A DAY @ THE MUSEUM….

J’en connais qui pensent que l’art moderne devrait se vendre au kilo, mais PaMan aiment, et je les suis….

Nous avons donc visité une exposition baptisée « De Picasso à Warhol » à la WA Gallery, à Perth. Nous y somme allés en train, j’étais ravie, puis nous avons marché les quelques mètres qui nous séparaient du musée pour constater que la gare est au coeur du hub culturel de Perth, avec la bibliothèque de l’état, les différents musées, des places regorgeant de sculptures, des aires de jeu dédiées à la musique, etc….

La WA Gallery en elle même est gratuite, seules les expositions temporaires sont payantes (pour les vieux, bien sûr, moi, je ne paie rien…).

Nous arrivons donc dans le saint des saints, et je commence à me gratter la tête en demandant à PaMan de m’expliquer ça:

« L’univers est réel, mais nul ne peut le voir. Il doit ainsi être imaginé. Une fois qu’il a été imaginé, l’on peut alors le reproduire de manière réaliste. »

PaMan se creusent pour tenter de comprendre l’idée, avant de me dire que je suis un peu trop jeune pour entendre le concept….. qui ferait un parfait sujet de dissertation, d’après moi…

Les murs sont ainsi remplis de tableaux tous plus beaux les uns que les autres, et Papa s’improvise prof d’art, en tentant de m’expliquer la baigneuse,

Puis nous tombons en arrêt sur des mobiles de Calder, que j’adOOOOOre, parce qu’ils bougent, évidemment,

Mais surtout par que l’un d’eux ma rappelle la neige et mes montagnes. C’est ensuite les oiseaux de Brancusi qui m’interpellent,

Ainsi que de nombreuses toiles de Fernand Léger, dont je pense que je pourrais les reproduire d’ici mon entrée au CP……

Papa doit ensuite trouver des trésors de vulgarisation pour m’expliquer que cette pelle à neige,

Est une oeuvre d’art, j’avoue que le concept de subversion artistique me dépasse quelque peu….!!!!!!

Comme l’heure du déjeuner approche, nous arrivons à point nommé en face des soupes Campbell de mon pote Andy!!!! Je n’ai que l’embarras du choix! Celui-là, c’est vraiment mon préféré, il a vraiment su me parler au travers de son art……

Enfin voilà, j’ai désormais la preuve qu’il pleut aussi en Australie Occidentale, puisqu’on y trouve des musées!!!

A bientôt,

Alix!

HEADING SOUTH!!!!!!!!!!

Comme je vous l’annonçais il y a peu, j’adore tant camper que nous sommes repartis pour un tour! Cap au sud, cette fois-ci, avec une descente le long de la Limestone Coast, en Australie Méridionale, et le point d’orgue de ces 6 jours, la Great Ocean Road, dans l’état de Victoria, et les 12 Apôtres….

Nous partons dans un campervan tout neuf (127000km au compteur, une fin de rodage pour un Toyota!), beaucoup plus spacieux que notre précédent carrosse. C’est aussi un duplex, mais sa configuration fait que PaMan vont pouvoir dormir ensemble, à ma grande déconvenue…. Je ne tarde pourtant pas à apprécier ma nouvelle chambre, certes petite,

Mais tout à fait marrante!

Le temps est breton, et nous avons toutes sortes de conditions météo qui se suivent sans se ressembler toutes les heures. Notre première étape, Meningie, est ainsi rejointe, puis dépassée sous une pluie battante, PaMan décidant de tenter notre chance un peu plus loin, dans un port du nom de Kingston S.E., où nous accostons à la nuit tombée, après une somptueuse promenade le long d’une lagune côtière du côté de Salt Creek (8 habitants, en comptant les moutons….).

Qui dit arc-en-ciel dit pluie, et nous nous faisons bien rincer au début de la promenade. Le vent souffle ensuite suffisamment pour sécher nos vêtement avant la fin du circuit, qui ne fait que 4km!!! Au programme, lumière magnifique, cygnes noirs, pleine lune, kangourous et daims!

