J’adore jouer à Jacques Hary…

Que le temps passe!…

Je vous ai quittés alors je fêtais mes 6 ans, et me revoici, quelques jours avant de passer la barre des 8 années d’existence, comme si de rien n’était!

Alors même que, vous vous en doutez, il s’en est passé, pendant ces 2 ans! Papa à perdu quelques cheveux, Maman est montée en grade, PaMan ont continué de m’emmener de ci et de là, du nord (Danemark), au sud (Bali)…

Mais bon, que voulez-vous, je grandis, je mûris, et je m’égare, je m’éparpille, en ne partageant plus avec vous mes expériences de voyage! Trois Mea culpa, et c’est reparti pour un tour! me voici donc au bout du monde -après en avoir fait le tour-, dans le Finistère! La Bretagne est pour moi pays de cocagne, où c’est tous les jours la Chandeleur…. Depuis notre arrivée, pas un jour de passé sans déguster à un moment de la journée une crêpe, au sarrasin de préférence, et avec du sucre et du beurre salé.

Depuis notre arrivée, pas non plus un jour sans visiter la côte, les phares, les alignements (de mégalithes, hein, pas de voitures sur les parkings…), la lande toute fleurie de bruyère, les chemins creux qui mènent gentiment à Locronan (notre camps de base, comme je ne l’ai pas encore signalé), et sa boulangerie spécialiste du couniaman (il parait que ça s’écrit comme ça se prononce….).

Et puis, alors que nous allons faire un tour du côté de la pointe du Raz, qui parait-il n’est plus vraiment le point le plus occidental de France continentale -l’a-t-il jamais été?-, après qu’un géomètre un peu zélé aie déclaré que ce point était la pointe de Corsen, dans le Finistère nord, mais reste un très beau bout de terre, avec, lors de nos 2 visites, une mer d’huile, et une vue fantastique sur l’île de Sein (miam, ça me rappelle des souvenirs d’avant sevrage…),

pointe-du-raz.jpg

et le joli village de Plogoff où, si les souvenirs de Papa sont bons, réside une partie de l’année la sœur de Mamie Roberte.

Armés des pages blanches, d’un nom de famille et d’un GPS, nous attaquons donc une descente dans une plus qu’étroite venelle -si vous n’avez pas compris, ce n’est vraiment pas large-, et nous arrivons dans une rue, où nous pensons qu’il sera facile de distinguer LA voiture immatriculée en région parisienne de ma Grand-Tata! À ceci près que toutes les maisons sont maintenant de villégiature, et habitées par des parigots…. Quasi désespérés, prêts au pire (passer un coup de fil pour demander notre chemin), c’est alors que Maman s’écrit :

« Laurent, y a ta mère dans le jardin »….

Nous sommes sauvés, Hélène ressemble BEAUCOUP à Mamie, et ça me fait BEAUCOUP rire. Après nous avoir « fusillés » du regard, Hélène finit par reconnaitre Papa, qu’elle prend quand même d’abord pour Éric, et nous faisons donc connaissance avec les Hary! Mon grand Tonton Jacques me fait bien marrer, tout en m’apprenant tout ce que je dois savoir sur le coin, et comment choisir les prunes bien mûres sur le l’arbre du jardin, et nous sommes derechef invités à passer le dimanche suivant en famille, avec en prime Annabelle, cousine de Papa un peu plus jeune que ce dernier, et Gaëlle, cousine par alliance, si j’ai bien compris.

c42TAIT D2MENT? J4AI PASS2 UNE SUPER JOURN2E8; Zut, j’en oublie de changer la casse…..

C’était dément, j’ai passé une super journée. Il y avait des Playmobil de 2 ou 3 générations, à manger pour beaucoup plus que nous n’étions (bon, la dorade ne m’a pas trop plu, mais elles étaient si belles, la veille à l’Océanopolis de Brest, que j’ai eu des remords….), un dessert préparé par Maman, Une cousine trop cool, et un grand Tonton encore adorable…. je vous laisse admirer le tableau.

famille-hary.jpg

Quant au temps, seuls ceux qui n’ont jamais été en Bretagne, pensent qu’il y pleut, en voici les preuves, ces 2 photos prises à 7 jours d’intervalle!

Alors voilà, je vous en dirai un peu plus sur le reste du séjour si le cœur m’en dit, mais je voulais quand même partager avec vous cet élargissement de la famille!

Jacques a dit, on se reparle bientôt!

Bises, Alix et PaMan!

 

 

 

Los tres aniversarios d’Alix Mathey…

Les cinéphiles et autres fans de Tommy Lee Jones reconnaitront peut-être une similitude avec une foutraque réalisation de ce dernier, quant à moi, je veux simplement vous faire vivre, avec un retard certain, les trois fêtes d’anniversaires auxquelles j’ai eu droit !

Quand on est une petite fille super gâtée comme moi, l’on a donc droit à plusieurs fêtes. La première doit avoir lieu avant les grandes vacances, histoire de pouvoir profiter des camarades d’école, la deuxième se tient le jour dit, puisque…. C’est comme ça, et enfin, lorsque le dit jour dit n’est pas passé dans les environs de la maison, et que donc les PaMies ne peuvent y assister, rebelote, encore une fête !!!

On commence par le commencement ? Fin de l’année scolaire, les amitiés sont solides, et mes copains et copines vont pour certaine déménager, pour d’autres changer d’école, bref, il est urgent de se faire une petite fête. L’année dernière, Maman s’y était collée, avec tata Flo, et cette année, je n’en crois pas mes oreilles, c’est Papa qui s’occupe de la fiesta, j’ai 6 ans et 6 potes à inviter ! Je m’attends à une chouette fête, et je vais être servie. L’une des invitée se fait attendre et, lorsque la sonnette retentit enfin, quelle n’est pas ma surprise de voir apparaitre… Ercolina, un vrai clown ! A posteriori, je crois que Papa a flippé un peu de voir tous ses enfants dans une seule pièce, et a choisi de s’adjoindre les services d’une professionnelle de l’humour, et des enfants de mon âge…

Alors je ne vous raconte pas le spectacle, ou plutôt si. Ercolina est une magicienne, elle me fait, ainsi que Mélodie, participer à l’un de ces tours ; je suis ainsi capable de voler les couleurs d’une image, avec ma baguette magique, trop cool !!!

ERCOLINA

Mais cette clown est aussi charmeuse de serpent, serpent dont le corps ressemble à s’y méprendre à un flexible et la tête à une pomme… de douche ! On se bidonne bien, chui bon public, faut dire. Histoire de faire les choses en grand, le gâteau vient de chez Zanin –on donne de la confiture aux cochons, je sais que vous le pensez-, et la fête se termine avec sculptures en ballons, et une mémorable séance de maquillage que, à ma grande déception, je ne puis garder pour la nuit, voire la vie !

SPIDERMAN

Ce souvenir de pré-anniversaire est déjà bien loin lorsque, à Ubud, je sens se rapprocher le jour J du 27 août. Je sens bien que PaMan préparent un coup fumant, et ne me doute de rien lorsque Maman me demande de l’aider dans le choix d’une trousse… chui encore un peu naïve, nan ?

