THE SOUND OF SILENCE

Salut tout le monde! Vous suivez nos aventures? Vous n’allez pas être déçus….. PaMan ont voulu aller voir des fjords…. dans le bien nommé Fiordlands National Park. Sauf qu’ici, les fjords s’appellent des sounds (son en anglais, d’où le mauvais jeu de mot du titre de ce billet, utilisé également par de TRES nombreux tour operators locaux…).

Direction le Sud, donc, depuis Wanaka, où j’ai dormi dans le lit avec PaMan, car j’avais peur de la pluie qui tambourinait littéralement sur le toit du campervan… Au réveil, la pluie a cessé, et la neige est descendue bas, très bas….. 700m d’altitude, en fait. Sans chauffage dans la maison à roulette, pour cause de « informal camping », sans électricité donc, les ablutions sont faites à vitesse V, et nous attaquons gaiement une petite route de montagne, passant par un col à 1000m d’altitude -si vous me suivez, vous savez déjà que nous aurons au moins les pieds dans la neige- en nous arrêtant à Cardrona, petit village fameux pour son hôtel,

Où nous faisons connaissance avec des Québécoises de Québec City, puis des helvètes de Zürich, que nous recroiserons d’ailleurs plusieurs fois. La route qui mène au col nous a été présentée au Visitor Center comme une route dangereuse, de montagne, enneigée….. et nous suivons donc tranquillement une route de montagne tout à fait normale, qui tourne, qui monte et qui descend…..

Arrivés au col, nous faisons une petite halte, histoire de se dégourdir les jambes et de faire une improbable (je vous rappelle que nous sommes ici en fin de printemps, l’équivalent d’un 6 mai boréal) bataille de boules de neige…..

En suivant les conseils donnés par Martin, le pote de Papa, nous nous arrêtons pour observer avec curiosité une rangée de boites à lettres toutes plus bizarres que les autres, à Arthur Point, et comme vous le voyez, les habitants, pour la plupart millionnaires au vu des maisons environnantes, se sont fait plaisir. Les numéros ne se suivent pas, les fûts de bière et les poissons sont voisins avec les cafetières, qui font ami ami avec les chaussures de jogging……

J’adoOOOore ce genre de mise en scène foutraque, ça me fait aimer le genre humain…. Nous arrivons pendant ma sieste à Queenstown, et je ne manque apparemment rien de cette capitale mondiale (d’après ses habitants) des sports extrêmes. Nous ne faisons que passer, et ne pratiquerons donc ni base jump, ni chute libre, ni jet boat ou rafting….. Nous suivrons par contre le bord du lac en direction de notre prochaine étape, une ville du nom de Te Anau. Les colons ont eu tendance ici à garder les noms d’origine, et ce sont parfois 10 syllabes qui se suivent pour baptiser telle ou telle ville ou rivière!

PaMan sourient en voyant que de la neige fondue tombe maintenant sur la route, puis ils rigolent franchement lorsque les balais d’essuie-glace du campervan évacuent du grésil… Leur sourire se crispe quelque peu lorsque des pattes de chat commencent à tomber,  et à blanchir les bas-côtés, les toisons des nombreux moutons, et les alpages environnants…..

Ils rient jaune lorsque la tempête semble s’installer, puis respirent lorsque nous arrivons à bon port, dans le charmant et venté village de Te Anau, la porte du Milford Sound. Nous avons décidé de passer ici 2 nuits, dans le confort d’un vrai camping, et je me ressource en prenant mon premier bain depuis quelques jours, et en regardant un peu la télévision….. Les possibilités d’exploration des fjords et glaciers environnants sont infinies, par avion,

Ou en car, puis bateau, formule que nous choisissons, car Papa n’a pas envie de conduire ces prochains jours. Départ au petit matin, nous avançons d’abord dans une large vallée glacière,

Avant de nous enfoncer plus profondément dans les Alpes néo-zélandaises…. et quand je dis profondément, je pèse mes mots!

La route est magnifique, elle a été construite à la suite de la crise de 29 pour donner du boulot aux pauv’gars du coin…. une rapide descente nous amène de 1000m au niveau de la mer en quelques km, et nous embarquons sur le bateau à bord duquel je découvrirai mon 1er Fjord, qui ne sera donc pas norvégien, n’en déplaise à Tonton Eric.