Kingston S.E. est célèbre pour son homard géant, qui répond au doux nom de Larry. Lorsque nous demandons, le matin venu, où se trouve le homard en question, le manager du camping nous regarde en se demandant si nous nous moquons de lui, puis nous dit en rigolant que personne ne peut le louper….

Un homard de 18m, ça existe, ça existe!!! Il paraît que son concepteur a donné des plans avec des pieds pour unité de mesure, et que le fabricant a lu des mètres, d’où une taille finale 3 fois supérieure à ce qui était prévu….

Nous suivons toute la journée la côte, qui tient son nom du calcaire dont elle est formée, sanctuaire pour de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs, dont des centaines de pélicans.  Nous déjeunons à Robe, port de pêche aux 2 visages. La plage que nous avons devant les yeux au pique-nique est ventée, mais la mer est calme. Deux kilomètres plus loin, la mer ouverte offre un tout autre spectacle….

L’océan est déchainé, il pleut et il vente, c’est magnifique…

Une gravel road nous secoue jusque notre prochain port, le bien nommé Beachport. La promenade du jour ne sera pas longue, mais le vent nous cingle du début à la fin. J’ai mon bonnet, ma capuche par dessus, mes mains dans les mains de PaMan afin que les leurs en réchauffent les miennes, mais la jetée vaut le détour, comme cette atmosphère de fin du monde….

Un avis de coup de vent est annoncé pour la nuit, et nous réfugions donc dans un camping, calés entre 2 cabines, pour nous protéger des rafales…. qui ne viendront jamais….

La météo est la science du temps qu’il aurait dû faire, le saviez-vous?

Beachport offre une route côtière magnifique, et nous ne regrettons pas cet arrêt. Nous avons du mal à imaginer cette station balnéaire endormie pleine à craquer de touristes en plein été!

Après avoir rejoint l’intérieur des terres et Mont Gambier, nous passons la frontière entre l’Australie Méridionale et Le Victoria, avançant par la même occasion nos montres de 30min, pour aller visiter les Princess Margaret Caves. PaMan n’ont jamais fait de telle visite, moi non plus, vous vous en doutez, et nous plongeons donc vers l’inconnu, c’est le cas de le dire!

Le spectacle qui nous attend dépasse de loin toutes nos expectations, et j’en oublie même de réclamer mon dessert, que nous n’avons pas eu le temps de prendre! Les stalactites, les racines calcifiées, les couleurs, les formes, tout est complètement fou,

Et nous voyons même des ni-ni, formations calcaires ni montantes ni descendantes, obéissant aux lois de la capillarité, et non à celles de la gravité.

Les routes du Victoria sont dans un sale état, mais nous arrivons tout de même à la tombée du jour à Port Fairy, à temps pour apercevoir une baleine australe, une plage magnifique, et un couple d’australiens sympa avec lesquels nous taillons une bavette. La ville est ancienne, c’est un port baleinier reconverti dans le tourisme, qui passe de 2000 habitants en hiver à plus de 40000 en été (festival Folk oblige!)….

Le lendemain, les baleines australes sont fidèles au poste, proches du bord, en se faisant dorer le bidon…

Savez-vous que ces australes, en anglais, s’appellent Southern (jusque là, rien que très logique…) Right? Right veut dire correct, et elles doivent cet épithète aux chasseurs de baleines, qui les trouvaient correctes, dans la mesure ou elles ne cherchaient pas à sonder lorsqu’elles étaient harponnées, et que leur cadavre flotte, plutôt pratique pour un baleinier… Triste anecdote, j’en suis encore toute éplorée…

Mais voici que nous approchons de la Great Ocean Road, une portion de route de 236km qui longe de fabuleuses falaises calcaires avant de rejoindre Melbourne. Le spectacle est saisissant, le calcaire est attaqué par une énorme houle venant de l’antarctique, mais aussi par les infiltrations d’eau de pluie, détachant ainsi de nombreux blocs qui deviennent îlots, ou formant de somptueuses arches au-dessus de l’océan.  Tout est en perpétuel mouvement, comme ce « London Bridge », ici avant 1990,

Et après….