Et puis le matin du 27, me voilà embarquée dans une voiture, me demandant à quelle sauce je vais être mangée… nous récupérons dans un hôtel du centre une famille anglaise qui, pas au courant de la surprise, commence à causer du jour qui s’annonce, et d’éléphants ! Vous savez que mon niveau d’anglais a encore bien progressé cet été, et je ne tarde donc pas à comprendre que l’un de mes rêves ne va pas tarder à se réaliser. La balade à dos d’éléphant se concrétise lors que nous arrivons au milieu de nulle part, à l’Elephant Safari Park ! PaMan sont vraiment forts, ils auront réussi à garder le secret presque jusqu’au bout, et aussi à trouver un parc à éléphants où les animaux ne sont pas là pour être exploités, mais qu’ils sont ici des réfugiés de mauvais traitements, que l’on dresse à s’amuser avec les touristes !

ELEPHANT RIDING

Je ne suis pas au bout de mes surprises puisque, alors que nous déjeunons sur place… Les membres du personnel m’amènent, en chanson, et sous les applaudissements des badauds, un chouette gâteau d’anniversaire !!! C’est marrant, sur le moment, j’ai eu un peu honte d’être ainsi le centre de tous les intérêts, mais PaMan m’ont rassurée, le jour de ton anniversaire, tout est permis !

GATEAU ELEPHANT PARK

J’aurai appris énormément de choses sur les éléphants, mais aussi sur l’amitié en général car, le soir venu, alors que Madé, notre chauffeur depuis quelques semaines, nous emmène dîner en ville, et apprend que d’anniversaire il s’agit, passera le temps du dîner à chercher un doudou éléphant, que je baptiserai Tia-Maria, du nom de la femelle que j’ai montée dans la matinée. Madé, bien qu’il ait voulu pendant tout notre séjour me faire manger des chili, est vraiment mon meilleur pote !

ALIX & MADE

Et j’en eus donc fini de fêter mes 6 ans à notre retour d’Indonésie, chez PaMie Josette, avec toute la famille, et même la chance d’avoir à mes côtés le second set de grands parents, et même, cerise franco-russo-norvégienne sur le gâteau, une cousine Mia, qui m’accompagne dans la piscine,

ALIX ET MIA

Mais aussi dans le trampoline, qui est, depuis le temps, rangé pour l’hiver, vous vous en doutez bien…

Enfin voilà, Une année faste, en ce qui me concerne, et j’imagine qu’il n’en sera pas de même ad vitam… Je prends donc ces 3 anniversaires comme une immense chance, et c’est pourquoi je voulais vous le faire partager !

Luv, Alix

PFFFFFFFFFFFFFFF…

PFFFF , je vous laisse à la fin d’un spectacle de danse Barong mi-Août (qui est, comme chacun sait la fête des chats ;-)), et me voici au CP depuis une quinzaine, avec un rythme de vie de petite citadine, des habitudes déjà prises d’étudiante….

Mais je vais quand même prendre quelques minutes pour vous raconter un peu la suite de mes aventures ! Comme je vous le disais, Bali est une destination qui m’a vraiment comblée. J’ai passé ma vie dans l’eau, mais j’ai aussi eu la chance de franchir un nouveau cap, avec Maman, alors que nous passions 2 jours au bord de l’eau, à Padang Bay. Cette baie est plutôt une grande crique, célèbre parce que point de départ de nombreux bateaux à destination d’autres îles, mais malgré tout plutôt désertique. Le lagon qui la comble est complètement fantastique, surtout depuis que j’y ai mis le bout de mon nez, chaussé de lunettes de plongée.

Il est loin, les amis, le temps où PaMan devaient m’essuyer le visage à la moindre goutte d’eau, où je partais en sanglots à la plus petite éclaboussure… Oh oui, ce temps-là est révolu. Je prends aujourd’hui un malin et doux plaisir à plonger, sauter et, lorsque les fonds le méritent, à regarder ces patates de corail, et les poissons innombrables qui les peuplent. Picasso, perroquets, trompettes, ces noms me font bien rigoler lorsque Maman me les énonce, mais leur beauté est à couper le souffle (ce qui est d’ailleurs bien pratique lorsqu’il s’agit de mettre la tête sous l’eau). Bon, je ne suis pas encore hyper à l’aise avec un tuba, que je commence néanmoins à apprivoiser en piscine, mais pour le reste, je n’ai plus peur de grand-chose, je dois dire. Et quel grouillement de vie, là-dessous ! Un immense aquarium.

Pendant ce temps, comme je vous le disais dans mon dernier billet, Papa est parti gravir LA montagne la plus sacrée de Bali, le Gunung Agung. Comme l’idée est d’assister au lever de soleil au sommet du volcan, l’ascension se fait de nuit, et comme il y a plus de 2000m de dénivelé, elle commence à minuit ; vous imaginez que le sommeil ne sera pour Papa qu’une option pendant quelque temps. La découverte du guide (et surtout de l’équipement de ce dernier, consistant en une paire de baskets pour le sport en salle, et une frontale), puis celle de la montée (méga glissante, avec, en guise de lignes de vie, des lianes de vie…), montre que la gestion du tourisme de montagne n’en est clairement qu’à ses balbutiements mais, autour de 6h00 du matin, la récompense est au rendez-vous, et le lever de soleil à couper le souffle, d’après les dires de mon géniteur.

Et puis si je ne vous ai pas tellement parlé des rizières, ici aussi célèbres que les bêtises à Cambrai, c’est que, je dois bien l’avouer, je n’étais pas si intéressée que ça. Alors bon, histoire de faire le boulot proprement, et de vous faire partager ces longues journées à visiter, visiter et visiter encore, voici :

En fait, une fois que nous avons rencontré Made, notre chauffeur préféré, le temps en voiture m’a paru beaucoup moins long. Non qu’il conduise vite –« I’m driving like a grand-father »- mais c’est un mec super. Sans enfant, ce sera pourtant le balinais que j’aurai trouvé le plus cool avec moi, ceci expliquant d’ailleurs peut-être cela. Et la barre est pourtant haute, comme je vous l’ai sans doute déjà dit, ces gens adoOorent les enfants ! Mais Made, l’était trop chouette. Il m’a fait des cadeaux d’anniversaire extraordinaires, comme une fausse plaque d’immatriculation à mon nom, une liste de 15 blagues hilarantes –savez-vous à ce sujet « which animal is 500kg, has 4 legs, 2 eyes, and flies ? », j’attends vos réponses dans les commentaires, je donnerai la solution individuellement ;-)-, ou bien sûr mon Doudou éléphant.

ALIX & MADE

Au-delà de ces histoires drôles, il me faisait mourir de rire lorsqu’il s’arrêtait au bord de la route pour aller cueillir et manger tout cru un piment rouge, ou me faisait jouer à qui devine la marque de la prochaine auto dont nous croiserions la route…. « SUZUKI !!!! TOYOTA !!!! » résonnait alors le long des rizières en terrasse que, soit dit en passant, je n’ai toujours pas décrites. Made, avec sa manie de toujours choisir les routes de campagne, nous faisait également découvrir la face cachée de Bali, ses cérémonies religieuses et autres crémations, tout en racontant sa vie, ses joies simples et quotidiennes. Mais revenons au riz…

UNESCO RICEFIELDS

Allez, c’était quand-même plutôt joli, toutes ces terrasses, tous ces paysans pliés en deux, occupés à repiquer, plan par plan, le riz nouveau, qui serait, dans 3 mois, en train de sécher sur d’immenses bâches bleues. Et si la mécanisation arrive peu à peu dans les champs, le relief de la plupart des rizières rend cette dernière peu pertinente, cependant, dans ce genre de cas, par exemple !!!

