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CHASSEZ LE NATUREL…….
Il revient en prenant tout son temps. Après 7 mois de conduite à gauche, Papa a du mal à re-rouler à droite.
Tenez-vous le pour dit!
Alix.
LA TERRE DU LONG NUAGE BLANC
C’est le nom donné à la Nouvelle-Zélande par les Maori. Poétique, et plutôt vrai. Notre exploration de l’Ile du Nord se fait à un rythme plus lent et tranquille que notre découverte de l’Ile du Sud, comme vous avez pu le constater…. Nous profitons de la vie, tout simplement! Nous avons même le plaisir de retrouver et de passer la soirée avec Simone et Arend, un couple de hollandais que nous avions croisé à Te Anau, et qui nous accordent leur dernière soirée en Nouvelle Zélande!!!! Ils sont impressionnés, comme tout le monde, par mon talent à manger proprement, vous vous en doutez!
Nous allons ensuite passer une journée sur les plages du nord d’Auckland (côte est), et rejoignons la magnifique plage qui donne accès à Goat Island. Les paysages sont somptueux et, si PaMan avaient amené leur matériel de snorkeling (palmes, masque et tuba), et si l’eau avait quelques degrés de plus, ils auraient fait trempette dans cette réserve marine regorgeant de poissons de tous acabits.
PaMan pensent aussi à mon développement personnel, et j’ai donc droit de temps en temps à une petite lecture pour les enfants à la bibliothèque du coin, Saint Héliers, en ce qui nous concerne. Comme d’habitude, j’écoute attentivement les histoires racontées par une gentille dame, participe aux danses et chants, et suis même récompensée par plein de bulles de savon, soufflés par une étrange machinerie, j’adoOOOOore.
Et puis, nous sommes mis dehors!!!!! Je plaisante, évidemment!!!! Ashley avait oublié que sa fille arrivait d’Europe avant notre départ d’Auckland, et nous décidonc donc de concert d’aller squatter sa beach house, une résidence secondaire qui se trouve à 2 heures de route, sur la péninsule de Coromandel. Nous bouclons donc les bagages, et filons vers ce haut lieu de villégiature, 130 résidents à l’année, autour des 3000 pendant les vacances d’été, qui sont aussi ici les vacances de Noël!
La maison est marrante, je m’y plais tout de suite (un peu comme toujours, finalement), c’est une version réduite de la maison que nous avons habitée ces 10 derniers jours, avec la même construction en pin, le même sol en un genre d’aggloméré de bois -notre hôte était ingénieur chimiste dans l’industrie forestière- et surtout située à quelques mètres de la mer, et encore plus proche d’un fabuleux terrain de jeu.
Pas mal, non?
Nous avons entendu parlé d’une plage qui répond au doux nom de Hot Water Beach, et nous nous précipitons donc, en manque que nous sommes d’eau chaude (je vous rappelle que je n’ai pas eu d’été, mais que des hivers, printemps, automnes depuis mon départ…) pour cette « terre » promise, et arrivons…. à marée haute, ce qui rend le bain impossible 😦
Une rivière souterraine chauffe ses flots dans les entrailles de la terre, et resurgit au bord de l’eau. Mais ces résurgences ne sont accessibles que pendant 2 heures de part et d’autre de la marée basse! Nous décidons alors de poursuivre un peu notre route au nord de Coromandel Peninsula, en direction de Cathedral Cove, autre point fort de toute visite de la région. Une balade de 45min sur de petits sentiers côtiers nous emmène vers une superbe plage, où s’ouvre en effet….
Ces magnifiques arches, éperons rocheux, falaises qui, malgré l’affluence, nous séduisent en un rien de temps!
Après un bon petit repas dans un trou perdu, nous revenons donc sur nos petits pas pour nous tremper dans l’eau chaude…. Tiens, nous ne sommes pas seuls!
Chacun (sauf Maman et moi, qui squattons) a amené sa pelle, s’est creusé sa petite baignoire, mélangé l’eau de la source (64°C quand même) à l’eau de la mer (16°C), pour obtenir un mélange bien chouette. Papa trouve l’endroit trop bondé, mais c’est un rabat-joie, car moi, je trouve ça génial, et je me trempe pendant très longtemps, avec Maman!
Au retour, malgré une météo menaçante, Papa nous emmène à Opoutere, parait-il le secret le mieux gardé de ce coin de l’ile, une magnifique et interminable plage de sable blanc, où seules nos empreintes sont visibles!