C’est un bateau très confortable, équipé pour 140 passagers, alors que nous ne sommes qu’une petite trentaine! Le capitaine m’ouvre ses portes,

Et le Sound nous offre ses merveilles. Les parois tombent à pic ou presque de 1700m, les chutes d’eau tombent directement dans la mer,

Les dauphins, les pingouins et autres phoques se prélassent dans les eaux calmes et poissonneuses du fjord…

Je me fais même une copine, qui répond au doux nom de Georgia, avec laquelle je joue à tout et rien, y compris à cache-cache….

La journée se termine après un retour sans encombre, et une bonne heure passée au terrain de jeux du coin, super, comme d’habitude.

Oh! J’ai omis de vous signaler que j’ai une nouvelle paire de moufles en laine d’opossum et de mérinos, qui m’ont parfaitement tenue au chaud pendant ces derniers jours!

Après une somptueuse promenade au coeur de la forêt pluviale du Central Otago,

La suite de notre périple austral nous emmène vers le sud de l’île du Sud, où les moutons sont vraiment plus nombreux que les humains (7moutons par habitant, moyenne nationale…). Nous passerons une nuit de camping informel dans une localité minuscule, au bord de l’océan austral, qui nous offrira un chaleureux accueil et un très beau coucher de soleil,

Puis continuons notre route au sud vers les Catlins, dont je vous parlerai plus tard. Mais soyez prévenus, si vous en avez marre des phoques des phares et des plages désertes, inutile de lire mon prochain billet!

Je vous embrasse tous bien fort depuis les bras de Morphée (oui, les petites filles bloguent en rêvant…),

Alix.

J’ADOOOOORE LES KIWIS!!!!!

Salut les amis!

Fini les « no worries », nous disons maintenant Kia Orana, ou bonjour, en Maori.

Notre voyage depuis WA n’a pas été de tout repos, il nous a fallu prendre un premier vol pour Sydney, puis un second pour Christchurch, où nous sommes arrivés fatigués, un peu en retard, 

Et avec 5 heures de décalage horaire…… Une fois les détails de la location du campervan réglés, nous nous sommes dirigés vers la maison de Martin, un pote de Papa, qui était aussi le distributeur LEKI en Nouvelle-Zélande, chez qui nous sommes invités à rester le temps qu’il faut pour nous reposer. Le premier soir ne sera en fait pas de tout repos, puisque Martin fait partie d’un genre de club, les Hash House Harriers, une sorte de confrérie présente dans le monde entier (après vérification, il y a même une branche à Samoëns….) qui boit de la bière, et marche à pied, la plupart du temps simultanément.

Nous nous promenons donc tous ensemble, en suivant de petites marques laissées au sol par notre hôte, qui est aussi l’organisateur pour ce soir, avant de se retrouver à une vingtaine à manger et boire, dans une ambiance à la fois drôle (l’accent néo-zélandais est un nouveau défi à relever) et conviviale. La promenade se fait au coucher du soleil, et la campagne environnant Christchurch est splendide. Je vois des lamas, des moutons, des très jeunes agneaux, et des vaches…. sur un fond de montagnes enneigées! On se croirait presque à la maison en fin d’hiver!!!!!

Le lendemain matin se passe à dormir, nous émergeons en effet à peu près tous au même moment, à 10h15…. Martin nous  a gentiment proposé de nous faire visiter Christchurch, où il est établi depuis une trentaine d’années, après avoir bourlingué depuis son Allemagne natale à travers le monde…..

Nous avons évidemment en tête le vague souvenir d’une info concernant un tremblement de terre dans cette ville….. qui a été éclipsé par un autre séisme, au Japon, avec centrale nucléaire mal en point….

Nous allons pourtant être rapidement ramenés à la réalité, et cette après-midi au milieu des ruines de la ville sera riche, et remplie d’émotion… Nous traversons des banlieues désertées par leurs habitants, parsemées de maisons affichant un angle tout à fait anormal, ou pliées en leur milieu comme des feuilles, certaines parcelles sont vides, les maisons ayant été détruites, d’autres affichent un panneau signalant « WE’RE STILL LIVING HERE!!!!! », comme autant de bouteilles jetées à la mer.

N’attendez pas trop de photos, nous ne pouvons nous résoudre à nous arrêter pour jouer les voyeurs….

Nous allons faire un saut sur la corniche, qui nous offre cependant une très belle vue sur le Pacifique

Le centre-ville de Christchurch est dans un état pire, encore, la plupart des immeubles a été détruite pendant le tremblement ou après, et quelques bâtiments restant debout, mais en ruine, rappellent à PaMan ground zero après le 11 septembre.