TERRACE PADDIES

La deuxième image d’Epinal à Bali, ce sont les temples, que l’on compte ici par milliers (il faut dire qu’à la maison, nous en avions déjà 3… Ces gens sont si pieux, que les lieux de cultes sont aussi nombreux que les jours saints. Perdus dans la montagne, comme le paisible et mystique Pura Batukau, où, pour pouvoir entrer, il faut bien sûr revêtir un sarong, mais où il faut, assez bizarrement, vous me l’accorderez, que les enfants aient déjà perdu au moins une dent de lait…

BATUKAU

Au fonds des vallées, comme le Pura Gunung Kawi, construit au XIème siècle, avec comme principal outil, aux dires clairvoyants de note guide, la patience ( !),

GUNUNG KAWI

Ou proche de la capitale royale, Ubud, où est établi le typique Royal Temple et ses toits de chaume, où viennent encore se recueillir les plus hauts dignitaires nobles de l’île, qui est, dans le cœur de nombreux de ses habitants, toujours un royaume.

ROYAL TEMPLE

Enfin voilà, les amis, ces vacances étaient vraiment top, entre ces piscines, ces amis, ces maisons ! Je dois vous avouer que j’étais très contente de rentrer, pour retrouver jouets et doudous ; je n’ai d’ailleurs pas tardé à « m’exiler » chez PaMie, qui m’ont recueillie, dès mon retour, afin de préparer pour la énième fois de l’année mon anniversaire, pendant lequel j’ai eu la joie de jouer avec ma cousine Mia, venue pour l’occasion de Norvège (j’exagère, comme toujours, j’avoue, elle était sur place…) !

MIA PISCINE

Et puis je me faisais également une joie de retrouver mon génial cartable, et ma nouvelle vie de petite fille qui fréquente désormais l’école élémentaire !

XXX, Alix !

AUX ANGES…

Ce qui est logique, je suis sur l’île des dieux….

Salut les amis ! Vous pourriez penser que je suis fainéante, de ne commencer à raconter mon voyage qu’en me rapprochant de la fin de ce dernier, mais moi, m’sieurs dames, j’aime à m’imprégner de l’ambiance, des gens, avant de pouvoir raconter. Bon, j’aime aussi me laisser infuser des heures dans la mer ou la piscine, voire les deux, ce qui me laisse peu de temps pour écrire.

Bref, Bali, c’est chouette. Si l’on passe sur un voyage un peu long (mais quelle orgie de dessins animés, de repas, de câlins), des bagages perdus qui nous ont obligés à m’acheter un nouveau maillot, et deux jours à prendre des douches froides (enfin froides, on est quand même sous les tropiques) parce que PaMan n’avaient pas pensé que les mitigeurs pouvaient être inversés par rapport à notre hémisphère, le reste et génial. Pour vous le prouver, non seulement les habitants sont gentils, mais ici, même un macaque croisé AU hasard dans un coin de la forêt te file une banane !

ALIX:BANANE:SINGE

Notre première partie de séjour s’est déroulée tranquillement, à apprendre comment fonctionnent l’île et les iliens, à faire de la plage, et à visiter des temples, et quelques coins paumés. Nous avons ainsi appris que le tourisme fait quelques dégâts, et que la philosophie hindouiste des balinais en prend un petit coup… Ils sont toujours super sympas, souriants, et ils adorent les enfants, moi en particulier, mais ils sont quand même vraiment de plus en plus portés sur l’argent… Il faut dire que nous sommes ici multimilliardaires, puisqu’il faut 15000 roupies pour faire un € ! Dans les coins touristiques du sud de l’île, que nous devons arpenter, car ils cachent parmi les plus belles plages de sable (très blanc le sable, Mamie Josette, et avec plein de cocotiers !), nous nous faisons alpaguer mètre après mètre par des vendeurs de tout ! Après quelques jours d’acclimatation, tout ceci fait partie du paysage, au demeurant fantastique !

BALANGAN

La maison dans laquelle nous avons passé les premiers jours se trouve au milieu des rizières, et je peux vous garantir que la journée ici commence tôt ! Les paysans sont en effet à pied d’œuvre dès le lever du jour, 6h00 donc, et commencent à chanter ou crier pour effrayer les oiseaux qui aimeraient faire une récolte avant l’heure… Papa adore, vous imaginez, quant à Maman et moi, nous dormons comme des loirs, ou plutôt comme des locaux, bercés par les bruits de la ferme…

Le gang (c’est le chemin, en balinais ou indonésien) dans lequel nous habitons est gardé par un gang de chiens, et il donc maintenant un fait établi que je n’ai –presque- plus peur des canidés, qui aboient au moindre bruit, mais détalent au moindre geste vaguement menaçant ! J’ai d’ailleurs rebaptisé tous les clébards de la rue, en français, ce qui n’a rien de ridicule, puisque cette dernière est habitée par une majorité de mes compatriotes !

ALIX DEVANT LA MAISON

Quand je pensais à Bali, avant, j’imaginais des rizières et des temples, mais aussi ces chouettes danseuses, qui dansent avec leurs doigts autant qu’avec leur corps. Comme j’adore la danse en général, depuis que j’ai été hypnotisée par des vahinés dans les îles Cook, PaMan ont été assez cool pour m’emmener 2 fois, oui, DEUX fois au spectacle. Alors la premier n’est pas vraiment ce que j’attendais, mais c’est pourtant génial, avec le roi des singes, Hanoman, qui fait le pitre et saute au-dessus du feu, au son lancinant des chanteurs de Kecak,

HANOMAN

Le second spectacle répond parfaitement à mes attentes, comme vous pouvez le voir,

ALIX CONCENTREE

BAJONG

Et la vie se déroule gentiment, le temps passant. J’insiste parfois pour équilibrer les journées, car PaMan se laissent emballer par leur soif de découverte, mais ces deux là sont assez cool pour me laisser buller à la maison de temps en temps. Et quand je dis buller, je pèse mes mots, car, je sais désormais nager sous l’eau, sans aide aucune, et en faisant des bulles avec mon nez !

ALIX IN THE WATER

Alors maintenant, je vous embrasse parce que je pars avec Maman à la plage  jusqu’à demain, alors que Papa se tapera, s’il y arrive, l’ascension du mont Agung, point culminant de Bali !

Rassurez-vous, j’ai encore plein de choses à vous raconter, soyez simplement un peu patients, siouplé!!!

Islande, on ne m’a pas privée de désert…

Désert de glace ou désert de feu, j’en ai eu pour mon compte…

À en croire les millions de commentaires provoqués par le précédent billet (merci Tonton Jean-Philippe et Mamie Roberte!), je vois que vous ne pouvez plus attendre une seconde de plus pour connaître la suite de mes aventures en Islande.

Comme un jeune fennec bien sage, auquel sa maman dit qu’il ne sera pas privé de désert, j’en ai eu pour mon compte !

L’Islande rassemble en effet 300000 habitants, dont deux bons gros tiers habitent dans ou à l’entour de la capitale. Cela laisse beaucoup de place pour…. le vide !

Vide humain, bien sûr, parce que du côté des paysages, auxquels, vous me connaissez, je ne suis pas aussi sensible que des adultes, j’avoue que j’en ai pris plein les mirettes !