C’est vraiment beau, et j’en profite pour écrire PAPA sur le sable, toute seule comme une grande!
Chui trop fière (mon paternel aussi, vous vous en doutez!!!)!!!!!!
Nous irons aussi sur les pas des chercheurs d’or qui, il n’y a pas si longtemps, creusaient à main nue de longues galeries du côté de Waihi; je ne suis pas rassurée, mais je tiens le coup, dans cette quasi totale obscurité!
Et puis bon, comme tout a une fin (et aussi que l’électricité dans la maison ne permet plus que de faire fonctionner le frigo…), nous devons prendre la route pour Auckland, d’où nous nous envolerons une première fois pour Sydney (manger, regarder des dessins animés), d’où nous repartirons pour Honolulu (manger, regarder des dessins animés, dormir), puis Kona (vol trop court pour faire quoi que ce soit, pas cool…), d’où je vous écris en ce moment, attablée face à l’océan Pacifique, au jacuzzi et à la piscine, dans laquelle je me trempe en compagnie de PaMan dès maintenant!
Pour voir toutes les photos de l’ile du Nord, c’est ICI
Je vous aime,
Alix!
KIWI KIWI, KIWI!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est le son que je produis lorsque je chante KIRI KIRI, KIRI la bouche pleine. Bref….. Vous vous êtes sans doute aperçus que je n’avais guère fait part de mes expériences sur l’île du nord, mis à part bien sur ma virée en bateau avec copains et copines…..
Je remédie donc à ceci, en vous racontant cela! Nous sommes arrivés sans encombre à la maison d’Ashley, qui n’est pas une dame, mais un joyeux et athlétique octogénaire, qui continue de jouer en tournoi, et est le champion de Nouvelle-Zélande des plus de 75 ans!
La maison est comme un chalet, tout en bois, et nous avons donc l’impression d’être un peu à la montagne, tout en pouvant jeter un oeil sur la mer!!!! Je me fais vite, comme d’hab, à mon nouvel environnement, et, trop cool, je me jette sur les nombreux -et anciens- jouets de la maison.
Nos premières impressions sont humides, et nous nous réfugions donc au musée d’Auckland, où nous assistons à une performance de danseurs et danseuses Maori. PaMan sont inquiets, en pensant que je vais avoir peur, puis que je vais m’ennuyer, mais je suis saisie par le spectacle, et en redemande! Pourtant, c’est vrai que ces messieurs chantent fort le HAKA (cliquez donc sur le mot, pour écouter un petit aperçu), et qu’ils peuvent paraitre impressionnants!
Je poursuis ma visite en entrant dans une hutte de cérémonie, et suis ébahie par la finesse des sculptures qui la décorent du sol au plafond….
Comme tout a une fin, la pluie s’arrête également (j’exagère, comme toujours, nous aurons vraiment été épargnés par le mauvais temps pendant ce séjour austral), nous commençons l’exploration de notre quartier, qui se nomme Saint-Hélier. Il n’y a pas que le capitaine Cook qui soit passé par ici, les français ont aussi bourlingué par ici, je vous le rappelle. Auckland est surnommée the City of Sails, et nous pouvons vérifier que cette dénomination n’est pas usurpée. Des bateaux de toutes tailles et de toutes formes naviguent sans arrêt dans les eaux protégées du Golfe d’Haruaki, l’ouverture occidentale du port d’Auckland.
C’est aussi dans ces eaux que les kiwis s’entrainent à essayer de récupérer la Auld Mighty, et même les italiens, avec leur clinquants catamarans « Prada », profitent des conditions, et des infrastructures!
Nous avons choisi, puisque nous avons un point de chute, de rayonner gentiment autour de la ville, et de BEAUCOUP moins rouler que lors de notre séjour sur l’île du sud. Nous suivons les conseils d’Ashley et du Lonely Planet, et allons visiter les plages de sable noir de la côte Ouest, Piha
Et Muriwai, où s’est établie une colonie -bonjour les odeurs- de fous de bassan.
Papa profite de cette journée pour aller faire du surf, et je suis de la partie!
Ces sorties à la journée sont vraiment chouettes, mais j’ai quand même vraiment envie de me rapprocher des volcans qui se trouvent au centre de l’ile, aux environs de Rotorua. Nous partons ainsi pour une balade de 2 jours, à la découverte de la côte de la Bay of Plenty (la Baie de l’Abondance, si vous préférez), en découvrant une somptueuse plage aux environs de Waihi.