Nous nous retapons donc pendant 2 nuits, Papa se présente à ses collègues de LEKI sur place, non sans avoir proposé de laisser quelques valises dans leurs locaux (ouf, le camping car sera moins über-chargé), et nous taillons la route, vers le sud, en suivant les conseils que Martin nous a donnés la veille. Quel contraste avec l’Australie! Nous nous retrouvons dans des paysages alpins, la neige est omniprésente, nous croisons des sapins, mais aussi des yuccas (!)

Avant de nous retrouver sur les bord du Lake Tekapo, un lac glaciaire d’un turquoise éclatant (lorsque le soleil brille….) et d’une limpidité absolument étonnante….

Les montagnes environnantes sont superbes, nous nous dirigeons vers le Saint John Observatory, pour avoir une vision d’ensemble de la région, voyez plutôt!

Cette première nuit de camping nous remplit de joie, nous adorons décidément aussi cette forme de voyage…. Les canards viennent nous demander à manger, mais je ne me laisse pas faire,

ALIX DOES NOT SHARE FOOD!!!

Nous allons passer la journée suivante dans une autre vallée glaciaire, au pied du plus haut mont de l’hémisphère sud, le Mount Cook, ou Aoraki, celui qui perce les nuages, en Maori. Du mont, nous ne verrons rien, puisque les nuages en question sont de la partie, mais nous nous retrouvons dans une ambiance de fin du monde au pied du Tasman Glacier, et au bord du lac qui se trouve à son extrémité. Le lac est d’un vert pâle extraordinaire, et il se trouve que des icebergs parsèment sa surface. C’est une première pour les Mathey-Vesin, et PaMan font des Oh et des Ah, tandis que je joue avec quelques cailloux… il parait que je comprendrai quand je serai grande.

Puisque qu’un avis de tempête est donné pour la nuit prochaine, nous ne trainons pas, et le temps est effectivement bien menaçant.

Je ne vais pas vous raconter la suite, en tout cas pas pour le moment, car je dois me reposer du dénivelé de la journée, mais sachez qu’il a neigé!!!!!!

XXXXX, Alix.

2 OCEANS, SINON RIEN!!!!!!!!

Je ne savais pas que l’on pouvait voir 2 océans différents en simplement tournant la tête, ou en traversant une route! J’en ai pourtant fait l’expérience avec PaMan, et bien sûr ma Mamie d’Amour….

Nous sommes en effet repartis sur les routes pour une promenade vers le sud de Perth pendant 3 jours. Au programme, dauphins, baleines, caps, vignobles, plages…. je suis fatiguée au simple fait de me souvenir de toutes ces belles choses (enfin, pas les dauphins, car ces derniers n’étaient pas au rendez-vous…).

Notre première journée se passe à rouler vers le Sud. Nous pique-niquons au bord de la plage ventée de Géographe Bay, et allons digérer en parcourant à Busselton une jetée qui avance de 2 kilomètres dans l’océan Indien.

Cette promenade est marrante, nous voyons plein de pêcheurs, dont une dame maladroite qui n’arrive pas à saisir sa prise, qui retourne en rigolant (enfin, c’est ce que je pense) dans l’eau….La région que nous parcourons est recouverte de forêts de karris, une espèce d’eucalyptus immense, dont l’exploitation au siècle dernier a rendu nécessaire la construction de cette jetée, pour que les cargos puissent embarquer leur précieuse marchandise vers les Indes, l’Angleterre ou l’Afrique du Sud, et ce malgré leur fort tirant d’eau.

PaMan  et Mamie continuent la route pendant ma sieste, et longent les magnifiques et désertes -nous sommes pourtant dimanche- plages de la baie.

Meelup Beach, ainsi que Eagle Bay nous épatent, les paysages sont fantastiques, malgré le temps qui commence à se gâter. Mon réveil tombe pile-poil avec notre arrivée à Cape Naturaliste, où nous faisons la seconde promenade du jour, sur une lande superbe, encore fleurie (nous sommes au sud de Perth et la floraison bat ici encore son plein), surplombant une mer où s’ébattent de très nombreuses baleines, sur leur route vers l’Antarctique. Nous voyons aussi beaucoup de traces de kangourous, mais ces coquins sont cachés, sans doute à l’abri des grains qui s’annoncent.