Nous avons eu la chance d’arriver, et de passer les 3 premiers jours de notre séjour sous un soleil de plomb (une canicule islandaise, en quelque sorte, avec tout de même 15° au thermomètre !), dont nous avons profité quelques 21 heures sur 24, à la louche, puisque nous étions vraiment à 2 doigts du cercle polaire. Au réveil d’un vilain rêve, la première « nuit », Maman profite pour prendre un cliché de la vue depuis la maison, autour des 2 heures du mat, qui ressemble donc à ceci :

FRESQUE

Étonnant, non ?

Quand je vois le nombre de pubs pour les aurores boréales, j’ai comme l’impression qu’il nous faudra repasser…

Bref, nous profitons du soleil pour visiter, d’abord, les environs de Reykjavik. Les sorties se font à la journée, ce qui signifie… piquenique pour tout le monde ! Chui trop contente, c’est toujours pour moi un plaisir à la fois simple et intense ! Nous sommes dimanche, et il fait beau, alors cette première journée de découverte sera quelque peu peuplée, vous l’imaginez, d’autant que nous avons choisi de faire le fameux Golden Circle, surnom donnée à une classique découverte de déserts de feu, et de déserts de glace.

Histoire de se mettre en appétit, nous allons accomplir l’exploit de mettre un pied en Europe, et l’autre en Amérique, puisque l’Islande est née des frictions tectoniques entre ces deux plaques ; c’est vachement chouette pour PaMan, je suis quant à moi plus intéressée par des oies, qui promènent leurs petits oisons fièrement, dans un paysage à la fois lunaire et magnifique…

Je passe sur les quelques cascades et chutes d’eau devant lesquelles, PaMan se pâmant (j’apprends les allitérations, en prévision du CP), je reste quelque peu de marbre, pour vous parler plus en détail de….. Geysir.

Cet endroit est extraordinaire, saviez-vous que les geysers tirent leur nom de cet endroit, et de ce mot islandais, qui signifie jaillir ? Et non, l’Islande n’a pas exporté que Bjork, mais aussi ce mot si cool. Alors ce qui et bizarre, c’est que le geyser baptisé Geysir ne « fonctionne » plus ! Nous nous rabattons donc sur un second jet d’eau, qui crache toutes les 5 minutes des colonnes d’eau de hauteur très variable… Ma première expérience est presque risible, un tout petit jet de rien du tout qui m’arrache un :

« Il se moque de nous, là hein ! », et je prends donc confiance, en attendant le crachat tellurique suivant, qui me fait sursauter et me jeter dans le jupons de ma mère, en atteignant une hauteur de 20 mètres, dans un fracas d’eau et de vapeur quasi assourdissants.

GEYSER GEYSIR

La trouille de ma vie, j’vous jure !

Alors, bien que rendue méfiante, je me laisserai encore surprendre par le coquin, en faisant un bond qui sonnera le glas de notre visite sur place. Direction un lac qui comble le cratère d’un volcan endormi – trop chouette, rien à craindre,

LAC VOLCANIQUE

Avant de rentrer tranquillou dans notre appart, où je dors à l’étage, quand PaMan dorment au rez de chaussée ! Je grandis, je grandis….

Le lendemain, le temps n’a pas changé, et nous partons donc à la découverte lointaine d’un glacier qui répond au doux nom de Snaefellsjoekull, que nous voyons depuis la maison, mais que nous mettrons des heures à atteindre, la faute aux fjords innombrables dont nous devons suivre le sinueux tracé.

Croyez-le ou non, nous piqueniquons sur la plage, en petite tenue, et en compagnie de phoques gris, qui n’ont pas l’air très dérangés par notre présence.

ALIX A LA PLAGE

Le village d’Hellnar nous offre sa fantastique côte, les falaises noires surplombent une mer où sautent quelques dauphins, des poussées basaltiques dessinent à la fois des colonnes sur lesquelles nichent des goélands, et de drôles de dessins ou d’arches… C’est chouette, et en même temps, je crois que je n’ai jamais vu une telle concentration de photographes si loin de tout…

HELLNAR

Une petite montée en voiture nous emmène ensuite au pied du glacier, et j’aurai donc, dans pratiquement la même heure, trempé un pied dans l’atlantique, et fait une glissade dans la neige ! Ce monde est vraiment drôle, ne trouvez-vous pas ?

ALIX A LA NEIGE

Vous pourriez penser que ma chambre, ainsi que celle de PaMan, sont protégées des rayons du soleil de quasi minuit, et que nous dormons donc dans une obscurité quasi absolue ! Et bien non. En bon quasi scandinaves – rappelons que ce sont des norvégiens persécutés par un roi despotique qui ont colonisé, en 930, cette accueillante île-, les islandais ne mettent pas de volet à leurs fenêtres, et encore moins de rideau pour se protéger du jour ! Car le jour, ils savent que cela leur manquera l’hiver suivant, alors quand lumière il y a, lumière ils prennent ! Je m’habitue assez vite à cette situation (tout de suite, en fait !), et Maman fait de même. Quant à Papa, ce rabat-joie, il ne dormira qu’à notre retour, hi hi hi !

Le 17 juin est la date anniversaire de l’indépendance de l’Islande. C’est férié, bien entendu, et c’est la fête des enfants, surtout. Je suis aux anges, la capitale s’est transformée en un immense château gonflable, et je m’éclate, malgré un crachin quelque peu pénétrant. Bon, PaMan ont l’air de s’amuser un poil moins que moi, mais tant pis pour eux !

JUMP!!!

Ils s’éclateront à laver mes chaussettes, après que j’ai gravi sans chaussure les trampolines, châteaux et sphinx gonflables (blague à part, une machine à laver le linge qui donne des instructions en islandais, ça à l’air coton à utiliser, sans mauvais jeu de mots !)

Ces balades régulières dans le centre de Reykjavik sont vraiment chouettes, c’est en fait une toute petite ville, sans boutique clinquante genre Vuitton ou je ne sais quoi, et cela me dépayse vraiment. Nous quitterons néanmoins bientôt ce cocon pour une virée de 2 jours, inspirée par Tata Laurence, qui a fait le voyage il y a longtemps, et a glissé à l’oreille de Papa le mot magique de Jökulsárlón.

Sur le papier, 5 heures de route pour aller voir un lac, je vous accorde que le pari est risqué. Après s’être un peu renseigné, l’on lit de-ci ou de-là qu’il s’agit d’une des merveilles du monde, et les distances commencent à se raccourcir.

Dans les faits, quitter Reykjavik sous un pénétrant crachin n’a rien de déplaisant, d’autant que quelques kilomètres suffisent à faire oublier cette désagréable douche. Un petit arrêt dans un ville connue pour ses très nombreuses sources chaudes me permettent de cueillir sur l’arbre une tomate mûre, et d’observer, croyez-le ou non, un magnifique caféier, ainsi que quelques bananiers, qui poussent sous serre, chauffés par cette bonne vieille Gaïa ! La petite balade nous emmène même vers un ruisseau dans lequel on peut faire cuire ses œufs (pour peu que l’on ait pensé à en apporter, bien évidemment…) !

CAFEIER

Je ne sais si je vous l’ai déjà écrit, mais les cascades et chutes d’eau sont en Islande légions. Le mélange de glaciers, de reliefs, et de précipitations expliquant cela. L’une des plus célèbres est la Seljalandfoss (dire la cascade de Seljalandfoss serait une tautologie, foss voulant dire cascade ;-)), et l’on peut en faire littéralement le tour.