Deux touristes ont eu la surprise d’assister à l’événement, et l’obligation de se faire hélitreuiller, puisqu’ils se étaient du désormais mauvais côté……

Nous nous arrêtons très souvent pour admirer grottes, plages, falaises, et achevons finalement notre périple devant les 12 Apôtres, qui ne sont que 7, pour assister à un sublime coucher de soleil. Le paysage comme la lumière sont hors du commun, et nous en prenons une fois de plus plein les mirettes.

Nous trouvons avec un peu de difficulté un caravan park ouvert (nous sommes pourtant Samedi soir, le premier jour du printemps, qui tombe ici un 1er septembre), et dégustons un excellent repas au pub du coin, fort fréquenté et fort bruyant…

Le retour se fera un peu à marche forcée, puisque nous mettons 2 jours remonter ce qui nous a pris 4 à descendre! Nous faisons néanmoins une heureuse rencontre à Naracoorte, région vinicole,

En la personne de Marc et Sue, nos voisins de camping qui s’avèrent aussi être nos voisins à Kingston Park! Nous dînons ensemble (2 restaurants 2 soirs de suite, j’adOOOOOre), et c’est eux qui nous fourniront, le matin venu, le cintre qui permettra à Papa d’ouvrir le campervan, verrouillé et avec les clés à l’intérieur……

Mon Papa, c’est le plus fort…..

Maman aide beaucoup Papa à la navigation, il ne s’agirait pas d’oublier de tourner à droite dans 206km!!!!!!!………..

On se reparle depuis Perth!!!

Au fait, pour plus de photos: cliquez ICI

J’ADORE LE CAMPING…..

Savez-vous que les japonais fabriquent des moteurs robustes? PaMan ont loué un campervan, et ce dernier affichait…..

A moins que le compteur en question n’en soit à son deuxième tour!!!!!!!…….

Bref, le moulin a tourné comme une Seiko, et nous avons passé une semaine merveilleuse dans notre maison à roulettes.

Nous avions dans l’idée de passer la moitié du séjour dans une chaine de « montagnes » (1172m d’altitude pour le plus haut sommet….) nommées Flinders Ranges, et la suite en direction d’une ville répondant au drôle de nom de  Broken Hill, dans les Nouvelles Galles du Sud, célèbre pour ses couchers de soleil, ses galerie d’art et son isolement…

Et nous sommes littéralement tombés en amour avec notre première étape, où nous sommes donc resté la semaine!!!!!!!!!

Confortablement installée dans mon siège bébé (une constante dans ce voyage, où tout change, sauf ce siège!),

Papa enchaine les kilomètres dans des conditions pour le moins humides et ventées…. le fardage du véhicule ne joue pas en notre faveur, et les rafales nous déportent joyeusement… mais notre première étape est finalement atteinte, Melrose, nous voici! Un goûter

Précède une première randonnée (j’ai énormément marché cette semaine) qui nous emmène sur les flancs du Mount Remarkable, où nous croisons les habituels kangourous,

Puis la pluie nous pousse à nous réfugier dans l’unique l’hôtel du village, où nous taillons la bavette avec d’autres touristes. Ces australiens profitent de leur retraite pour découvrir leur pays, qui je le rappelle est aussi grand que l’Europe de l’ouest…. Ils partent souvent 6 mois, qui en caravane, qui en train ou en voiture, souvent le long des côtes, pour se récompenser d’une longue vie de labeur. PaMan s’habituent peu à peu aux accents des locaux, et les conversations se déroulent jusqu’à la nuit, et le moment de rejoindre le camping, et ma chambre…

Je commence ma nuit comme d’habitude, mais PaMan, au coucher, considèrent qu’il fait un peu frisquet, et qu’il serait sans doute judicieux de partager nos chaleurs humaines! Je descends alors d’un étage, et nous dormons tous les trois (enfin, je dors, tandis que PaMan tentent de dormir, il paraît en effet que je bouge beaucoup!) dans le même lit! Trop chouette, j’adore le froid, moi!!!!!!!!!!

