IL GELE A PIERRE FENDRE…..

Aujourd’hui, j’ai appris l’exagération, d’où ce titre aguicheur et alarmant……

Sans blague, le retour à la réalité hivernale (notre solstice sera très différent du votre, rapport à l’hémisphère) a été un peu rude….

Je suis donc obligée de remettre culotte, pantalon, chaussettes, chaussures, enfin de m’habiller quoi, et PaMan commencent à chercher une veste un peu plus chaude que celle prévue pour un hiver austral que l’on nous vendait « niçois »……

De toute façon, dans la mesure où il pleut des chats et des chiens (c’est ainsi que disent les anglais pour pleuvoir des cordes, ça me fait hurler de rire….) depuis quelques jours, je ne mets pas trop le nez dehors.

Papa a toutefois pu faire une petite sortie nocturne, pour fêter le dernier jour de Vivid Sydney, la fête des lumières locale. Rien à voir avec Lyon, quoique ces deux villes sont bien loties en opéra…

Ce festival est une succession de performances artistiques, le plus souvent interactives, comme vous l’avez peut-être déjà vu sur un billet précédent, où je crée un tableau en dansant avec Papa :

Notre Oeuvre…

D’oeuvres d’art mettant en scène la lumière,

Ou

Ou de projections sur des supports pour le moins inattendus…

Les « malheureux » auront eu fort à faire avec la pluie et le vent, nous avons à notre retour dans l’appartement retrouvé le mobilier extérieur amoncelé dans un coin du balcon par le vent…

Oh, la bonne nouvelle, c’est que les baleines sont de retour sur les côtes longeant la ville, et je ne tarderai donc pas à demander à PaMan de m’emmener admirer ces fabuleux poissons (pardon, Papa m’annonce dans l’oreillette qu’il s’agirait de mammifères, en fait…), alors cétacé, et je me cachalot…….

Bisous,

Alix.

JE REVE D’ECRIRE UN BILLET DE BLOG…….

Ou j’écris un billet en rêvant, je ne sais plus très bien. Je suis en tout état de cause dans l’avion qui me ramène, ainsi que PaMan, bien sûr, vers Sydney, et j’avoue avoir eu un léger pincement au coeur lorsque j’ai appris qu’il m’allait falloir remettre des chaussures (vous savez, le truc qui se met sur les pieds dans les pays froids). En parlant de froid, ces derniers jours dans les îles ont été plutôt frais, le vent venant de l’Antarctique, et j’ai même dû dormir avec une couverture… vous imaginez? Remboursez, remboursez!!!!!!!!!!!! Je plaisante, avec une maison pareille, on se fait à tout!

Il faut que vous sachiez que j’ai rencontré Vague et Vent (qui est la traduction de leur prénom en basque, j’espère qu’ils ne m’en voudront pas de l’oubli….), deux nouveaux copains se ressemblant comme 2 gouttes d’eau, et avec lesquels j’ai même pu parler en français, puisqu’ils le sont! Uhain et Haize, après email de leur Maman! Bon, ils ont 2 ans ou presque, et s’expriment sans doute moins que moi, mais ils comprennent déjà le basque (Maman), le français (Papa), l’anglais et le maori, sans oublier un peu d’espagnol, puisque leur Mamie réside au Mexique! Pas mal non? Leurs parents sont installés à Rarotonga depuis quelques années, lui surfeur pro et elle photographe et Maman, ils profitent de la vie des îles, douce comme un loukoum et chaude comme un crumble à la rhubarbe. Rencontrés un peu par hasard il y a quelques jours, nous sommes même allés ensembles à l' »école » ce matin, pendant que Papa faisait du ménage. Bon, la pre-school, comme ils disent ici, est plutôt une grande garderie où les parents peuvent rester ou non, où pleins de jeux sont disponibles pour les enfants, qui jouent sous la surveillance bienveillante de 3 « maîtresses ». 2 dollar kiwi la matinée, beaucoup de liberté, et de la peinture pour moi! Mon oeuvre est en ce moment exposée sur le réfrigérateur de Willy et Richard, où j’espère qu’elle trônera longtemps. Ces derniers nous ont rejoint à la maison en début d’après-midi, et nous avons donc pu passer encore un peu de temps ensemble (je vous rappelle que Richard est mon pote!) avant que nous n’allions à l’aéroport. Je savais depuis quelques jours que nous allions reprendre l’avion, et je m’en faisais une joie, car avion signifie pour moi bouffe et dessins animés à gogo…..