Ce sera le seul moment de notre séjour où nous devrons revêtir nos ponchos, car le vent et la puissance de la chute nous jouent des tours, en nous arrosant copieusement ! Nous nous marrons bien en voyant des touristes asiatiques, tentant de s’immortaliser avec leur téléphone perché au bout de bâtons spécialement étudiés….

SELJALANDFOSS 1

seljalandsfoss

Un piquenique et une sieste plus loin (beaucoup plus loin, me diront PaMan, la route fut plus longue pour eux que pour moi !), je me réveille au pied d’un vulgaire talus, derrière lequel on aperçoit une langue glaciaire. Ok, le soleil commence à descendre sur l’horizon, la lumière est jolie, mais je me demande pourquoi nous nous arrêtons, et pourquoi PaMan, que je considère sur le moment comme parents indignes, me font sortir de l’auto !

Bon gré mal gré, je m’exécute, gravit les quelques mètres qui nous séparent de la crête du talus (dont j’apprends qu’il est en réalité une moraine), et la vue me coupe la chique ! J’en oublie de réclamer mon goûter, et entr’aperçois les yeux brillants d’émotion d’un Papa qui n’en revient pas…

Il faut dire que la beauté de l’endroit est à couper le souffle, et nous restons silencieux quelques instants, avant que la vie ne reprenne son cours, et que je me mette à lancer des cailloux dans le lac, au grand dam des oies et des phoques qui pensaient passer une soirée tranquille dans ces eaux calmes.

JOKULSARLON 1

JOKULSARLON 2

JOKULSARLON 3

La fascination qu’exerce le lieu sur nous fait que Maman repartira profiter du coucher de soleil, et d’une marée montante, pour s’émerveiller devant des glaçons rendus par la mer à une plage de sable noir,

ON THE ROCKS

Et que nous repasserons, après la nuit, pour observer encore, sous un ciel de plomb, cette fois-ci, un phoque se reposer sur un de ces milliers d’icebergs, avant de rencontrer un moniteur de ski travaillant à Bellevaux, à deux pas de la maison, donc !

WHAT THE PHOQUE

Un long retour nous emmènera vers de charmantes et typiques églises, des plages paraît-il infestées de macareux, symbole national uniquement visible sur les magnets vendus dans les magasins de souvenirs de la capitale, et vers une fin de séjour islandais tout en douceur, qui finira en beauté par un tour rapide (quand il pleut, il pleut, dans ce pays !) au Blue Lagoon, qui n’a pas volé son appellation !

BLUE LAGOON

Alors nous y voici, ces vacances étaient super, mais maintenant, c’est des grandes vacances que je profite à fond, pour aller voir, en vrac, mon Papy, des marmottes, un chamois, et pour m’initier à la pratique du golf ! Et pour ceux qui ne savent pas, PaMan ont eu à surmonter quelques péripéties, côté organisation des vacances d’été, mais nous avons désormais nos billets, honni soit qui Bali pense !

Bises,

Alix !

ISLANDE, CROIRE OU NE PAS CROIRE AUX CHATS NOIRS…

Ces vacances, une fois n’est pas coutume, ont commencé par un genre de série noire tout à fait bizarre. Comme vous le savez, PaMan ont une fois encore échangé la maison de Cluses pour que nous passions la semaine sur l’île, ainsi que la voiture, histoire d’éviter le coût d’une location sur place ; on nous avait en effet raconté que l’Islande est un pays où tout est hors de prix, oui, tonton Éric, même plus cher que la Norvège !

Alors pour essayer de simplifier au maximum, nous envoyons un jeu de clés à Inga et Valdi, à Reykjavik, afin que ces derniers récupèrent la voiture directement sur le parking de l’aéroport (nous partons pratiquement dans l’avion qui les a amenés).

Et puis bon, le temps passe, et les clés ne sont toujours pas arrivées à deux jours du départ… nous apprenons finalement que la douane islandaise a fait des siennes, et que les clefs sont bloquées là (un jeu de clefs tout pourri, tu parles d’une tentative de contrebande, nan mais j’te jure…).

PaMan préparent un plan B, qui consistera à planquer la clé de la voiture sur ladite Seat, de façon à ce que nos vikings la récupèrent, rien de plus simple à priori !

Seulement voilà, Papa, pourtant pas si maladroit d’ordinaire, et alors même qu’il charge l’auto des valises, laisse tomber le plan B entre la cabine de l’ascenseur et le puits de ce dernier… Chui morte de rire !!! Enfin, sur le moment, pas trop, mais maintenant que j’y repense…. Un grand moment de solitude et une « partie de pêche aux clefs » plus tard, le problème est réglé, nous embarquons enfin… dans une voiture qui ne veut pas démarrer. L’auto de Maman est très rarement capricieuse, mais elle a choisi ce jour, et ce moment pour faire parler d’elle. Papa, qui pense que le pire est déjà derrière lui, insiste un peu, avec succès, nous sommes en route !

Le vol est un peu long et, lorsque nous arrivons enfin en vue des côtes islandaises, je refuse simplement de croire ce que je vois : neige, neige, neige. Je pense que PaMan se moquent de moi lorsqu’ils m’annoncent que tout ceci est de la neige. Non mais, je ne suis pas tombée de la dernière pluie, et je SAIS que ce sont des nuages qui sont déguisés en neige ! Et il me faudra un démenti officiel de tous les passagers de l’avion pour admettre enfin que nous nous dirigeons vers une île couverte de glaciers !

IMG_0422

Nous l’avons fait, malgré une mauvaise étoile, nous sommes dans la voiture de nos « exchangees », la même –côté du volant mis à part- que celle que nous avions à Adelaide, il y a si longtemps ! et arrivons sans encombre à l’appartement, par une magnifique fin d’après-midi islandaise, soleil de plomb, soit 13°, et mer d’huile. Je ne vous raconte pas l’appart, qui est génial, et a été préparé pour moi, les filles de la maison ayant ressorti les vieux jouets !

La série noire ne reprendra que le lendemain matin, alors que nous essayons, en vain, de faire démarrer la Honda, il semble que Papa ait oublié d’éteindre les phares, et la batterie est à plat…

Quand ça veut pas, ça veut pas !

Alors je vous laisse vous marrer, et vous moquer, un peu, de Papa, et puis je vous raconte l’Islande !

BIN ICH EINE BERLINERIN ?

Weiss es nicht… Histoire d’offrir à Papa, pour son anniversaire, de chouettes souvenirs (je trouve qu’il n’y a pas mieux, comme cadeau, que des souvenirs. Ils sont en effet illimités, se patinent et se lustrent magnifiquement avec le temps, ils peuvent être sélectionnés ou non, embellis, inventés parfois, bref, j’adooOOOore), nous l’emmenons donc en Allemagne, à Berlin pour être précis. Vous savez bien sûr que cette ville a connu divers revers (je m’entraine aux allitérations, pardonnez-moi) et une histoire particulièrement mouvementée au cours du dernier siècle, comme nous allons le voir.

L’arrivée se fait de nuit, et nous nous dirigeons directement vers un hôtel génial, en plein centre de Berlin, sur une artère que les allemands voudraient bien comparer à nos Champs Elysées, sans succès. Les grands magasins sont certes là, mais l’architecture est sans rapport. Berlin a en effet été rasée pour ainsi dire de la carte en 44/45, puis a dû se confronter à une cohabitation capitalisme/communisme qui ne s’est pas fait sans heurt, comprenez no man’s land, tranchées et mur, bien sûr.