Une longue route nous attend encore aujourd’hui pour rejoindre le parc national des Flinders Ranges, où nous passerons donc 3 nuits, au lieu d’une seule prévue. Nous faisons halte à l’Alligator Gorge, dans laquelle nous descendons. Le nom de Narrow Gorge est mérité, isn’t it???

Maman donne l’itinéraire à Papa, c’est tout droit!

Et nous nous approchons de notre but en atteignant les Arkaroo Rocks, un haut lieu de culte aborigène, où nous découvrons au détour d’un chemin de magnifiques peintures rupestres, accompagnées de sculptures dans la sandstone.

Ma découverte de la faune locale se complète par l’observation d’émeus, qui paissent tranquillement à quelques mètres de la route et du camping!

Je partage pour cette deuxième nuit mon lit avec Maman, et mes Doudous, bien  sûr, tandis que Papa dort seul au rez de chaussée….

PaMan ont décidé de pratiquer la garde alternée. En effet, Tandis que l’un fera une randonnée pour adulte, l’autre s’occupera de moi, en marchant sur des distances et des dénivelés plus en accord avec mon âge (j’ai bientôt 3 ans!).

Papa s’offre ainsi le plus haut sommet des Flinders Ranges, qui s’atteint après une longue et belle approche, et offre une vue spectaculaire sur Wilpena Pound, une formation géologique ressemblant à une immense baignoire, avec une seule entrée, et des bords abrupts,

Ainsi que sur des lacs salés, éloignés de centaines de km. A ce sujet, le lac Eyre, à sec la plupart du temps, s’est rempli d’eau pour la première fois depuis une cinquantaine d’années et, croyez-le ou non, des pélicans étaient sur place avant que l’eau n’apparaisse, pour profiter d’un festin composé de crevettes qui, enfouies dans la terre, se réhydratent et reprennent vie lorsque l’eau est présente…… Si j’ai bien compris les propos de mon interlocuteur, qui avait un fort accent d’Australie Occidentale……

Pendant que Papa se balade, je randonne avec Maman, et aligne mes 7,2km  à pied sans broncher. Mes performances sont remarquées par tous les autres marcheurs, qui me trouvent courageuse, en plus bien sûr de me déclarer « cutty »!

Bon, vous vous doutez que les siestes qui suivent mes exploits sportifs sont en rapport, je me suis même endormie une après-midi jusqu’à 18h00!!!!! J’ai alors pris mon goûter et mon dîner presque simultanément!!!

Le lendemain, nous choisissons de prendre la maison, enfin, la voiture, enfin, vous m’avez comprise, et de voyager dans le temps. Une piste permet en effet de découvrir différents âges géologiques de notre bonne vieille Terre… Nous sommes malheureusement freinés dans notre élan par la condition des pistes, et par la présence de gués qui nous paraissent difficilement franchissables avec notre véhicule. Nous nous replions sur un bord de rivière asséchée,

Où les eucalyptus rivalisent de grosseur et de bizarrerie,

Pour un déjeuner, une sieste et une balade au milieu des kangourous, des émeus et de magnifiques paysages…

Le retour vers le camping, au crépuscule, nous emplit les yeux d’une beauté sauvage, en couleurs chaudes de fin de journée, kangourous et émeus par centaines, et quelques saluts adressés aux rares véhicules croisés. Un grand moment, indescriptible, simple et émouvant (les émeus, ça m’émeut….).

