassérénant gâteau au chocolat, puis filons vers le glacier suivant, qui répond au rugueux nom de Franz Joseph Glacier (baptisé du nom de l’empereur d’Autriche-Hongrie, d’après le souvenirs de PaMan), où nous arrivons sous une pluie tout à fait acceptable. La veste de Papa a pu sécher, les chaussures sont toujours trempées, mais une paire de chaussettes propres permet un relatif confort, pour aller rejoindre la base de ce second glacier du jour…..

C’est chouette! Mon premier glacier me laisse une impression bizarre, nous avons du pour l’atteindre traverser une forêt pluviale avec des fougères de 10m de haut!!!!

Nous commettons alors l’erreur de vouloir poursuivre la balade, et là…… Déluge n°2! Je cours pour essayer de suivre mon Papa qui, je cite, « en a ras le bol », et se fait pourtant doucher pour la deuxième fois de la journée!!!!! Re-essorage des chaussettes et du caleçon, tournée de sèche linge (heureusement que le camping est bien équipé) pour les vestes « étanches », et tournée pour nous trois, au bar du coin,

La ligne du bas aurait du nous mettre la puce à l’oreille!!!…..

Les prévisions météo du lendemain n’étant pas plus favorables, nous choisissons de ne pas attendre en « perdant » une journée jusqu’au retour du beau, et filons vers le nord, après un magnifique détour vers le hameau d’Okarito vers un autre point remarquable de la côte, les Pancakes Rocks. Vous vous doutez bien que je ne peux que saliver à l’énoncé de ce doux nom, j’en bqave siur le clacvier….

Une charmante route nous offre de somptueux panoramas sur la côte ouest, et ces fameux pancakes en dolomite (demandez à Tonton Eric pour les explications, PaMan n’ont pas l’air d’avoir trop suivi ce cours en sciences naturelles…), associés à une marée haute et à une houle puissante nous en font voir de toutes les couleurs….. La houle s’écrase sur les falaises, les blow holes soufflent leurs panaches de vapeur, les piscines naturelles résonnent d’un ressac assourdissant, tandis que sternes et autres mouettes se jouent des éléments pour se nourrir et nourrir leurs petits!

Un douloureux dilemme s’offre alors à nous, le temps commence à manquer, et nous devons gérer au mieux le retour vers Christchurch! Papa, qui trouve qu’il a déjà assez conduit, propose de retourner vers l’est via un col, d’y passer la nuit, de randonner un peu, avant de filer vers Christchurch, et de visiter la péninsule qui a vu l’arrivée des français en Nouvelle-Zélande, quelques jours trop tard, puisque les anglais étaient déjà en effet en train de planter le drapeau!!!!! Chui morte de rire!

Nous arrivons donc à l’Arthur’s Pass en fin d’après-midi,  et randonnons à l’entour, pour admirer de belles cascades,

Puis nous installons sur le campground du Department Of Conservation, qui se trouve à quelques mètres de la voie de chemin de fer reliant Christchurch à Greymouth, et passe donc par le col, 920m d’altitude. Nous pensons être tranquilles, mais les trains se succèdent, et nous finissons par nous endormir tous ensemble, sous le maximum de couettes, car il fait froid, très froid. Papa se lève courageusement le lendemain pour faire chauffer mon bibi au bain-marie, et chauffer par la même un peu le camper (Papa a même imaginé ouvrir la porte du frigo pour réchauffer l’habitacle…)…. où il ne doit pas faire beaucoup plus de 0°C. Nous allons donc nous réchauffer autour d’un café et d’un cookie, avant d’entamer une jolie rando, par trop adaptée à mes petits pieds….