Des amis nous avaient prévenu, il fait froid dans ce pays ! PaMan passent une première journée à se les geler, mais aussi à visiter le nouveau Reichtag et son dôme futuriste (je crois que l’ancien Reichtag a été la proie d’un pyromane du nom d’Adolf, les allemands n’ont pas perdu au change), qui sert tour à tour de puits de lumière de climatisation et de symbole à l’assemblée nationale locale. De symbole car le peuple se promène au-dessus de ladite assemblée, exerçant ainsi une surveillance sur les instances du pouvoir.

reichtag kupel

Le Bundestag est tout près de la fameuse porte de Brandebourg, sous laquelle nous allons bientôt passer.

branderburger tor

Ce monument, datant de la fin du 18ème, est… monumental (fair enough, diraient certains anglais), il était avant 89 pile poil sur la ligne de démarcation entre les 2 Berlin (mais à l’est, ceci étant). L’immense avenue qui se trace depuis la porte est toute neuve, flanquée notamment de l’ambassade de France, dont l’entrée, logiquement située sur la Pariser Platz, est jonchée de messages à l’attention d’un certain Charlie, je ne comprends pas bien.

voltaire

Au loin, j’aperçois une immense sucette, qui mesure parait-il plus de 300m de hauteur, et qui en impose un peu. Papa se fait plaisir en m’apprenant le concept de trompe l’œil, en faisant un peu de tuning architectural sur cette pauvre église…

tour eglise

Chui morte de rire, mais il commence à neiger, et le froid s’intensifie, c’est le moment rêvé pour aller visiter, et se recueillir sur le Mémorial de l’Holocauste. Cette place, hérissée de centaines de blocs de béton, est d’une tristesse absolue, mais ce n’est rien comparé au sous-sol, qui retrace l’histoire de la Shoah, la grande (les camps, les ségrégations…) et la petite, celle de familles et de particuliers, qui ont le plus souvent vu leur vie très raccourcie.

memorial

Pardonnez-moi, j’en pleure encore en écrivant ces lignes. Cette visite, bien que très triste, est également très indispensable, surtout en ces temps que PaMan qualifient de troublés, et nous nous recueillons longtemps.

Une boisson chaude plus tard, nous continuons la balade Unter den Linden, et finissons par croiser de vieux monuments, comme la cathédrale Berlin, magistrale, et le Rathaus, la mairie pour les ignares qui ne parleraient pas la langue de Goethe, toute de briques revêtue, et qui en impose un peu au milieu de tous ces bâtiments modernes et au goût souvent douteux.

Vous connaissez mon amour pour la cuisine et les petits plats, vous ne serez donc point étonnés que le dîner soit ce soir exceptionnel. PaMan mangeront en effet végétalien, ni viande, ni poisson, ni œuf, ni produit laitier donc, dans un restaurant typique de gastronomie allemande ! Cherchez l’erreur. Pa mange du magret de non-canard, tandis que Man s’enfile des non-saucisses, avant de partager un fantastique gâteau sans œuf ni crème, nappé, vous l’aurez maintenant compris, de non-chantilly. Une expérience plutôt drôle, donc, qui nous ramène au Candle 79, un autre restau vegan, situé à NYC, où nous avions fait nos premières armes de strict végétalisme …

Après une excellente nuit de sommeil, la journée s’ouvre sur un morne ciel, et les musées nous attendent ! Modern Kunst d’abord,

national gallerie

c qui le gars derriere maman

Qui est donc ce type, derrière Maman?

Un peu trop moderne d’ailleurs pour ne pas rester hermétique aux sensibilités de PaMan, puis un drôlatique (si pris au second degré) musée de la RDA, qui je vous le rappelle n’est pas si loin derrière nous, 25 ans seulement.

ddr museum

Balade en Traby et essayage d’une garde-robe d’époque plus tard, nous nous interrogeons sur la maxime qui était un vrai tube dans la république « « « démocratique » » » : ce que vous n’avez pas ne peut tomber en panne… Un vrai programme politique, j’vous dis !

Si vous pensez que nous avons oublié le mur, vous vous trompez, car nous errons le long des kilomètres de galerie à ciel ouvert, dont le support n’est autre que… ce fameux mur !! Je suis un peu déçue pour Papa que la portion peinte par Keith Haring n’ai été retirée, mais de belles œuvres restent malgré les signatures débiles de touristes abrutis par une célébrité putative…

mur

Le retour vers l’hôtel se fait de nuit, et nous observons, un peu émus, l’église du Souvenir, ou plutôt ses vestiges.

eglise du souvenir

Cette cathédrale a été presqu’entièrement détruite en 44, et les allemands ont choisi de la garder telle que, sur pied, afin de garder en mémoire les tenants et les aboutissants de la montée du fascisme ; l’impression de tristesse qui en découle est remarquable, mais les leçons sont apparemment retenues.

Un dîner italien plus tard (la nourriture allemande, ça va bien un moment), PaMan basculent lentement vers leur dernière journée, et après un peu de magasinage, le retour se fait sans encombre…

Vous qui arrivez à cette fin de lecture, vous demandez-vous si ce billet n’est pas plus bizarre que les autres ? N’avez-vous pas constaté, lecteurs assidus et attentifs, que les nous s’entrechoquent allègrement avec les eux ? Oui, on me dit dans l’oreillette qu’il y a bien eu faille dans le continuum spatiotemporel, et que j’ai passé ces quelques jours en compagnie de PaMie, à Thyez, puis à Flaine.

J’en appelle à Schrödinger, son chat et son paradoxe quantique, mais je crois bien qu’au final, ich bin keine Berlinerin…

Küsse, Alix.

DE L’ÉDAM, DES DAMES, ET DES PÉTARDS…

Ce titre peut être lu et compris de multiples façons et à divers degrés, mais je vous rappelle que, comme le sous-titre de ce blogue ne l’indique pas, j’ai 5 ans et quelques, et ma lecture du titre ne fait que raconter ma semaine en Hollande, le pays du fromage, des dames en vitrine (je n’ai toujours pas compris ce qu’elles faisaient là ?), et d’une manie bruyante de faire sauter des pétards le 31 décembre à minuit !

C’est au détour d’un courriel proposant un gardiennage de maison reçu par hasard que PaMan, désespérés par l’absence de neige dans nos Alpes, se décident à ne pas aller à la montagne pour les fêtes. Nourrir un chat tous les soirs pendant une semaine, la seule condition à notre venue à Amsterdam, nous paraît du domaine du possible, et nous embarquons donc le 27 décembre pour le plat pays ! Les hollandais n’en reviennent pas, il a neigé pour la première fois depuis 2 ans aux Pays-Bas (à la maison, toujours rien) ! Notre arrivée se fait donc dans un froid quasi polaire, et notre première balade –lisez ma première session au terrain de jeu- se fait sur des flaques gelées, ou à courir sur des pelouses qui craquent sous les pieds !

balade au parc

Notre maison est très chouette, bien que le chat ne semble guère nous apprécier, mes bonnes intentions et moi-même… Je tente diverses approches, je donne à manger, … mais rien n’y fait, j’ai bien peur que le félin n’ai été dans le passé le jouet de jeunes enfants irrespectueux ! Allez, si vous êtes sage, je vous montrerai une photo où Mouse (c’est le nom du chat, chui morte de rire !!!) se tient sur le même fauteuil que moi !

alix & mouse

La Hollande est une morne plaine, -bien que Waterloo soit en Belgique, il y a une Waterlooplein à Amsterdam, qui célèbre la victoire sur les français, ces coquins de hollandais s’étant alliés aux anglais pour l’occasion….- , mais nous y connaissons du monde ! Maman a des collègues, ainsi que d’anciens copains de fac, et puis nous connaissons Simone, Arend et leur petite Sophie, rencontrés (sauf Sophie, bien trop petite pour ça) à Te Anau, au fin fond de la Nouvelle Zélande, ici exactement…

Je vais donc revoir toutes ces têtes, qui me rappelleront (ou pas) des souvenirs, et qui me laissent penser que nous allons, pour l’occasion, aller au restaurant (vous commencez à me connaître, non ?)

alix et coen, benjamin...