PaMan ne sont pas forcément très joyeux à cette idée (c’est un hamburger qui se cache sous le papier alu….MIAM), mais ils n’ont pas le choix, nananèreuuuuuuu.

Nous avons du coup appris quelques bricoles sur ces îles, qui sont certes paradisiaques,

mais où les maisons des « étrangers » ne se construisent que sur des terrains loués pour 60 ans, où, pour monter une affaire, il faut soit un demi-million d’€, soit un partenaire local qui, même si vous supportez la totalité de l’investissement, sera propriétaire à 70% de ladite affaire…. Ces iliens sont des malins, nous avons aussi payé une taxe de départ de 55 dollars kiwi par tête!!!! Bienvenue gratuite, départ payant!!!! Nous avons aussi appris qu’une des îles du chapelet du nord de l’archipel se nomme Nassau, comme la capitale des Bahamas, et que Cook n’a pas vraiment découvert cet endroit qui porte pourtant son nom.

Etonnant, non?

Je vous embrasse depuis les bras de Morphée,

Alix.

Au fait, pour plus de photos, rendez-vous dans la section Photos/iles Cook

LA VIE DE CHATEAU

Le paradis sur terre, donc, depuis que le soleil est revenu. PaMan ont regardé ailleurs lorsqu’ils ont appris que la spécialité de l’endroit était d’être aussi un paradis fiscal, avec un “flat rate” de 20% à faire entrer en transe tout conseiller fiscal se respectant; ils ont, donc, regardé ailleurs, vers le lagon, en l’occurrence… et quel lagon!!!!!! Il faut quand même bien avouer que lorsqu’il fait beau, les paysages changent radicalement.

Vous vous doutez que mon expérience des plages est plutôt limitée, rapport a mon petit âge, mais aujourd’hui, PaMan se sont laissé aller à élire notre plage du jour plus belle jamais foulée de leurs pieds… C’est vous dire!!!!!!!

Pour y parvenir, nous avons pris à droite en sortant de la maison et, l’ayant loupée (la plage précitée, pour ceux qui ne suivraient pas), nous avons fait un tour de l’ile pour rien. Il faut dire que Rarotonga est plus petite que le lac d’Annecy, et que prendre à droite ou à gauche en sortant de la maison n’a aucune autre conséquence que de rouler 30min de plus ou de moins pour arriver à bon port……..

Ce pays est vraiment tout petit (30000 âmes), et tout détendu, aussi. Personne ne met de casque, personne n’attache sa ceinture, et je vous laisse imaginer la surprise des douaniers en voyant arriver un siège bébé!!!!! Ils n’en avaient pas souvent vu…

La maison dans laquelle nous habitons quelques temps,

Est tout a fait remarquable, vous la trouverez en entrant ces coordonnées :

-21.224197,-159.829853

sur www.maps.google.com

Plutôt près de la mer, isn’t it?

Elle est conçue autour d’une pièce à vivre, avec de grands corridors extérieurs donnant sur des chambres. Cette configuration donne une architecture très aérée, mais surtout me laisse beaucoup de place pour faire du tricycle (je sais pédaler!!!!!!!!!).

Viennent ensuite une vingtaine de mètres de jardin tropical, puis la plage, où j’améliore chaque jour mes capacités de bâtisseuse,

puis l’océan Pacifique… où Papa travaille son équilibre en pratiquant le stand-up paddle,

où Maman pagaie pour me faire visiter le lagon….

La vie est belle…

CODE QUANTUM…………

Ce soir Samedi, je m’envole à 21h15. C’est un vol de nuit, et j’arriverai à destination Samedi matin à 07h20………………………………..

Lorsque nous repartirons, nous décollerons à un vendredi à 16h15, et atterrirons, après 6h de vol, 28h plus tard le lendemain à 20h15…………………….

Y-a-t-il un prof de maths/physique dans l’avion?

DES BISES A UN INCONNU ET DU TEMPS QU’IL FAIT

Mardi, repas entre amis,

Mercredi, la bise à Richard,

Aujourd’hui, pluie…

Je vous explique….. Mardi soir, PaMan reçoivent les Dawson, chez qui nous irons dans quelques semaines à Manly Beach. Le repas est aussi français que possible, tartare d’avocat et de concombre, truite à la fondue de poireau en papillote, bon vin.

 

J’ai beaucoup joué avec Caleb, le fils de Julie et Roger, qui a 27 ans mais fait encore des miracles avec des gommettes… J’espère que je le reverrai.