Nous finissons la journée en cherchant un hébergement, puisque nous sommes partis à l’aventure, sans savoir où nous allions dormir!!!!! Yallingup, petit village de riches surfeurs et de non moins riches hippies nous accueillera donc pour la nuit, et nous louons une « cabin » dans le camping du coin. Bon, nous sommes un peu affolés par les tarifs, mais nous nous consolons en allant voir la mer et la plage, sublimes, qui s’offrent à nous. Je peux même aller au terrain de jeu local, où j’apprends par émulation à faire de la balançoire toute seule!!!!

La soirée se passe tranquillement, je partage ma chambre avec Mamie, j’adore!!!!!!!!!!!

Lundi commence comme un lundi, sous la pluie… Le vent soufflant, les grains ne sont pas très longs, mais nous empêchent néanmoins de faire de grandes balades… nous retournons gaiement sur la plage de Yallingup, qui nous offre des contrastes et des couleurs hors du commun… Rochers, sable, récif corallien, eaux turquoise…..

Nous suivrons aujourd’hui Caves Road, une route qui, vous vous en doutez, file le long de nombreuses grottes (la côte est calcaire) entre 2 caps. Au nord, le Cape Naturaliste, qui tient donc son nom d’un des bateaux de notre pote Baudin, qui a roulé sa bosse sur les côtes ouest et sud de l’Australie (j’en ai déjà parlé dans mon billet sur Kangaroo Island, pour ceux qui suivent), et au sud, le Cape Leeuwin, qui tient son nom d’un explorateur hollandais dont tout le monde se moque (chui pas chauvine, non Monsieur!!!)… Cette route des grottes nous mène d’abord à Margaret River, haut lieu du surf et du vin, et les domaines défilent en effet,

Rivalisant de démesure dans les entrées, avec lacs, statues, portiques parfois, le tout parfaitement kitschissime…. Le temps n’est pas au beau fixe, et ce spot de surf mondialement connu ne nous montrera pas un seul surfer sur l’eau! Nous passons entre les gouttes pour pique-niquer à Levelly Beach, à l’embouchure de la rivière Margaret,

Puis continuons vers le sud, où 2 océans se rejoignent donc… Weird, isn’t it? A quelques dizaines de mètres l’un de l’autre, Océans Indien et Austral sont de plus en cette fin d’après-midi très différents : L’Indien est très agité, au vent du cap, tandis que l’Austral est d’un calme presque parfait, comme vous le voyez….

Si vous vous demandiez encore si Maman n’était pas une excellente photographe, vous venez d’avoir la réponse….. Mamie quant à elle est aux anges, elle ne connaissait ni l’Indien, ni l’Austral…

Cette seconde nuit se passera à Augusta, où nous réservons 2 chambres dans une YHA. Mamie est heureuse de cette première expérience dans une auberge de jeunesse à 77ans, et ne se sent finalement pas seule du tout, puisque les retraités sont ici supérieurs en nombre par rapport aux « jeunes »… et plus ouverts, également, puisque nous taillons la bavette avec un couple de grey nomades venus en WA découvrir une partie de leur grand pays…

Après une nuit calme, nous reprenons la route pour une localité charmante répondant au doux (?) nom de Pemberton, nichée au coeur d’une forêt de karris tous plus grands les uns que les autres. Une piste nous guide vers le Warren National Park et son Bicentennial Tree, un Eucalyptus de 75m de haut, flanqué de barreaux d’échelle permettant à tout un chacun son ascension. La pluie nous empêche de le gravir, mais nous ne nous avouons pas vaincus, et prenons plaisir (sauf Papa, qui conduit la limo sur une étroite et glissante piste de terre rouge), à lever les yeux vers le cimes de ses majestueux eucalyptus géants, tous plus beaux et grands les uns que les autres…

Le déjeuner (j’adOOOOOre les chicken nuggets trempés dans du ketchup…..) vite avalé, nous retentons notre chance au Gloucester Tree, qui, du haut de ses 61m, nous fait de l’oeil. PaMan se chaussent correctement et gravissent les 137 « marches » qui conduisent à une plateforme d’observation… Ces installations sont au départ conçues pour que les rangers puissent faire le guet et repérer les départs de feux de bush très rapidement, mais quelques arbres ont été aménagés à des fins plus… touristiques. La vue est spectaculaire, PaMan sont tout petits, vus d’en bas!