Je vais ainsi pouvoir faire ami ami avec Benjamin, le fils de Coen, 6 ans, avec lequel je vais me souvenir que tous les enfants du monde rient dans la même langue, faire connaissance avec Sophie, un bébé de 12 mois dont les parents partent bientôt pour MoTown, et enfin dîner au restaurant avec le collègue de Maman et sa copine hongkongaise…..

Je dois prendre un moment pour vous raconter ma Saint-Sylvestre amstellodamoise ! Nous avons décidé de nous faire un genre d’apéro dinatoire,

saint sylvestre

Au champagne pour PaMan, au jus de fruit pour ma pomme (humour de petite fille, merci de votre indulgence…), et nous préparons donc quelques toasts, canapés, et commençons à faire la fête, jusqu’à un très honnête 22h30 pour moi. Il paraît que PaMan tiennent le coup jusqu’à minuit, heure à laquelle des millions de hollandais sortent dans la rue pour…. faire CHACUN partir un feu d’artifice…. Quand je dis CHACUN, je pèse mes mots, et le barouf est monumental ; PaMan veulent même me réveiller au passage de la nouvelle année, mais en vain : quand je dors, je dors (ce qui n’est pas le cas de Papa, qui compte les bangs jusque 4h00 du matin, il est fou chuila) !!!

Le lendemain matin, premier de l’an, nous constatons les dégâts, et partons en balade.

lendemain de fête

Amsterdam est surnommée la Venise du Nord, à juste titre. Les canaux succèdent aux canaux, et j’apprends que tout ceci a été creusé à la pioche au 17ème….. Les hollandais devaient avoir de la suite dans les idées, et du personnel, pour accomplir une telle tâche, mais je m’aperçois qu’une des conséquences de la présence des canaux est que les plus anciennes maisons sont complètement penchées !!! C’est vraiment marrant, et Papa et moi tâchons de remettre un peu d’équilibre dans tout cela, sans grand succès malheureusement.

maison branlante

canaux de nuit

canaux de jour

Les canaux nous permettent de découvrir la ville autrement, puisque nous faisons une ballade en bateau, et nous voyons ainsi que les passages sont vraiment parfois étroits…

Notre aventure continue, et je me demande si nous réussirons à passer la semaine sans monter sur un vélo, le sport national ici….. Nos gentils hôtes nous ont en effet laissé du matos, mais le temps file très vite, et nous PaMan sont assez paresseux pour ne pas vraiment s’occuper de louer un siège adapté à mon jeune postérieur !

Amsterdam est aussi une ville riche de musées, et comme je fais la sieste, PaMan se relaient pour aller écumer ces derniers.

stedeljik

J’ai demandé à visiter le musée Van Gogh (ici, ils prononcent ce nom de telle façon que personne ne peut le comprendre, mais le mussée est quand même plein à craquer….. Les quelques tablettes pédagogiques m’intéressent sans doute plus que les œuvres elles-mêmes, mais je passe un bon moment quand même, notamment devant des tableaux peints pour décorer le maison qu’occupait Vincent à Arles, avant de s’énerver un peu contre son pote Gauguin, et que cela ne lui coûte une oreille…

vincent

Nous passerons également une matinée géniale, mon meilleur futur souvenir, je crois, à visiter une véritable réplique grandeur nature de vaisseau du 18ème, avec canons, cuisine, visite des cales, et j’en passe. Que c’est bon d’être un pirate !

segelschiff

segelschiff II

Vous savez quoi ? Une semaine passe très vite, et nous devons déjà retourner à la maison de Cluses, alors que Mouse le chat commence à s’habituer à moi ! Nous faisons alors le chemin à l’envers, avec un avion pile à l’heure, cette fois-ci, pour nous ramener presque directement au ski !

Bises à tous !

 

Heading North!!!!!!

Je vous ai donc précédemment parlé de mon anniversaire, super chouette, et de ma nouvelle cousine, qui ne l’est pas moins, mais pour un peu, j’en oublierai de vous relater mes vacances là-haut, tout là-haut, un nouveau record de longitude pour moi (et pour Maman d’ailleurs!), le Cercle Polaire…..

Tonton Éric a eu l’idée fantastique d’aller vivre dans un coin de la planète où le soleil ne se couche jamais. Bon, l’hiver suivant, il s’est rendu compte de sa boulette, puisque le soleil ne se lève jamais….. mais il tient bon, et nous avons donc eu la chance de passer une dizaine de jours dans ce Far North…..

Je vous passe les détails technique, avions inintéressants au possible -ni nourriture ni dessin animé, s’entend- et pas de retard, nous arrivons en pleine nuit, et sommes accueillis par Tonton, qui nous a même apporté des brioches locales…. Il sait me parler, celui-là!!!!!

Une bonne nuit de sommeil plus tard, nous faisons connaissance avec la maison, Mia, et bien sûr Iulia. Un petit tour en ville plus tard, nous prenons le pouls de Harstad,

harstad harbor

0ù il fait plutôt beau, et la mer (ou le fjord, ou le bras de mer, ou je ne sais quoi, l’eau étant ici omniprésente….) est d’un calme extraordinaire. Nous avons droit à un défilé de belles américaines (des voitures),  qui nous renforcent dans un sentiment déjà bien présent que les vikings sont assez influencés par la culture et le style de vie étatsuniens.

Les îles Lofoten n’étant pas bien loin, et une journée de beau temps étant au programme (avant 7 jours de pluie :-(….), nous décidons sur les conseils de Tonton de partir à la découverte de cet archipel. Nous partons donc au volant de la Polo jaune (Éric prête même sa voiture à PaMan!), direction le sud, et notre ultime but, un village répondant au sobre nom de Å. Ils sont fous ces vikings…..

Les îles se succèdent, et nous passons de l’une à l’autre de ces perles en enfilant ponts et tunnels, pas un ferry!!!!! Notre premier arrêt se fait au bord d’un fjord, où l’eau est si tranquille, les montagnes si belles, que l’on se croirait dans une carte postale….

lofoten haven

Notre première étape sera Henningsvär, village surnommé la « Venise » des Lofoten, auquel nous accédons au crépuscule, et qui nous laisse une magnifique impression vespérale. Les séchoirs à morues, les maisons et pêcheries sur pilotis se succèdent, toutes peintes de couleurs vives, traditionnelles de ce coin de la planète. Notre hébergement se révèle être un rorbu, ancienne maison de pêcheur convertie en chambre d’hôte, qui est vraiment chouette. Après 2 ou 3 bêtises (pardon PaMan, je ne monterai plus sans permission sur une échelle de 2m de haut….), nous allons faire ce que je fais le  mieux, me régaler!

soupe de poisson!