Nous entamons ensuite la redescente vers la côte est, et, après être passés par Springfield,

Nous roulons vers la péninsule qui nous accueillera pour une pénultième nuit de camping, à Ockain’s Bay, une magnifique plage, doublée d’un estuaire, où nous nous promenons longuement, avant un retour sur Christchurch et une escale tout à fait technique ménage, drop off du camper, etc…

Mais je dois quand même vous parler de notre visite d’Akaroa, une charmante petite bourgade nichée au bord d’un fjord, qui a donc vu arriver les français au 19ième, et capitalise BEAUCOUP sur cet événement. Les rues sont en (mauvais) français, les boutiques ont des noms (en mauvais) français, et ce sont les drapeaux tricolores qui flottent aux fenêtres, pour le grand plaisir des nombreux touristes…

L’endroit est néanmoins magique, calmement posé dans un espace temps différent du nôtre, avec de vieilles maisons, des rues piétonnes, une belle promenade au bord de l’eau.

Ces paysages bucoliques ont tendance à m’endormir, et c’est pourquoi je vous laisse, maintenant!

Alix.

VILLAGE GLOBAL (décidément!)……

12 Novembre, à Arthur Pass Village, 737m d’altitude, 100 habitants. Le froid est tel que PaMan décident de m’offrir un babyccino, qui d’ailleurs ici s’appelle un fluffy….. Papa, alors qu’il commande et règle au bar, entame la conversation avec un monsieur, qui s’avère être de Montréal, travailler pour l’organisme qui gère la distribution des alcools au Québec, et connaitre, pour avoir notamment voyagé avec elle lors d’une tournée des vignobles du bordelais, avec Valérie, la copine de Maman, et la maman de ma copine Emma, que nous irons visiter à Brossard au mois de février…..

Il ne manquerait plus que, le 24 Décembre, j’aille à l’aéroport d’Honolulu et que je par hasard tombe sur Papi Roland et Mamie Josette…..

Bises,

Alix!

LE SEIGNEUR DES AGNEAUX….

Mon apprentissage des jeux de mots continue, avec plus ou moins de bonheur, je vous en laisse juge(s)……

En tout état de cause, nos premiers jours sur cette île nous ont laissé pensé que: « oui, bon, des moutons, il y en a, mais pas tant », mais depuis 2 jours, nous ne voyons que ça! Et comme c’est juste la fin de la saison du lambing, nous voyons aussi beaucoup de petits agneaux tout beaux!

Pour cause de temps moyen dans les alpes, nous avons donc décidé de nous dérouter pour aller visiter la région des Catlins, située sur la côte sud de l’île du sud…. Nous sommes ainsi descendus à 46° et quelques de latitude sud, plus près que nous ne l’avions jamais été du pôle du même nom…

Cette plongée australe nous a permis de nous enfoncer dans la Nouvelle-Zélande profonde, quasi déserte, très amicale -les quelques fermiers qui croisent votre route vous font de grands signes de bienvenue- offrant pléthore de côtes tour à tour déchirée ou sablonneuse, de phares magnifiques, et de phoques au repos.

(J’ai un petit peu peur des phoques, je ne sais pas pourquoi…)

La route sinueuse nous mène également vers de magnifiques chutes, atteintes après de courtes mais somptueuses promenades au sein de la forêt pluviale,

Avant de nous re-propulser vers de magnifiques routes côtières…

Les prévisions météo étant plus favorables pour la région du Central Otago, où nous souhaitons randonner, nous nous redirigeons vers les montagnes, et revoyons rapidement la neige! L’île ne fait pas souvent plus de 70km de large, mer et montagnes sont, à vol d’oiseau en tout cas, toujours proches!

Une longue et belle étape nous ramène donc à Wanaka, d’où nous souhaitons aller découvrir la haute vallée de la rivière Matukituki, et le Mount Aspiring National Park.

Le temps est effectivement magnifique, surtout comparé à celui que nous avons du affronter (je pèse mes mots) il y a quelques jours, avec des rafales à 130km/h…. Pas un nuage ne parsème le ciel, et nous nous préparons donc au petit matin à une approche de 50km, surtout en gravel road, avec passages de gué à la clef…… Tout ça avec notre bon vieux Britz (ne dites à personne que nous trompons la confiance de notre assureur…)!!!