Et puis hier, j’ai passé la journée avec Richard et Willy. Willy est une fille, comme son prénom ne l’indique pas, mais elle est hollandaise, ce qui explique tout. Ce sont des personnes tout à fait sympa, et elles doivent être aussi tout à fait millionaires. Grosse voiture, de très bonnes manières, un restau fameux dans une station balnéaire huppée (Palm Beach, mais rien à voir avec la Floride), et une grande ballade digestive dans un des plus beaux coins de la planète, d’après PaMan :

A la fin de la journée, j’étais si contente que je n’ai pas protesté lorsque Richard m’a pris dans ses bras, et je lui ai même fait un bisou!!!

Nous partons samedi dans leur maison aux îles Cook, et je pressens que la maison en question sera très cool (il faudra quand même marcher une trentaine de mètres dans le gazon pour atteindre finalement la plage!!!!).

Et aujourdh’ui, contre toute attente, il a plu! Ce sera donc piscine, dans les installations des jeux olympiques de 2000. Le bonheur des enfants, quoique je n’étais pas rassurée par les fontaines d’eau ou par les toboggans, un peu grands pour moi.

Enfin, ce soir, j’ai fait ma grenouille,

et PaMan m’ont emmené en ville, pour assiter à la générale de la Fête des Lumières locale, ou je me suis bien amusée… j’ai vu un igloo (www.bibi.fr), j’ai joué à crier le plus fort et le plus aigü possible, j’ai dansé la valse avec Papa, et cela a donné ce résultat (www.art-i.com.au):

Etonnant, non?

PAPA S’EMANCIPE…….

…..Pour une journée de randonnée dans les Montagnes Bleues.

Après m’avoir donné le biberon, je le laisse profiter d’une belle journée dans les Blue Mountains, à une centaine de km à l’ouest de Sydney.

Après 2 heures de train, l’altitude passe de 0 à 1000m, et la température s’en ressent. Heureusement pour mon Papa d’Amour, son bonnet n’est jamais loin, et c’est donc coiffé qu’il commence cette rando, effectuée dans les grandes lignes par Maman il y a quelques jours, mais que je n’ai pas eu le temps de vous décrire.

Nous sommes à Katoomba, connue pour être le point de vue parfait pour les « Three Sisters », une formation rocheuses portant bien son nom:

La ville se trouve au bord du rim, ce qui veut dire que la rando commence par la descente. Même si cela lui rappelle quelques jolies promenades au USA, Papa déteste ce concept….

D’autant que cette descente se fait par un escalier, et non par un chemin; et il y a donc fort à parier pour la montée se fasse par le même type de moyen….. La sente fait quelques détours qui offrent tous une vue pestaculaire (j’ai encore du mal à prononcer certains mots) sur le fond de la vallée, ainsi que sur le rim opposé, sans oublier de majestueuses cascades… Dans ce pays, pour voir les fougères, on peut baisser les yeux, mais aussi les lever. Les fougères prennent ici la taille de 2 mètres sans problème, et le spectacle est magnifique.

On se retrouve alors sur le Federal Pass, sentier mis en service il y a une centaine d’années par des habitants enthousiastes, qui serpente tout droit dans une forêt d’eucalyptus où, si les oiseaux sont invisibles, leur chant est tout à fait remarquable (prenez 30 secondes pour écouter ce qui suit!):

bruits de canopée

Papa croise des personnes apprêtées plus pour la messe dominicale que pour une remontée de 400m verticaux en escaliers, avant de comprendre qu’un train à crémaillère remontera le bétail épuisé à son point de départ.

La foule est donc bigarrée et cosmopolite, les gens regardent (stare at) Papa, ainsi que ses bâtons déployés, avec un air bizarre. Peu importe, il est français, et c’est donc lui qui a raison!!! Au chemin fédéral succède celui des Dardanelles, et Papa pousse jusqu’à la forêt de Leura, où l’on ne plaisante pas avec les personnes qui ne remontent pas leurs détritus avec eux,

(ceux qui jettent leur détritus seront tirés à vue)…

La remontée commence alors, les marches de fer succédant aux marches de pierre. les arbres sont plus beaux les uns que les autres, et Papa les caresse souvent. L’eucalyptus est un bois sans écorce, d’une douceur tout à fait remarquable, et très agréable au toucher. il est également très photogénique,

surtout vu à la loupe…..

Un petit crochet vers les chutes de Leura clora la balade,

avant de reprendre ce train interminable qui me ramènera mon Papa dans un Sydney pluvieux, une fois n’est pas coutume…..

So long folks!!!!

Le zoo!!!

Oups, je crois que j’ai un peu de retard dans mes publications… mais, on n’a pas que ça à faire ici: les jeux, la plage, apprendre l’anglais et … le zoo.