L’étape suivante nous ramène au Mount Remarkable National Park, où nous passons une nuit des plus tranquille, avant de faire une randonnée de 8km, oui messieurs dames, 8km à marcher comme une grande, en chantant souvent, en cherchant des kangourous et en trouvant ce que PaMan pensent être des morilles,

Une belle cabane de berger,

Et un lookout qui ne donne sur rien, les arbres ayant trop poussé pour laisser une vue sur quoi que ce soit……

Notre route du retour traversant quelques vignobles, PaMan dégustent quelques bons vins, et nous nous arrêtons pour la nuit dans la Clare Valley, dans un trou perdu (aussi perdu que Bâle…) où les locaux parlent d’une manière encore plus incompréhensible qu’ailleurs, rendant toute conversation impossible…..

C’est pourtant là que Papa tombe en arrêt sur ce qu’il voudrait être sa future voiture de fonction, un magnifique pick-up V8….. Je ne suis pas sure qu’Olivier soit ok, mais bon….

Et le retour se fait sous une pluie battante, qui ne nous a guère quittée depuis notre retour…..

EH! EH!, quand repartons-nous, j’ai bien rigolé!!!!!!!!!!!!!!!!!!

LE CONCEPT DE SOUS-ENSEMBLE…

J’ai appris le concept de sous-ensemble. Ce n’est pas à proprement parler au programme de la petite section de maternelle, mais je vous explique. Il s’agit simplement de prendre des vacances, en vacances! Vacances, ensemble, vacances pendant les vacances, sous-ensemble. Fastoche, non?

Nous sommes donc allés à Kangaroo Island, KI pour les intimes, et pour la suite…. Cette île a été découverte à quelques jours d’intervalle par un français du nom de Baudin, et un anglais, Mathew Flinders. Du premier, elle a gardé de nombreux endroits aux dénominations francophones, et du second, le fait qu’elle se situe en Australie!

Pour plus de photos: ici

Nous nous levons donc au petit jour pour aller prendre un ferry qui nous fera traverser les 14km qui séparent l’île du continent.

Surnommée les Galapagos australiennes, KI est un sanctuaire pour nombre d’animaux à plumes, à nageoires et à poils. Elle mesure 160km de long, mais ne compte que quelques milliers d’habitants, ce qui la rend tout à fait remarquable. Nombre d’espèces endémiques survivent ici, tandis que d’autres animaux, réintroduits, y trouvent un havre de paix.

PaMan ont choisi de rester 4 jours sur l’île, ce qui devrait nous permettre de prendre notre temps, et de ne pas rater trop de belles choses.

C’est la morte saison, et nous ne croisons pas grand monde…. La voiture de Peter étant immatriculée dans l’état, les locaux nous disent bonjour de la main!

Les routes bitumées ne sont pas nombreuses, nous empruntons donc rapidement des pistes, avec notre Honda, qui, si elles sont tout à fait carrossables par temps sec, sont quelques peu glissantes et boueuses lorsqu’il a plu, ce qui est évidemment le cas….

Papa conduit donc sur des oeufs, et à une allure de bon père de famille, qu’il est d’ailleurs.

Première étape, le cap Willoughby, et son phare. Nous nous promenons dans la lande autour du phare, qui abrite des moutons et de somptueux blocs granitiques recouverts d’un lichen orange,

Avant de prendre un pique-nique réparateur (vous me connaissez), et de repartir vers l’ouest, en direction de notre première étape, l’hôtel Ozone, à Kingscote, le principal village de KI, où les rues ont des noms français, et où nous avons prévu d’aller voir…. des pingouins!

Ce soir, en effet, je me couche tard, et je vais voir ces volatiles, à leur retour de la pêche!

Comme vous ne le voyez pas, puisqu’il fait nuit, et que la lumière rouge qui éclaire les pingouins est très peu photogénique, nous avons même la chance de voir une maman nourrir ses petits. Ils mangent vraiment goulûment, je me demande à qui ils me font penser…… Notre hôtel est quasi désert, quelques italiens fraichement mariés y sont en lune de miel…. Après un petit déjeuner dans la chambre (PaMan ont tout prévu, je mange des céréales comme à la maison!), au moment d’embarquer dans la voiture pour de nouvelles aventures, Maman aperçoit des…trucs, disons, qui flottent dans l’eau. Papa déclare qu’il s’agit de bois flotté, mais Maman insiste, ça bouge! Ce sont des phoques, qui nagent sur le dos, une nageoire leur servant de voile! Trop cool, cette île, non?