Ce Mount Aspiring National Park se mérite, mais la large vallée qui permet d’y accéder est extraordinaire,

Une longue randonnée nous attend, et mes petites jambes seront mises à rude épreuve, pour atteindre le Rob Roy’s Glacier Lookout, qui offre une vue stunning (à vos dicos) sur les monts environnants. Les avalanches de séracs se succèdent dans un fracas assourdissant, et nous nous étonnons que le plus haut pic ne dépasse pas les 2700m d’altitude. Il y a vraiment un décalage de 1000m entre ces alpes et les nôtres, à paysage comparable!!!

Tous les gens que je croise à la descente, en plus de me trouver cuty, me félicitent de ma performance, et je crois que même PaMan sont impressionnés. Bon, il est vrai que Papa et moi discourons longuement au sujet de la nourriture sous toutes ses formes – sujet qui, vous le savez, me passionne- pour que le temps passe plus vite, et que des traversées de ponts tibétains rompent la monotonie de la balade,

oui, oui, c’est bien moi, au milieu!

Mais quand même, j’ai l’impression que je suis une vraie little mountaineer!

PaMan assistent sur la route du retour à la délivrance d’un veau (sa maman l’aide à tenir debout, c’est trop mignon!),

Et notre journée se termine classiquement avec des jeux pour moi, au bord du lac de Wanaka, en t-shirt, s’il vous plait, et en français dans le texte, puisque je m’éclate avec trois frères et soeurs français, installés ici depuis 15 ans avec leur Maman…

Le top. Je vous fais la bise!

THE SOUND OF SILENCE

Salut tout le monde! Vous suivez nos aventures? Vous n’allez pas être déçus….. PaMan ont voulu aller voir des fjords…. dans le bien nommé Fiordlands National Park. Sauf qu’ici, les fjords s’appellent des sounds (son en anglais, d’où le mauvais jeu de mot du titre de ce billet, utilisé également par de TRES nombreux tour operators locaux…).

Direction le Sud, donc, depuis Wanaka, où j’ai dormi dans le lit avec PaMan, car j’avais peur de la pluie qui tambourinait littéralement sur le toit du campervan… Au réveil, la pluie a cessé, et la neige est descendue bas, très bas….. 700m d’altitude, en fait. Sans chauffage dans la maison à roulette, pour cause de « informal camping », sans électricité donc, les ablutions sont faites à vitesse V, et nous attaquons gaiement une petite route de montagne, passant par un col à 1000m d’altitude -si vous me suivez, vous savez déjà que nous aurons au moins les pieds dans la neige- en nous arrêtant à Cardrona, petit village fameux pour son hôtel,

Où nous faisons connaissance avec des Québécoises de Québec City, puis des helvètes de Zürich, que nous recroiserons d’ailleurs plusieurs fois. La route qui mène au col nous a été présentée au Visitor Center comme une route dangereuse, de montagne, enneigée….. et nous suivons donc tranquillement une route de montagne tout à fait normale, qui tourne, qui monte et qui descend…..

Arrivés au col, nous faisons une petite halte, histoire de se dégourdir les jambes et de faire une improbable (je vous rappelle que nous sommes ici en fin de printemps, l’équivalent d’un 6 mai boréal) bataille de boules de neige…..

En suivant les conseils donnés par Martin, le pote de Papa, nous nous arrêtons pour observer avec curiosité une rangée de boites à lettres toutes plus bizarres que les autres, à Arthur Point, et comme vous le voyez, les habitants, pour la plupart millionnaires au vu des maisons environnantes, se sont fait plaisir. Les numéros ne se suivent pas, les fûts de bière et les poissons sont voisins avec les cafetières, qui font ami ami avec les chaussures de jogging……

J’adoOOOore ce genre de mise en scène foutraque, ça me fait aimer le genre humain…. Nous arrivons pendant ma sieste à Queenstown, et je ne manque apparemment rien de cette capitale mondiale (d’après ses habitants) des sports extrêmes. Nous ne faisons que passer, et ne pratiquerons donc ni base jump, ni chute libre, ni jet boat ou rafting….. Nous suivrons par contre le bord du lac en direction de notre prochaine étape, une ville du nom de Te Anau. Les colons ont eu tendance ici à garder les noms d’origine, et ce sont parfois 10 syllabes qui se suivent pour baptiser telle ou telle ville ou rivière!