Papa est un peu moins à l’aise dans ce restaurant de poisson que Maman et moi, mais il finira comme d’habitude par trouver son bonheur! Après une bonne nuit de sommeil, nous nous arrêtons dans un petit coin de paradis, que nous avions repéré la veille, sous la forme d’une magnifique -je pèse mes mots, en ayant déjà vu un nombre certain- plage de sable blanc. Je me fais un petit château de sable, mais la baignade ne me tente pas plus que ça, il faudrait que j’enlève la doudoune……

white sand beach

Ces paysages ne sont pas sans nous rappeler la Nouvelle-Zélande, où mer, montagne, moutons et températures moyennes faisaient déjà des entrechats…. Tout ceci n’est pas pour me déplaire, j’adoOOore!!!  Nous croisons une locale en maillot de bain, prête pour son bain quotidien, BRRRRRR……, mais aussi quelques suisses, qui ont fait en voiture le -long- voyage jusqu’ici. Je pense alors à ma Mamie, qui est venue croiser ces terres lointaines, en camping car, il y a quelques dizaines d’années…..

grass roof top

 Saisissant notre chance de nous trouver ici (dans les 68° nord) et maintenant (il fait beau et chaud, ce qui, d’après Papa, est une contrepèterie belge), nous croisons encore plus au Sud, en direction du plus septentrional village des Lofoten, sobrement baptisé Å (prononcer O, s’il vous plait!).

comme son nom l'indique

Å

Cet endroit est aussi cute que quaint (à vos dicos), et n’abrite hors saison que 90 personnes! Cette fin de mois d’Août est très tranquille, et nous flânons dans un dédale de ruelles, ou plutôt de passerelles, qui nous emmènent rapidement d’une extrémité du village à l’autre… La saison de pêche à la morue ne commence qu’en Janvier, et tout est vraiment calme. Morts de soif, et morte de faim,  nous entrons dans l’unique épicerie du coin, et discutons avec un norvégien super sympa, qui nous fait cadeau d’une bouteille d’eau, et de caramels mous! Moi qui croyais que les vikings étaient plutôt pas trop sympas, j’en prends pour mon grade, avant que Tonton Éric ne me rappelle que toute règle a ses exceptions (Il est très fort, Tonton Eric, même qu’il est docteur!!!).

Éric nous a aussi indiqué un sentier à emprunter pour terminer la journée, qui nous permettrait d’admirer depuis une crête la mer de Barents, et la mer de Norvège d’un seul coup d’œil…. Malheureusement détrempé, nous ne l’empruntons que sur quelques centaines de mètres, assez pour nous en mettre plein les mirettes devant le spectacle offert par le lac que nous longions….

mirror lake

La remontée se fait tranquillou, en passant par Rose, puis une série de villages plus typiques les uns que les autres,

nusfjord

Avant notre seconde étape, le village de Ballstad. L’auberge de jeunesse (encore un Big Up à Mamie) qui nous attend se révèle être une série de rorbus, et nous passons une super soirée, ensoleillée, douce, et avec des Barbapapa pour moi, et un verre de vin pour PaMan…..

notre rorbu

C’est une pluie battant contre nos fenêtres qui nous réveillera le lendemain, et nous ne ferons que nous précipiter dans la voiture (heureusement étanche) d’Éric, pour faire une remontée d’un trait pour retrouver ma copine Mia! La suite de notre séjour se déroulera sans un accroc, entre mon anniversaire, de longues ballades dans la steppe environnante, une balade en Laponie pour aller voir des ours et des loups, ainsi qu’un joyeux accident : je n’avais jamais vu PaMan aussi heureux de se faire réveiller par ma pomme à 1h30 du matin pour une envie de pipi…… Une aurore boréale révèlera sa fantomatique beauté à nos yeux ébahis, nous offrant ce merveilleux spectacle de rideau cosmique, une rareté d’après Tonton à cette époque, dans la mesure où la nuit n’est pas complète, et que la lune était levée!!!

Chui trop contente d’avoir offert ce show à PaMan!!!!!!

aurora borealis

Enfin voilà, nous voici rentrés depuis un moment, mais, puisque je suis maintenant en moyenne section de maternelle, je n’ai plus un moment à moi pour écrire……

Je vous embrasse bien fort, luv,

Alix…….

JUST TURNED FOUR!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Eh, bonjour tout le monde! Après le tour du monde, j’ai fait le tour de ma troisième année! Pour fêter ça, j’ai insisté pour aller faire la connaissance de ma nouvelle cousine, Mia, qui a maintenant 7 mois, et qui vit en Norvège……

La Norvège est un grand pays, tout en longueur et Eric, mon Tonton, a choisi de s’installer en plein milieu. Nous avons donc pris l’avion (waoOOOOOUUUUUUuuuuu!) et nous sommes retrouvé au milieu de la nuit, au milieu de nulle part. Je ne dormais pas, et j’ai profité du transfert vers la maison, malheureusement sans élan (l’animal, pour le reste, nous étions en voiture….) à Harstad.

la maison de tonton

Mia dormait, mais nous avons fait connaissance le lendemain, sous un soleil radieux, si radieux que Papa m’a piqué mes Playmobil pour jouer sur la terrasse, nan mais j’te jure…..

papa joue aux playmo

floues, mais belles

Le temps de nous habituer à notre nouvelle maison (celle de Tonton est trop cool, on voit même la mer, ou un bras de mer, ou un fjord, ou je ne sais quoi, la géographie est super torturée par ici….), de visiter la petite ville d’Harstad, nous nous mettons rapidement en quête des ingrédients nécessaires à la préparation de mon château d’Anne Hiversaire! Car le 27 approche, et je fêterai celui-ci dans l’hémisphère qui m’a vu naître, mais au nord du cercle polaire, une nouvelle expérience pour moi! J’ai négocié un gâteau en forme de Doudou (comme l’année dernière, si mes souvenirs sont bons), et une énoOOorme session à la piscine, dont PaMan me rebattent les oreilles depuis notre arrivée. Une piscine dans une grotte, ils pensent que je vais gober ça……

Le jour dit, la pluie tombe à verse, et je me prépare donc avec impatience à…… patienter! ma birthday party débutera en effet au moment du goûter, j’en peux plus d’attendre! Maman est cool est me laisse un avant-goût (littéralement) de mon gâteau, dont elle a confectionné une miniature!

Les heures sont longues comme des semaines travaillées, mais nous arrivons finalement au moment de tous les moments…..

cake

Chui très contente, PaMan m’offrent un appareil photo, oui messieurs dames, et Tonton Eric, ainsi que Iulia, des Playmobil!!!! Vous n’aurez pas de mal à imaginer que je fais beaucoup de photos de Playmobil depuis…….

PLAYMO

MIA BY ALIX

MON TONTON EST TROP COOL

Pour parfaire cette journée, nous allons donc à la piscine, et, une fois de plus PaMan ont raison, cette dernière se trouve dans une grotte… ils sont fous ces norvégiens…. Le tobbogan n’en est pas moins fantastique, et une piscine à vague me secoue des pieds à la tête!!!!!!

Une journée vraiment cool, en tout cas, suivie d’une non moins chouette session de ZOO, de POLAR ZOO, même, où, après une route -toujours trop- longue, nous avons la chance d’approcher ours, loups et lynx. Mia me fait même un chouette cadeau, je reviendrai en zone Euro avec un ours!

les ours sont a l'arrière-plan

lynx

wolves

So long Guys, Je vous raconte la suite bientôt……

LUV, Alix