Nous continuons notre route (notre piste, plutôt), en suivant la côte nord de KI, et nous arrêtons à Stokes Bay, où la plage s’atteint après avoir franchi un étroit défilé, où je me sens beaucoup plus à l’aise que PaMan!

Suivent quelques magnifiques plages qui, sous le ciel chargé, nous offrent un panorama vraiment exceptionnel. Nous déjeunons à Snelling Beach, avant de continuer vers le cottage que nous avons réservé pour la nuit, qui se trouve être une ancienne cahute de gardien de phare, je vous le donne en mille, près du phare du Cape Borda, à l’extrême ouest de KI.

De coucher de soleil, point (il pleut), mais des kangourous, plein. En sortant de ma maison du jour, je me retrouve nez à nez avec un kangourou, qui porte son petit dans la poche (délire, non?), et nous nous toisons du regard, elle et moi aussi étonnées par nos particularités respectives.

Le gardien du phare, qui m’a à la bonne, pense me faire plaisir en voulant jouer du canon à 6.00pm pétantes (c’est LE cas de le dire), et nous nous retrouvons en sa présence, pour signaler aux kangourous du coin qu’il est l’heure de dîner… le vacarme est assourdissant, et j’avoue que je suis pétrifiée, autant que le gardien est hilare, et satisfait. Il a fait le compte à rebours en français, et adore faire péter son canon, ce n’est pas tous les jours qu’il voit du monde, situation dans laquelle il se complaît parfaitement…..

La nuit dans ce lieu perdu est magnifique, nous voyons la voie lactée derrière la maison, et nous quittons au matin le cap sous un magnifique arc-en-ciel, direction l’est, puis le sud, après une balade prévue à la Ravine des Casoars (en français dans le texte) qui sera écourtée pour cause de pluie battante…. Nous arrivons à l’heure du déjeuner dans le Parc National de Flinders-Chase, le point d’orgue (supposé) de notre séjour ici. Je ne tarde pas à m’endormir pour une sieste bien méritée dans la maison du jour, qui répond au doux nom de Postman’s cottage, est se trouve être 4 murs et un toit,

Doté d’un intérieur succinct….

J’adOOOOOre!!!!!!

Papa a eu la bonne idée de prévoir une balade au cap du Couedic (nous ne sommes pas en Bretagne, malgré le temps et les noms des caps…), où nous attendent un phare,

Des rochers remarquables,

Et en théorie, une colonie de phoques…… La mer est démontée, et le soleil nous offre au détour de la route un panorama que j’aurai du mal à oublier. PaMan se regardent sans un mot, j’en déduis la signification du mot beauté absolue…

Une promenade en bois coule doucement vers la côte, et nous commençons d’apercevoir (et de sentir) des phoques, qui se reposent sur des rochers au bord de l’eau. Des bébés s’ébattent dans des piscines naturelles, à l’abri de la houle qui déferle brutalement sur les rochers.

Au détour du chemin, Admiral Arch s’offre alors à nous…. Les anglais disent « jaw dropping », et ils ont raison. PaMan m’avaient vaguement parlé d’une arche, mais là…. nous sommes passés dessus sans nous en rendre compte, et l’effet de surprise est absolu, tout comme l’immensité, la sauvagerie, la lumière, la beauté, le bruit, ….

L’endroit est beau, simplement. Les phoques s’ébattent, se reposent, nagent dans ce paradis sur terre, et nous en prenons plein les mirettes…. Nous sommes heureux d’être là, et sentons aujourd’hui plus que d’habitude la chance que nous avons….