PaMan sourient en voyant que de la neige fondue tombe maintenant sur la route, puis ils rigolent franchement lorsque les balais d’essuie-glace du campervan évacuent du grésil… Leur sourire se crispe quelque peu lorsque des pattes de chat commencent à tomber,  et à blanchir les bas-côtés, les toisons des nombreux moutons, et les alpages environnants…..

Ils rient jaune lorsque la tempête semble s’installer, puis respirent lorsque nous arrivons à bon port, dans le charmant et venté village de Te Anau, la porte du Milford Sound. Nous avons décidé de passer ici 2 nuits, dans le confort d’un vrai camping, et je me ressource en prenant mon premier bain depuis quelques jours, et en regardant un peu la télévision….. Les possibilités d’exploration des fjords et glaciers environnants sont infinies, par avion,

Ou en car, puis bateau, formule que nous choisissons, car Papa n’a pas envie de conduire ces prochains jours. Départ au petit matin, nous avançons d’abord dans une large vallée glacière,

Avant de nous enfoncer plus profondément dans les Alpes néo-zélandaises…. et quand je dis profondément, je pèse mes mots!

La route est magnifique, elle a été construite à la suite de la crise de 29 pour donner du boulot aux pauv’gars du coin…. une rapide descente nous amène de 1000m au niveau de la mer en quelques km, et nous embarquons sur le bateau à bord duquel je découvrirai mon 1er Fjord, qui ne sera donc pas norvégien, n’en déplaise à Tonton Eric.

C’est un bateau très confortable, équipé pour 140 passagers, alors que nous ne sommes qu’une petite trentaine! Le capitaine m’ouvre ses portes,

Et le Sound nous offre ses merveilles. Les parois tombent à pic ou presque de 1700m, les chutes d’eau tombent directement dans la mer,

Les dauphins, les pingouins et autres phoques se prélassent dans les eaux calmes et poissonneuses du fjord…

Je me fais même une copine, qui répond au doux nom de Georgia, avec laquelle je joue à tout et rien, y compris à cache-cache….

La journée se termine après un retour sans encombre, et une bonne heure passée au terrain de jeux du coin, super, comme d’habitude.

Oh! J’ai omis de vous signaler que j’ai une nouvelle paire de moufles en laine d’opossum et de mérinos, qui m’ont parfaitement tenue au chaud pendant ces derniers jours!

Après une somptueuse promenade au coeur de la forêt pluviale du Central Otago,

La suite de notre périple austral nous emmène vers le sud de l’île du Sud, où les moutons sont vraiment plus nombreux que les humains (7moutons par habitant, moyenne nationale…). Nous passerons une nuit de camping informel dans une localité minuscule, au bord de l’océan austral, qui nous offrira un chaleureux accueil et un très beau coucher de soleil,

Puis continuons notre route au sud vers les Catlins, dont je vous parlerai plus tard. Mais soyez prévenus, si vous en avez marre des phoques des phares et des plages désertes, inutile de lire mon prochain billet!

Je vous embrasse tous bien fort depuis les bras de Morphée (oui, les petites filles bloguent en rêvant…),

Alix.

J’ADOOOOORE LES KIWIS!!!!!

Salut les amis!

Fini les « no worries », nous disons maintenant Kia Orana, ou bonjour, en Maori.

Notre voyage depuis WA n’a pas été de tout repos, il nous a fallu prendre un premier vol pour Sydney, puis un second pour Christchurch, où nous sommes arrivés fatigués, un peu en retard, 

Et avec 5 heures de décalage horaire…… Une fois les détails de la location du campervan réglés, nous nous sommes dirigés vers la maison de Martin, un pote de Papa, qui était aussi le distributeur LEKI en Nouvelle-Zélande, chez qui nous sommes invités à rester le temps qu’il faut pour nous reposer. Le premier soir ne sera en fait pas de tout repos, puisque Martin fait partie d’un genre de club, les Hash House Harriers, une sorte de confrérie présente dans le monde entier (après vérification, il y a même une branche à Samoëns….) qui boit de la bière, et marche à pied, la plupart du temps simultanément.

