JAWS!!!!!

Ok, je m’emballe, mais nous sommes quand même allés à Shark Bay…..

Vous savez maintenant à quel point j’aime le camping; PaMan m’ont ainsi fait la surprise de repartir pour une petite semaine sur les (longues) routes de l’Australie Occidentale, WA pour les intimes. Cette escapade a tourné autour de 3 points forts, Le fameux Pinnacles Desert, dans le Nambung National Park, la Murchison River et le Kalbarri National Park, enfin Shark Bay, point à la fois le plus à l’ouest de l’Australie Continentale et le plus au nord de notre périple, ses eaux calmes et non pas ses requins, comme son nom semble l’indiquer, mais mes premiers dauphins!!!!!

Après avoir eu toutes les peines du monde à trouver un campervan à louer, vacances scolaires obligent, nous tombons sur un modèle au toit télescopique, qui nous permettra d’être moins déportés par les vents qui soufflent toujours fort sur la côte ouest aussie.

Nous nous dirigeons sous un ciel de plomb vers le désert des Pinnacles, une série de troncs d’arbres calcifiés se dressant vers le ciel, dans un désert de sable jaune. Nous sommes encore à la saison de floraison des fleurs sauvages, et les contrastes entre minéral, végétal et météo rendent le site remarquablement beau.

Nous errons entre les « troncs », à pied d’abord, puis en empruntant une piste qui nous permet de profiter d’un magnifique coucher de soleil (par ici, il peut faire 5 types de temps différents dans la même heure…)

La première nuit se passe tranquillement à Cervantes, une petite bourgade ainsi nommée suite au naufrage d’un navire éponyme au 19ème siècle, mais qui pourrait l’être aussi à cause du vent, et des moulins qui pourraient s’y trouver (si vous ne suivez pas, envoyez un courriel à Papa).

Une longue et droite route nous emmène ce deuxième jour vers Kalbarri et l’embouchure de la rivière Murchison, un des rares cours d’eau de WA à courir toute l’année. La côte est ici une alternance de plages (avec un sable se prêtant parfaitement aux châteaux) et de falaises, depuis lesquelles nous observons de très nombreuses baleines à bosses, sur leur voyage de retour vers l’Océan Antarctique. Ces coquines nous offrent un fabuleux spectacle de plongeons et de sauts, et nous apprécions notre chance d’avoir croisé tout au long de ces quelques mois australiens de nombreux cétacés, sur les trois côtes que nous avons parcourues.

Comme d’habitude, le plus petit bled offre une panoplie d’aires de jeux digne d’une ville moyenne en France (Cluses, vous connaissez?), et je m’éclate, tout en nouant des connaissances avec les enfants du coin; mon anglais progresse nettement, et je commence à demander comment l’autre se prénomme, à répondre dans la langue de Shakespeare lorsque l’on me demande mon nom, mon âge…..

Le vent rend la mer agitée, mais l’embouchure de la rivière est toute calme, et nous passons une soirée tranquille avant une journée chargée….

Car nous avons prévu 50km de piste (PaMan n’ont guère apprécié cette expérience secouante, j’ai quant à moi bien dormi…) pour rejoindre la rivière Murchison et la gorge qu’elle a creusé. Une promenade de 9km est au programme, mais nous nous rendons vite compte que je n’ai pas le niveau…. le terrain est escarpé, et il fait chaud, très chaud. Nous formons donc 2 équipes, Maman et moi, qui nous baladons pendant 3 heures, et Papa, qui finit la randonnée prévue, en descendant dans la gorge (encore plus chaud), en observant aigrettes et cygnes noirs, magnifiques paroies d’un rouge que Tata Marie-Cat ne désavouerait point….

Nous pique-niquons avec beaucoup de mouches, et quelques autres humains, avant de passer une fin de journée tranquille à Kalbarri, plage, promenade côtière, baleines au coucher du soleil, une routine au sujet de laquelle PaMan répètent souvent que je ne me rends pas vraiment compte de la chance qui est la mienne…. Changement d’équipe le lendemain matin, et c’est donc Maman qui part en rando, tandis que je m’éclate à la balançoire du coin, tout en me préparant au long et droit tronçon de route qui nous attend cet après-midi.