Un court trajet en voiture nous emmène ensuite vers les Remarkable Rocks, une autre curiosité de KI. Le soleil se couche tranquillement, la lumière est fantastique. Ces blocs de granite ont été érodés par la mer de façon….. remarquable….

Ils ont au crépuscule des formes et des couleurs envoutantes…

Nous cédons aux sirènes des photos (que nous trouvons) drôles,

Mais l’émotion est là…. Je suis une petite fille HEUREUSE!!!!

La nuit passe, je rêve que Papy Roland m’emmène au ski, tandis que PaMan songent qu’ils n’ont jamais vu d’endroit aussi beau que celui-ci….. Nous quittons le Parc au petit matin, pour passer notre dernière journée sur KI, en direction de l’est, et de Seal Bay. Au passage, nous pouvons admirer quelques koalas,

Et le ranger nous raconte que 18 individus ont été réintroduits dans l’île il y a des années, et que 27000 koalas  y vivent aujourd’hui, imprimant une trop importante pression sur les quelques espèces d’eucalyptus (6 sur un total de 500) qui sont comestibles pour ce marsupial……..

Seal Bay, comme son nom ne l’indique pas, abrite une colonie d’otaries (« sea lion » en anglais, « seal » signifiant « phoque »), et nous nous promenons au bord de la plage, en admirant des petits tétant leur mère,

Ou jouant sur la plage,

La vue plonge sur un squelette de baleine australe, autour duquel paressent quelques otaries.

Ces bestioles ont un emploi du temps très défini, 3 jours en mer pour manger, et 3 jours sur terre pour se reposer. Je suis étonnée de constater que, à défaut d’être élégants, ces mammifères marins sont plutôt agiles sur la terre ferme. Ils se déplacent facilement, et rentrent dans les terres sur plusieurs kilomètres pour s’abriter des rigueurs hivernales.

Notre périple s’achève après l’ascension de Prospect Hill, qui nous offre un panorama de 360° sur KI, sur les traces de Flinders et Baudin,

Le ferry nous dépose sur le continent alors que la nuit est bien tombée, et Papa nous ramène tranquillement (les kangourous sortent la nuit, et la prudence est donc de rigueur) à la maison…..

Que d’émotions, et dire que nous repartons en camping car dans quelques jours!!!!!!

CHUI TROP CONTENTE!!!!!!!!!

J’ai de nouveaux copains…

Nous voilà à Adelaide, et en attendant un récit plus détaillé, voici la photo de mon nouveau  copain:

Moi qui croyais qu’un kangourou avait le poil dur… hé ben non, tout doux… je l’aurais bien pris comme doudou mais Papa n’était pas d’accord.

Du coup, j’ai essayé d’adopter plus petit:

Mais bon, des pingouins (enfin des statues) dans l’avion, ça ne passait pas non plus…

Tant pis, je ne m’avoue pas vaincue… la prochaine fois, on va voir des koalas: j’en glisserai un dans ma poche…

ET PENDANT CE TEMPS LA, MAMAN VA VOIR DES BALEINES

Chacun ses moments, c’est comme ça qu’on organise nos vacances, et ce matin, c’est au tour de Maman de prendre son appareil photo et son ciré (j’exagère? un peu, c’est vrai…) pour aller voir des baleines! et en plus, AVEC CALEB, mon super pote! Allez, ok, je le prête à Maman pour la journée, surtout qu’il viendra par conséquent manger chez nous à midi. Bientôt 30 ans, et jamais fait un tour de Whales Watching! Dingue, non? Heureusement que les touristes sont là pour l’emmener!!!

Pour la petite histoire, entre Juin et Octobre, les baleines remontent vers le Nord, au chaud (hé oui, tout est inversé ici) pour avoir leurs petits bébés (2 tonnes), leur apprendre la vie pour redescendre ensuite vers le pôle Sud. Elles passent donc le long des côtes Australiennes, pour notre plus grand bonheur.