Nous nous promenons donc tous ensemble, en suivant de petites marques laissées au sol par notre hôte, qui est aussi l’organisateur pour ce soir, avant de se retrouver à une vingtaine à manger et boire, dans une ambiance à la fois drôle (l’accent néo-zélandais est un nouveau défi à relever) et conviviale. La promenade se fait au coucher du soleil, et la campagne environnant Christchurch est splendide. Je vois des lamas, des moutons, des très jeunes agneaux, et des vaches…. sur un fond de montagnes enneigées! On se croirait presque à la maison en fin d’hiver!!!!!

Le lendemain matin se passe à dormir, nous émergeons en effet à peu près tous au même moment, à 10h15…. Martin nous  a gentiment proposé de nous faire visiter Christchurch, où il est établi depuis une trentaine d’années, après avoir bourlingué depuis son Allemagne natale à travers le monde…..

Nous avons évidemment en tête le vague souvenir d’une info concernant un tremblement de terre dans cette ville….. qui a été éclipsé par un autre séisme, au Japon, avec centrale nucléaire mal en point….

Nous allons pourtant être rapidement ramenés à la réalité, et cette après-midi au milieu des ruines de la ville sera riche, et remplie d’émotion… Nous traversons des banlieues désertées par leurs habitants, parsemées de maisons affichant un angle tout à fait anormal, ou pliées en leur milieu comme des feuilles, certaines parcelles sont vides, les maisons ayant été détruites, d’autres affichent un panneau signalant « WE’RE STILL LIVING HERE!!!!! », comme autant de bouteilles jetées à la mer.

N’attendez pas trop de photos, nous ne pouvons nous résoudre à nous arrêter pour jouer les voyeurs….

Nous allons faire un saut sur la corniche, qui nous offre cependant une très belle vue sur le Pacifique

Le centre-ville de Christchurch est dans un état pire, encore, la plupart des immeubles a été détruite pendant le tremblement ou après, et quelques bâtiments restant debout, mais en ruine, rappellent à PaMan ground zero après le 11 septembre.

Nous nous retapons donc pendant 2 nuits, Papa se présente à ses collègues de LEKI sur place, non sans avoir proposé de laisser quelques valises dans leurs locaux (ouf, le camping car sera moins über-chargé), et nous taillons la route, vers le sud, en suivant les conseils que Martin nous a donnés la veille. Quel contraste avec l’Australie! Nous nous retrouvons dans des paysages alpins, la neige est omniprésente, nous croisons des sapins, mais aussi des yuccas (!)

Avant de nous retrouver sur les bord du Lake Tekapo, un lac glaciaire d’un turquoise éclatant (lorsque le soleil brille….) et d’une limpidité absolument étonnante….

Les montagnes environnantes sont superbes, nous nous dirigeons vers le Saint John Observatory, pour avoir une vision d’ensemble de la région, voyez plutôt!

Cette première nuit de camping nous remplit de joie, nous adorons décidément aussi cette forme de voyage…. Les canards viennent nous demander à manger, mais je ne me laisse pas faire,

ALIX DOES NOT SHARE FOOD!!!

Nous allons passer la journée suivante dans une autre vallée glaciaire, au pied du plus haut mont de l’hémisphère sud, le Mount Cook, ou Aoraki, celui qui perce les nuages, en Maori. Du mont, nous ne verrons rien, puisque les nuages en question sont de la partie, mais nous nous retrouvons dans une ambiance de fin du monde au pied du Tasman Glacier, et au bord du lac qui se trouve à son extrémité. Le lac est d’un vert pâle extraordinaire, et il se trouve que des icebergs parsèment sa surface. C’est une première pour les Mathey-Vesin, et PaMan font des Oh et des Ah, tandis que je joue avec quelques cailloux… il parait que je comprendrai quand je serai grande.

Puisque qu’un avis de tempête est donné pour la nuit prochaine, nous ne trainons pas, et le temps est effectivement bien menaçant.

Je ne vais pas vous raconter la suite, en tout cas pas pour le moment, car je dois me reposer du dénivelé de la journée, mais sachez qu’il a neigé!!!!!!

XXXXX, Alix.