Quand je dis « qui nous attend », je dis des bêtises…. L’après-midi est pour moi plus une question de téléportation, puisque je m’endors à un endroit, et me réveille 300km plus loin! Maman fait un peu de lecture, et Papa regarde la route, en saluant de loin en loin les quelques autres conducteurs croisés. Nous sommes vraiment au milieu de nulle part, et seules quelques roadhouses proposent de l’essence et du café tous les X kilomètres. Il ne s’agit pas de louper la prochaine route à gauche (à 300km), puis il ne faudra pas prendre cette autre route à gauche,

Dont nous prenons le nom au pied de la lettre (voilà que je fais des catachrèses…).  Après un détour inutile de 50km pour cause de camping complet, et de camping sauvage impossible, nous nous posons pour la nuit à Denham, la localité la plus à l’ouest d’Australie. Ciel magnifique, étoiles superbes, coucher de soleil aux petits oignons, Denham est un village de pêcheurs tourné vers le tourisme, où il ne se passe rien, en dehors de quelques pêches miraculeuses, comme un mérou de 180cm et 110kg pêché dans les années 50….

Nous ne sommes pas déçus à notre arrivée matinale à Monkey Mia, le but ultime de notre promenade, des dauphins sont en effet à quelques mètres du bord, regardant les touristes et les rangers. Ces dauphins sont des résidants, ils vivent toute leur vie dans la baie, et viennent chaque jour chercher de la compagnie, à manger, ou les deux, en s’approchant de la plage. Je suis bien sûr tout excitée, mais je préfère quand même les châteaux de sable…. Nous louons finalement un kayak, qui nous permettra d’approcher nos potes à nageoires, qui viendront jouer à un ou deux mètres de notre frêle esquif. Un grand moment de bonheur pour PaMan, et une chouette matinée pour moi aussi, qui aperçoit au loin quelques dromadaires, introduits en Australie pour la construction du chemin de fer, et qui ont depuis repris leur liberté… et un pélican, qui s’approche tant de nous que Papa a du mal à le faire rentrer dans l’appareil photo (métaphoriquement, s’entend).

Pendant ma sieste, PaMan se visitent (alternativement) un viel « homestead », situé aux portes du François Péron National Park (les français ont bien exploré cette côte occidentale!), qui montre les locaux dans lesquels les moutons, et les pionniers partageaient leurs vies. Un puits artésien voit jaillir une eau à 40°C, et des bains chauds sont à la disposition du public. PaMan ne trempent que les pieds, il fait trop chaud pour se baigner.

Nous nous arrêtons encore en route pour observer la côte, où le vent souffle de plus en plus fort. Pas un nuage dans le ciel, des eaux peu profondes aux teintes extraordinaires, nous apercevons même depuis une corniche un requin qui se découpe sur le fond presque blanc de la mer. Shell Beach, la bien nommée, est un plage où le sable est inexistant. 10 mètres de coquilles forment la plage, et tout ici est construit en parpaings de coquillage…. marrant non?

Nous irons finalement dormir à Hamelin Pool, à l’extrême sud de Shark Bay, où nous observons les plus vieux organismes vivants sur la terre, les stromatolithes,  qui forment des sortes de patates qui reposent au sol, et se découvrent entre 2 marées. Ne rigolez pas, ces petites bêtes ont peut-être contribué à rendre notre atmosphère respirable, elles rejettent en effet de l’oxygène pendant leur cycle de vie….

Le camping est charmant, situé dans une ferme, au bord d’un magnifique lac où se reposent de nombreux cygnes noirs. Nous nous couchons depuis une semaine avec les poules,

Et nous levons de même!

Petit déjeuner dans l’outback à 6h30…

Cette journée sera consacrée à la conduite, il faut rouler 1000km pour rejoindre la maison de Perth…

Quelques arrêts nous laissent bouche bée, tant le paysage est sauvage et magnifique à la fois, et je passe ma fin de journée à jouer au bord de la plage de Jurien Bay, pendant que Papa se dégourdit les jambes en se promenant…

Je retrouve finalement ma chambre à l’heure de la sieste, et je rêve que Mamie est déjà arrivée à Perth, et que nous jouons tous ensemble…..

A très bientôt!!!!

Luv u

Alix.

3 réflexions au sujet de « JAWS!!!!! »

  1. Catachrèses ! catachrèses ! est-ce que j’ai une g….e de catachrèses !!!!! … (pour comprendre il faut connaître les classiques du cinéma)
    Vos potes qui font des soupes, ils sont bien sur le parking de SkiClinic ???
    Ici, mauvais temps, mauvais temps et mauvais temps, bien que doux. Même pas de moto possible pour aller à Cluses.

    Bises et rebises… à tous les trois et bientôt 4

    • Salut !!!!Dit ce sont des photos factices !!!!le soleil est trop la!!la mer est trop belle!!!!Ici pluie pluie et encore un peu de pluie !!!!!!!!
      Je vous embrasse tous les trois
      Marielle

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