Allez, même si Maman est mauvaise langue en disant que ce que j’ai préféré, c’était le télécabine (un Poma, de Grenoble, oui messieurs-dames) et les canards (ah, ceux là made in Australia), je vous mets quelques photos.

Si vous voulez en voir plus: sur Picasa (si vous n’avez pas le lien, envoyez un mail à Maman!)

SYDNEY

Nous voici, avec PaMan, à Sydney, dans les Nouvelles Galles du Sud australiennes, pour un séjour de 12 semaines.

Nous ferons ici 2 échanges, et avons également inclus dans ce temps un troisième dans les îles Cook, où nous resterons une quinzaine de jours. Vous imaginez ma joie de me rendre dans un archipel dont le nom me rapproche de ma paAAAassion pour la nourriture….

Le chauffeur de taxi qui nous a conduit de l’aéroport à notre domicile temporaire a eu quelque difficulté à saisir à la fois la longue pause professionnelle de Papa et Maman, mais aussi le concept d’échange de maison; il nous aura demandé jusqu’à notre destination à quel hôtel nous descendions…

Nous nous retrouvons donc pour cette première moitié de séjour dans les Nouvelles Galles du Sud en plein centre de Sydney, dans le CBD, ou district financier. Les tours de bureaux côtoient les tours d’habitation, et nous jouissons, de notre 23ème étage, d’une vue extraordinaire…

Je me sens super à l’aise avec tout le monde, mais PaMan ont quant à eux l’impression de se trouver sur une autre planète, celle des millionnaires…. Et c’est sans doute le cas. D’ailleurs, ils ont enlevé quelques tableaux et bibelots qui leur paraissaient dignes de figurer dans un musée plutôt que dans un appartement afin d’éviter une catastrophe….

Comme si je touchais à tout……

Les voisins sont donc des yuppies, et nous n’avons pour le moment noué aucun contact. J’ai l’impression que ça va durer. Pour la vue, donc, note maximale, mais pour les rapports humains……

L’immeuble est la dernière construction moderne avant d’entrer dans les Rocks, le plus ancien lieu de colonisation européenne en Australie, et le contraste est saisissant. Marcher une centaine de mètres vers le sud nous emmène dans la vie trépidante de tous les quartiers d’affaires du monde, parcourir la même distance vers le nord nous fait aussi voyager dans le temps, et ce sont les maisons victoriennes à deux étages qui se succèdent, puis des docks en cours de réhabilitation, puis le célèbre Harbour Bridge, le « cintre », comme le surnomment les Aussies en se moquant de sa forme caractéristique.

Cette fin d’automne austral est douce, le temps est magnifique, et nous avons donc pris le temps, pour commencer à découvrir cette ville à mon rythme. Le réseau de transport en commun est très développé, et nous l’utilisons pleinement, puisque nous n’avons pas d’échange de voiture cette fois-ci. Entre bus et ferries, nous visitons les quartiers les uns après les autres, et constatons que, comme souvent dans le monde anglo-saxon, traverser une rue peut revenir à franchir une frontière, architecturale, de langage ou de richesse.

Les rencontres se font également à mon rythme, et grâce à moi, YES!, et donc souvent sur les bancs bordant les aires de jeux pour enfants. Les enfants, sont des clefs magiques pour nouer des liens et entamer des conversations, ils éliminent tensions et craintes. PaMan ne sont  plus des inconnus ou des étrangers, mais des parents…

Nous avons passé la journée d’hier avec Julie et Roger, qui nous prêteront leur maison à partir du 19 juin. Ils nous ont gentiment emmené faire le tour de Manly, le quartier de Sydney où ils résident, et nous avons mangé de la viande cuite au barbecue. Il faut que je vous dise que le BBQ est ici un sport national, on trouve des barbecues à gaz dans toutes les aires de pique-nique, prêts à être utilisés par tout un chacun. le gaz est fourni, le Aussies nettoient après leur passage, je ne vous raconte pas le même genre de chose en France…….

Nous nous sommes tous tout de suite mutuellement plus, les Dawson sont aussi de grands voyageurs, ils sont cool, et nous avons compris ce qu’ils nous disaient, car ils sont britanniques et non australiens d’origine…..

Nous nous revoyons la semaine prochaine chez nous, PaMan leur prépareront un « vrai repas. J’espère qu’ils auront la patience d’attendre un début de dîner à 20h00, eux qui en général passent à table autour de 18h00!!!!

Je vous reparle bientôt, nous avons une semaine chargée, et mes yeux de petite fille s’alourdissent…………….

Warmest from Down Under,

Alix.