Papa accomplit ensuite l’ascension horizontale d’un karri fraichement abattu (oui c’est lui, tout petit au fond!!!),

Et nous prenons ensuite la voiture pour rentrer à la maison (de Perth), qui est loin, mais loin!!!! pour clore notre séjour australien, puisque nous partons dimanche soir qui pour Cran-Gevrier, qui pour la Nouvelle-Zélande!

LUV U,

Alix.

MAMIE EST LA!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ma Mamie est arrivée! Quelle joie dans mon petit coeur de beurre!!!!! J’ai sauté de joie, et le sourire ne quitte plus guère mon petit minois! Depuis Samedi, je suis la fidèle ombre de Roberte, et il faut parfois je l’avoue que PaMan me retiennent de passer encore plus de temps accrochée à ses jupons….

Nous n’avons pas pour autant perdu nos bonnes « vieilles » habitudes de visites et de découverte de la région de Perth, puisque nous n’avons depuis ces quelques jours PAS arrêté de bouger…. Perth, Kings Park, Papa a même découvert une magnifique petite rangée de maison datant du début du 20ième (la préhistoire, ici, je vous le rappelle) à deux pas de la maison…. Puis, comme PaMan avaient trouvé magique le début de la côte qui file au nord de Perth, nous y sommes retournés avec la grand-mère! Nous avons cédé à la bonne tradition Aussie en faisant un barbecue en pleine nature, au Yanchep National Park,

Non sans avoir observé fleurs sauvages (c’est la fin de la floraison….), kangourous (avec des petits dans les poches), et koalas, tout ceci étant évidemment une première pour Mamie Roberte!!!!

Pendant que les autres y allaient en voiture, j’ai quant à moi été téléportée jusqu’au Nambung National Park, et son fameux désert des Pinnacles, que nous avions déjà visité, mais presque sous la pluie… Aujourd’hui, le temps est magnifique, il fait bien chaud, et les mouches se comptent à la centaine….

Après avoir un goûter réparateur (la téléportation, ça creuse!), nous attaquons la promenade dans le désert, et nous avons l’immense chance de pouvoir observer des kangourous au pied des Pinnacles, alors que le soleil se couche….

C’est un moment magique, que nous partageons avec plein d’émotion…. Nous nous immortalisons dans cet endroit fantastique. Je m’inquiète un peu pour l’appareil photo, posé sur un petit poteau, et qui pourrait être soufflé par le vent…..

Nous arrivons à Cervantes pour la nuit, que nous passerons en faisant du Glamping (GLAMour camPING) dans une charmante « cabin ». Mamie, qui n’en est pas à sa première découverte aujourd’hui, expérimente aussi les toilettes et douches communes…

Bon, Mamie doit s’habiller et sortir pour aller faire son pipi nocturne, mais elle semble trouver cette expérience tout à fait marrante. Pour fêter ça, j’accorde à la chambrée une grasse matinée jusque 8h00!

Après un bon petit déjeuner, une promenade côtière,

Et une bonne dose de jeux, nous reprenons la route en sens inverse, en nous arrêtant au Lac Thetys, qui abrite quelques stromatolithes, et aussi et surtout à Hang Over Bay, une plage de sable blanc MAGNIFIQUE, que PaMan classent parmi les plus belles plages qu’ils ont foulées. Sable immaculé, eaux turquoise, dunes magnifiques,

J’en reste bouche bée, ainsi que mes 3 buddies.

La route est monotone, et longue, entre Cervantes et Lancelin, où nous cassons la croûte, mais beaucoup moins (puisque je dors après déjeuner) pour rentrer à la maison.

Demain vendredi, Papa emmène Mamie voir les baleines, qui passent traditionnellement entre Fremantle et Rottnest Island (à vos cartes!!) pour leur migration southbound vers l’océan Antarctique. La publicité promet de rembourser si les baleines ne sont pas au rendez-vous, et….

Papa et Mamie n’auront pas besoin de profiter de cette garantie…. Les grains et les cétacés se succèdent, ce sont des mères avec leurs petits qui offrent un festival de sauts, nage sur le dos,  claquement de nageoires….

Nous finissons la journée en sirotant un vin du coin en compagnie de John et Stéphane, nos potes locaux, et il faut bien avouer que Mamie a un peu de mal à saisir les tenants et aboutissants de notre conversation.