Les odeurs de soufre nous prennent ensuite à la gorge, du côté de Rotorua, où nous passerons la nuit dans une YHA, en pensant à Mamie Roberte (qui était du voyage la dernière fois que nous avons fréquenté ce type d’établissement).
Si les volcans sont encore à une centaine de km au sud, nous avons prévu de passer une bonne partie de la journée à explorer les résurgences, cratères, piscines…. de Wai-O-Tapu.
Nous assisterons au jaillissement -très- programmé d’un geyser,
Puis ferons une tournée des merveilles que la nature a bien voulu faire remonter à la surface pour mes beaux yeux…. Le point d’orgue de la promenade est la Champagne Pool, où les couleurs sont incroyables.
Nous nous arrêtons sur le retour au bord d’une Mud Pool, où nous sommes d’abord interloqués par le BRUIT (cliquez aussi, c’est marrant!), puis par les odeurs, enfin par des grosses bulles de boue qui éclatent sous mes yeux effarés et jaloux…… je prendrais un bien un petit bain!!!!!!
Nous allons ensuite à la rencontre d’échangeurs avec lesquels nous avons failli échanger, mais qui nous ont gentiment proposé de passer un peu de temps ensemble, dans leur quartier de Devonport. Nous prenons le ferry depuis Auckland
Et passons donc la matinée en compagnie de Holly, qui parle un excellent français, et Peter, son architecte de mari, qui ont tous deux « fui » les USA en 1974, pour des raisons politiques (Nixon et Reagan se succèdent alors à la Maison Blanche…). Peter a même renoncé à sa citoyenneté étasunienne, pour marquer son choix…. Architecte, Peter nous montre donc les trésors que recèle Devonport, qui a su et pu garder ses maisons du début et courant du vingtième, sans céder aux sirènes des profits engendrés par de nouveaux complexes immobiliers, aussi grands que dépourvus d’âme (v’là que je deviens poétesse….).
Bon, je sens que j’ai atteint les limites de votre concentration, et je vous raconterai donc la suite (et fin) de notre séjour Kiwi dans un prochain billet. Il y sera question de plages de sable blanc, d’eaux turquoise, de Papa qui se baigne sans raison (enfin je veux dire sans être obligé de se mettre à l’eau pour sauver une vie!), de sources d’eau chaude dans lesquelles JE me baigne….. Accrochez-vous!
Je suis fière de mon cliffhanger, et je vous embrasse,
Alix.
Nous sommes célèbres!
Val, la maman d’Emma vient de faire un article sur nous, dans son blog de Maman.
Vous pouvez le lire à cette adresse: http://www.encoreunemaman.com/2012/11/quand-les-voyages-forment-la-jeunesse/
et par la même occasion, profitez de ce blog bien sympathique d’une maman québécoise, mais aussi Marnerotte (Marnaz, en Haute-Savoie si quelqu’un ne connait pas!)
MAGIQUE!!!!!……..
Hier, nous avons passé une journée Magique……. avec un M, car Magique est le nom du bateau sur lequel nous avons vogué! Je vous ai peut-être déjà raconté que j’avais rencontré Amélie au terrain de jeux, et que nos Mamans respectives avaient bien discuté, en français dans le texte, puisque Philippa a passé 3 ans à Paris. Une chose en entrainant une autre, nous avons donc été invités à passer la journée de samedi avec eux, et quelques amis. Le Papa d’Amélie a un catamaran, et il nous a ainsi emmenés sur l’île de Motuihe. Après une heure de navigation à la voile,
Nous avons mouillé dans la baie (abritée du vent et délicieusement chaude) de Takutairaroa (j’adoOOore ces noms maoris!). Naviguer sur un catamaran de 14 mètres revient finalement à voyager dans un appartement de 70m2, et je me suis bien éclatée avec les autres enfants, Amélie donc, mais aussi Blake et Wolf, un soixantaine de mois à eux 3.
Vous savez déjà que j’aime toutes les sortes de voyages, et je n’ai pas été déçue, il y avait BEAUCOUP à manger, et j’ai vraiment profité de toutes les opportunités qui s’offraient à moi…… Nous avons après déjeuner embarqué sur un petit dinghy, et avons rejoint la plage, tandis que Papa faisait le voyage en stand up paddle, sur une planche gonflable que venait d’acquérir Dave, le Papa d’Amélie.