Résultat de la matinée: 6 Humpbacks, 3 dauphins, 1 pingouin, 1 albatros et de magnifiques souvenirs:

ok, les 3 premières ont été prises par Maman, les 3 suivantes, par le monsieur sur le bateau… et les 2 dernières, vont plus loin dans l’article, mais je n’arrive pas à les supprimer d’ici 😉 Sorrrrryyyyyy

Et ce qu’il y a de magique à Sydney, c’est qu’elles font partie de la vie quotidienne…:

Cette année, une baleine est venue mettre bas dans le port de Sydney,

une est venue nager avec les first time swimmers (les courageux qui se baignent à 7h du matin, tous les jours de l’année),

une est venue faire du surf à 100m des côtes (regardez derrière la vague, sur la droite, c’est bien une baleine, une « southern right », assez rare):

 Maman est aux anges 😉

UNE JOURNEE AU ROYAL NATIONAL PARK….

Les Britanniques ont été parmi les premiers à mettre en place un système de parcs nationaux, le saviez-vous? En 1876, ils décident de protéger toute une zone qui se trouve au sud de Sydney, et la baptisent « The Royal National Park ». Vous vous demandez peut-être pourquoi je parle des anglais, mais l’Australie n’est indépendante que depuis 1901!!!

Nous avons donc pris la voiture, et, à une heure de cette ville de 3,5 millions d’âmes, nous nous trouvons perdus pas tout à fait au milieu de nulle part (nous voyons en effet les gratte-ciel au loin) dans un site magnifique, mélange de bush et de forêt d’eucalyptus, bordé par la Mer de Tasmanie qui vient saper de hautes et somptueuses falaises de « sandstone ».

Après un arrêt au centre d’information, où nous verserons cette fois-ci notre dîme (nous avons resquillé, en bon français, lors de notre dernier passage….), et demandons conseil à un ranger, qui nous indique une promenade qui sera dans mes cordes (je marche maintenant jusqu’à 5km, les amis!) et néanmoins belle. Nous ne serons pas déçus.

Nous attaquons par un chemin carrossable qui manque singulièrement d’intérêt, mais bifurquons vite sur une sente étroite et sinueuse comme un film de Woody Allen qui nous emmène en bord de mer.

Nous nous dirigeons au son des vagues et des grenouilles qui pullulent par ici vers une charmante crique, où coule un filet d’eau.

J’ai la surprise d’avoir droit à un en-cas (PaMan se mettent parfois au goût du jour, en me donnant à manger entre les repas…..), pain et chocolat. Nous faisons la pause face à la mer, et Mickey, bien qu’il n’aie pas beaucoup marché, prend un repos réparateur sur un hamac de fortune, bercé par le vent et le bruit des vagues se déchainant contre les falaises.

Nous croisons âme qui vive, mais vraiment une seule, sur le chemin du retour, et pique-niquons dans un endroit magique, un calme lagon dans lequel se déverse la mer à marée haute (ce qui n’est pas le cas),

mais aussi une charmante cascade.

Ce parc est célèbre pour ses plages de surf, mais aussi pour les cascades, nombreuses à se jeter directement dans l’océan…

Ce jour, messieurs dames, j’ai décidé d’innover, et j’accepte donc de faire la sieste dans la voiture, allongée sur le siège arrière (pour ceux qui ont déjà sauté sur leur téléphone pour appeler SOS parents irresponsables, la voiture est aérée, à l’arrêt, et à l’ombre), pendant que Maman profite d’un temps de lecture, et que Papa complète sa journée par une heure et demi d’un magnifique bushwalking le long des falaises, à travers des paysages variés et des couleurs de roche dont l’intensité est étonnante.

Un petit arrêt gouter nous emmène dans une localité intégrée au parc, puis nous nous rentrons tranquillement, dans les bouchons de sortie de bureau, au rythme de nombreuses chansons et comptines récitées en choeur dans l’auto.

Oh, j’allais oublier! Pas un nuage, et 21°C au compteur….. Rude journée d’hiver.

Luv u,

Alix.