Ceci étant, elle a quand même discuté avec une australienne pur jus cet après-midi lorsque nous sommes allées toutes les deux nous promener….

Je vous aime,

Alix.

JAWS!!!!!

Ok, je m’emballe, mais nous sommes quand même allés à Shark Bay…..

Vous savez maintenant à quel point j’aime le camping; PaMan m’ont ainsi fait la surprise de repartir pour une petite semaine sur les (longues) routes de l’Australie Occidentale, WA pour les intimes. Cette escapade a tourné autour de 3 points forts, Le fameux Pinnacles Desert, dans le Nambung National Park, la Murchison River et le Kalbarri National Park, enfin Shark Bay, point à la fois le plus à l’ouest de l’Australie Continentale et le plus au nord de notre périple, ses eaux calmes et non pas ses requins, comme son nom semble l’indiquer, mais mes premiers dauphins!!!!!

Après avoir eu toutes les peines du monde à trouver un campervan à louer, vacances scolaires obligent, nous tombons sur un modèle au toit télescopique, qui nous permettra d’être moins déportés par les vents qui soufflent toujours fort sur la côte ouest aussie.

Nous nous dirigeons sous un ciel de plomb vers le désert des Pinnacles, une série de troncs d’arbres calcifiés se dressant vers le ciel, dans un désert de sable jaune. Nous sommes encore à la saison de floraison des fleurs sauvages, et les contrastes entre minéral, végétal et météo rendent le site remarquablement beau.

Nous errons entre les « troncs », à pied d’abord, puis en empruntant une piste qui nous permet de profiter d’un magnifique coucher de soleil (par ici, il peut faire 5 types de temps différents dans la même heure…)

La première nuit se passe tranquillement à Cervantes, une petite bourgade ainsi nommée suite au naufrage d’un navire éponyme au 19ème siècle, mais qui pourrait l’être aussi à cause du vent, et des moulins qui pourraient s’y trouver (si vous ne suivez pas, envoyez un courriel à Papa).

Une longue et droite route nous emmène ce deuxième jour vers Kalbarri et l’embouchure de la rivière Murchison, un des rares cours d’eau de WA à courir toute l’année. La côte est ici une alternance de plages (avec un sable se prêtant parfaitement aux châteaux) et de falaises, depuis lesquelles nous observons de très nombreuses baleines à bosses, sur leur voyage de retour vers l’Océan Antarctique. Ces coquines nous offrent un fabuleux spectacle de plongeons et de sauts, et nous apprécions notre chance d’avoir croisé tout au long de ces quelques mois australiens de nombreux cétacés, sur les trois côtes que nous avons parcourues.

Comme d’habitude, le plus petit bled offre une panoplie d’aires de jeux digne d’une ville moyenne en France (Cluses, vous connaissez?), et je m’éclate, tout en nouant des connaissances avec les enfants du coin; mon anglais progresse nettement, et je commence à demander comment l’autre se prénomme, à répondre dans la langue de Shakespeare lorsque l’on me demande mon nom, mon âge…..

Le vent rend la mer agitée, mais l’embouchure de la rivière est toute calme, et nous passons une soirée tranquille avant une journée chargée….

Car nous avons prévu 50km de piste (PaMan n’ont guère apprécié cette expérience secouante, j’ai quant à moi bien dormi…) pour rejoindre la rivière Murchison et la gorge qu’elle a creusé. Une promenade de 9km est au programme, mais nous nous rendons vite compte que je n’ai pas le niveau…. le terrain est escarpé, et il fait chaud, très chaud. Nous formons donc 2 équipes, Maman et moi, qui nous baladons pendant 3 heures, et Papa, qui finit la randonnée prévue, en descendant dans la gorge (encore plus chaud), en observant aigrettes et cygnes noirs, magnifiques paroies d’un rouge que Tata Marie-Cat ne désavouerait point….

Nous pique-niquons avec beaucoup de mouches, et quelques autres humains, avant de passer une fin de journée tranquille à Kalbarri, plage, promenade côtière, baleines au coucher du soleil, une routine au sujet de laquelle PaMan répètent souvent que je ne me rends pas vraiment compte de la chance qui est la mienne…. Changement d’équipe le lendemain matin, et c’est donc Maman qui part en rando, tandis que je m’éclate à la balançoire du coin, tout en me préparant au long et droit tronçon de route qui nous attend cet après-midi.