J’étais tellement en forme que PaMan m’ont autorisée à ne pas faire la sieste, et j’ai donc profité de l’après-midi pour jouer sur la plage, la routine habituelle, châteaux de sable (noir), petit brin de baignade (19° d’après les instruments, beaucoup moins d’après Papa….), il y avait même une balançoire de fortune, qui m’a bien amusée, et aussi bien râpé le dos 😦
PaMan ont alterné – Maman évidemment avec succès- le stand up paddle. Il faut dire que Maman était particulièrement motivée, n’ayant aucune envie de tomber dans un océan aussi « glacial »……..
PaMan, c’est vraiment les plus forts!!!!
Nous avons ensuite réembarqué à bord de Magique, 
Et sommes rentré au port, au moteur, pour cause de vents contraires et de temps compté.
Quelle journée! On se reparle bientôt, je vous conterai mes aventures récentes, cascades, boue et volcans au programme!
Luv U, Alix.
Les photos de NZ, c’est ici!
Citation
IT’S RAINING AGAIN……
Je ne suis pas vraiment une fan de Supertramp, mais le titre s’impose. Bon, il est vrai qu’en décidant de visiter la côte ouest, nous ne mettions pas toutes les chances de notre côté, puisqu’il pleut ici environ 15000mm d’eau par an, record mondial parait-il, et que nous avons été servis….
Où en étions-nous restés? Oh, juste avant la pluie, en fait, alors que nous trainions un peu, en se disant que la météo avait l’air de s’améliorer. Nous nous dirigeons donc plus ou moins gaiement vers le Fox Glacier, une langue de glace qui descend à 250m d’altitude, et le déluge commence alors à s’abattre! Papa s’arme malgré tout de courage -et de sa Patagonia- pour affronter le chemin qui mène au pied du glacier.
Le retour se fait au pas de course, alors que Maman et moi lisons tranquillement de belles histoires de loup qui se prend pour un autre dans un camping car où règne une parfaite température….. Mon Papa arrive alors trempé, et, comme une erreur de paquetage l’a conduit à devoir survivre 19 jours avec un seul pantalon, il enfile un caleçon long, puis son short, histoire d’être présentable pour aller déjeuner au restaurant!
Nous tuons ainsi le temps au Lake Matheson, en dégustant un excellent et rassérénant gâteau au chocolat, puis filons vers le glacier suivant, qui répond au rugueux nom de Franz Joseph Glacier (baptisé du nom de l’empereur d’Autriche-Hongrie, d’après le souvenirs de PaMan), où nous arrivons sous une pluie tout à fait acceptable. La veste de Papa a pu sécher, les chaussures sont toujours trempées, mais une paire de chaussettes propres permet un relatif confort, pour aller rejoindre la base de ce second glacier du jour…..
C’est chouette! Mon premier glacier me laisse une impression bizarre, nous avons du pour l’atteindre traverser une forêt pluviale avec des fougères de 10m de haut!!!!
Nous commettons alors l’erreur de vouloir poursuivre la balade, et là…… Déluge n°2! Je cours pour essayer de suivre mon Papa qui, je cite, « en a ras le bol », et se fait pourtant doucher pour la deuxième fois de la journée!!!!! Re-essorage des chaussettes et du caleçon, tournée de sèche linge (heureusement que le camping est bien équipé) pour les vestes « étanches », et tournée pour nous trois, au bar du coin,
La ligne du bas aurait du nous mettre la puce à l’oreille!!!…..
Les prévisions météo du lendemain n’étant pas plus favorables, nous choisissons de ne pas attendre en « perdant » une journée jusqu’au retour du beau, et filons vers le nord, après un magnifique détour vers le hameau d’Okarito vers un autre point remarquable de la côte, les Pancakes Rocks. Vous vous doutez bien que je ne peux que saliver à l’énoncé de ce doux nom, j’en bqave siur le clacvier….
Une charmante route nous offre de somptueux panoramas sur la côte ouest, et ces fameux pancakes en dolomite (demandez à Tonton Eric pour les explications, PaMan n’ont pas l’air d’avoir trop suivi ce cours en sciences naturelles…), associés à une marée haute et à une houle puissante nous en font voir de toutes les couleurs….. La houle s’écrase sur les falaises, les blow holes soufflent leurs panaches de vapeur, les piscines naturelles résonnent d’un ressac assourdissant, tandis que sternes et autres mouettes se jouent des éléments pour se nourrir et nourrir leurs petits!