Quand je dis « qui nous attend », je dis des bêtises…. L’après-midi est pour moi plus une question de téléportation, puisque je m’endors à un endroit, et me réveille 300km plus loin! Maman fait un peu de lecture, et Papa regarde la route, en saluant de loin en loin les quelques autres conducteurs croisés. Nous sommes vraiment au milieu de nulle part, et seules quelques roadhouses proposent de l’essence et du café tous les X kilomètres. Il ne s’agit pas de louper la prochaine route à gauche (à 300km), puis il ne faudra pas prendre cette autre route à gauche,

Dont nous prenons le nom au pied de la lettre (voilà que je fais des catachrèses…).  Après un détour inutile de 50km pour cause de camping complet, et de camping sauvage impossible, nous nous posons pour la nuit à Denham, la localité la plus à l’ouest d’Australie. Ciel magnifique, étoiles superbes, coucher de soleil aux petits oignons, Denham est un village de pêcheurs tourné vers le tourisme, où il ne se passe rien, en dehors de quelques pêches miraculeuses, comme un mérou de 180cm et 110kg pêché dans les années 50….

Nous ne sommes pas déçus à notre arrivée matinale à Monkey Mia, le but ultime de notre promenade, des dauphins sont en effet à quelques mètres du bord, regardant les touristes et les rangers. Ces dauphins sont des résidants, ils vivent toute leur vie dans la baie, et viennent chaque jour chercher de la compagnie, à manger, ou les deux, en s’approchant de la plage. Je suis bien sûr tout excitée, mais je préfère quand même les châteaux de sable…. Nous louons finalement un kayak, qui nous permettra d’approcher nos potes à nageoires, qui viendront jouer à un ou deux mètres de notre frêle esquif. Un grand moment de bonheur pour PaMan, et une chouette matinée pour moi aussi, qui aperçoit au loin quelques dromadaires, introduits en Australie pour la construction du chemin de fer, et qui ont depuis repris leur liberté… et un pélican, qui s’approche tant de nous que Papa a du mal à le faire rentrer dans l’appareil photo (métaphoriquement, s’entend).

Pendant ma sieste, PaMan se visitent (alternativement) un viel « homestead », situé aux portes du François Péron National Park (les français ont bien exploré cette côte occidentale!), qui montre les locaux dans lesquels les moutons, et les pionniers partageaient leurs vies. Un puits artésien voit jaillir une eau à 40°C, et des bains chauds sont à la disposition du public. PaMan ne trempent que les pieds, il fait trop chaud pour se baigner.

Nous nous arrêtons encore en route pour observer la côte, où le vent souffle de plus en plus fort. Pas un nuage dans le ciel, des eaux peu profondes aux teintes extraordinaires, nous apercevons même depuis une corniche un requin qui se découpe sur le fond presque blanc de la mer. Shell Beach, la bien nommée, est un plage où le sable est inexistant. 10 mètres de coquilles forment la plage, et tout ici est construit en parpaings de coquillage…. marrant non?

Nous irons finalement dormir à Hamelin Pool, à l’extrême sud de Shark Bay, où nous observons les plus vieux organismes vivants sur la terre, les stromatolithes,  qui forment des sortes de patates qui reposent au sol, et se découvrent entre 2 marées. Ne rigolez pas, ces petites bêtes ont peut-être contribué à rendre notre atmosphère respirable, elles rejettent en effet de l’oxygène pendant leur cycle de vie….

Le camping est charmant, situé dans une ferme, au bord d’un magnifique lac où se reposent de nombreux cygnes noirs. Nous nous couchons depuis une semaine avec les poules,

Et nous levons de même!

Petit déjeuner dans l’outback à 6h30…

Cette journée sera consacrée à la conduite, il faut rouler 1000km pour rejoindre la maison de Perth…

Quelques arrêts nous laissent bouche bée, tant le paysage est sauvage et magnifique à la fois, et je passe ma fin de journée à jouer au bord de la plage de Jurien Bay, pendant que Papa se dégourdit les jambes en se promenant…

Je retrouve finalement ma chambre à l’heure de la sieste, et je rêve que Mamie est déjà arrivée à Perth, et que nous jouons tous ensemble…..

A très bientôt!!!!

Luv u

Alix.

UNE JOURNEE ROYALE….

L’un des (nombreux) avantages de faire de grandes vacances est décidément de pouvoir faire des choses tout à fait anodines, et néanmoins extraordinaires. Dimanche, nous avons passé la journée au parc. Pas national, pas régional, juste un îlot de verdure au coeur de Perth….

C’est ici le printemps, comme je vous l’ai déjà sans doute écrit, et les fleurs sauvages s’en donnent à coeur joie, en rivalisant de beauté, de couleur, de parfum; et les habitants de Perth fêtent ce simple évènement, en allant pique-niquer, jouer marcher, humer…. à Kings Park. Puisque nous habitons Perth, nous faisons de même!

Des activités orientées famille sont au programme de la journée, avec de nombreux spectacles,

Ma préférée? La Silver Princess!!!

Des ateliers peinture (chut, je prépare un cadeau pour Mamie Roberte!),

Des Aborigènes partageant leur culture (en racontant une histoire du « dream time ») et leurs connaissances du bush (en me faisant gouter un délicieux nectar extrait d’une fleur),

Sur le T-shirt, le drapeau de la « Nation » Aborigène.

Je peux même m’installer dans un de leurs abris, fabriqué sur place avec les moyens du bord…

Après avoir écouté pantois un boeuf de DIDGERIDOO (si vous ne venez pas de cliquer sur ce mot bizarre, c’est le moment, ouvrez grand vos oreilles!), nous nous promenons dans le parc, qui offre aussi une vue de la canopée, grâce à une passerelle qui nous emmène vers le ciel.

Des dizaines de familles sont regroupées autour des différentes attractions, assises sur un gazon très anglais, et je me retrouve à jouer, danser, partager les bulles que PaMan soufflent avec de nouveaux amis, sous un soleil printanier. 

Comme vous vous en doutez, le pique-nique qui suit est à mon goût, Maman nous a fait des sandwiches aux petits oignons, si j’ose dire, et je clos ce début de journée dominicale par une siesta pendant laquelle, comme d’habitude, je rêve que Papy Roland m’emmène au ski….

Royal, disais-je!

Alix

 

 

 

 

 

A DAY @ THE MUSEUM….

J’en connais qui pensent que l’art moderne devrait se vendre au kilo, mais PaMan aiment, et je les suis….

Nous avons donc visité une exposition baptisée « De Picasso à Warhol » à la WA Gallery, à Perth. Nous y somme allés en train, j’étais ravie, puis nous avons marché les quelques mètres qui nous séparaient du musée pour constater que la gare est au coeur du hub culturel de Perth, avec la bibliothèque de l’état, les différents musées, des places regorgeant de sculptures, des aires de jeu dédiées à la musique, etc….

La WA Gallery en elle même est gratuite, seules les expositions temporaires sont payantes (pour les vieux, bien sûr, moi, je ne paie rien…).

Nous arrivons donc dans le saint des saints, et je commence à me gratter la tête en demandant à PaMan de m’expliquer ça:

« L’univers est réel, mais nul ne peut le voir. Il doit ainsi être imaginé. Une fois qu’il a été imaginé, l’on peut alors le reproduire de manière réaliste. »

PaMan se creusent pour tenter de comprendre l’idée, avant de me dire que je suis un peu trop jeune pour entendre le concept….. qui ferait un parfait sujet de dissertation, d’après moi…

Les murs sont ainsi remplis de tableaux tous plus beaux les uns que les autres, et Papa s’improvise prof d’art, en tentant de m’expliquer la baigneuse,

Puis nous tombons en arrêt sur des mobiles de Calder, que j’adOOOOOre, parce qu’ils bougent, évidemment,

Mais surtout par que l’un d’eux ma rappelle la neige et mes montagnes. C’est ensuite les oiseaux de Brancusi qui m’interpellent,

Ainsi que de nombreuses toiles de Fernand Léger, dont je pense que je pourrais les reproduire d’ici mon entrée au CP……

Papa doit ensuite trouver des trésors de vulgarisation pour m’expliquer que cette pelle à neige,

Est une oeuvre d’art, j’avoue que le concept de subversion artistique me dépasse quelque peu….!!!!!!

Comme l’heure du déjeuner approche, nous arrivons à point nommé en face des soupes Campbell de mon pote Andy!!!! Je n’ai que l’embarras du choix! Celui-là, c’est vraiment mon préféré, il a vraiment su me parler au travers de son art……

Enfin voilà, j’ai désormais la preuve qu’il pleut aussi en Australie Occidentale, puisqu’on y trouve des musées!!!

A bientôt,

Alix!