Un douloureux dilemme s’offre alors à nous, le temps commence à manquer, et nous devons gérer au mieux le retour vers Christchurch! Papa, qui trouve qu’il a déjà assez conduit, propose de retourner vers l’est via un col, d’y passer la nuit, de randonner un peu, avant de filer vers Christchurch, et de visiter la péninsule qui a vu l’arrivée des français en Nouvelle-Zélande, quelques jours trop tard, puisque les anglais étaient déjà en effet en train de planter le drapeau!!!!! Chui morte de rire!
Nous arrivons donc à l’Arthur’s Pass en fin d’après-midi, et randonnons à l’entour, pour admirer de belles cascades,
Puis nous installons sur le campground du Department Of Conservation, qui se trouve à quelques mètres de la voie de chemin de fer reliant Christchurch à Greymouth, et passe donc par le col, 920m d’altitude. Nous pensons être tranquilles, mais les trains se succèdent, et nous finissons par nous endormir tous ensemble, sous le maximum de couettes, car il fait froid, très froid. Papa se lève courageusement le lendemain pour faire chauffer mon bibi au bain-marie, et chauffer par la même un peu le camper (Papa a même imaginé ouvrir la porte du frigo pour réchauffer l’habitacle…)…. où il ne doit pas faire beaucoup plus de 0°C. Nous allons donc nous réchauffer autour d’un café et d’un cookie, avant d’entamer une jolie rando, par trop adaptée à mes petits pieds….
Nous entamons ensuite la redescente vers la côte est, et, après être passés par Springfield,
Nous roulons vers la péninsule qui nous accueillera pour une pénultième nuit de camping, à Ockain’s Bay, une magnifique plage, doublée d’un estuaire, où nous nous promenons longuement, avant un retour sur Christchurch et une escale tout à fait technique ménage, drop off du camper, etc…
Mais je dois quand même vous parler de notre visite d’Akaroa, une charmante petite bourgade nichée au bord d’un fjord, qui a donc vu arriver les français au 19ième, et capitalise BEAUCOUP sur cet événement. Les rues sont en (mauvais) français, les boutiques ont des noms (en mauvais) français, et ce sont les drapeaux tricolores qui flottent aux fenêtres, pour le grand plaisir des nombreux touristes…
L’endroit est néanmoins magique, calmement posé dans un espace temps différent du nôtre, avec de vieilles maisons, des rues piétonnes, une belle promenade au bord de l’eau.
Ces paysages bucoliques ont tendance à m’endormir, et c’est pourquoi je vous laisse, maintenant!
Alix.
VILLAGE GLOBAL (décidément!)……
12 Novembre, à Arthur Pass Village, 737m d’altitude, 100 habitants. Le froid est tel que PaMan décident de m’offrir un babyccino, qui d’ailleurs ici s’appelle un fluffy….. Papa, alors qu’il commande et règle au bar, entame la conversation avec un monsieur, qui s’avère être de Montréal, travailler pour l’organisme qui gère la distribution des alcools au Québec, et connaitre, pour avoir notamment voyagé avec elle lors d’une tournée des vignobles du bordelais, avec Valérie, la copine de Maman, et la maman de ma copine Emma, que nous irons visiter à Brossard au mois de février…..
Il ne manquerait plus que, le 24 Décembre, j’aille à l’aéroport d’Honolulu et que je par hasard tombe sur Papi Roland et Mamie Josette…..
Bises,
Alix!
LE SEIGNEUR DES AGNEAUX….
Mon apprentissage des jeux de mots continue, avec plus ou moins de bonheur, je vous en laisse juge(s)……
En tout état de cause, nos premiers jours sur cette île nous ont laissé pensé que: « oui, bon, des moutons, il y en a, mais pas tant », mais depuis 2 jours, nous ne voyons que ça! Et comme c’est juste la fin de la saison du lambing, nous voyons aussi beaucoup de petits agneaux tout beaux!
Pour cause de temps moyen dans les alpes, nous avons donc décidé de nous dérouter pour aller visiter la région des Catlins, située sur la côte sud de l’île du sud…. Nous sommes ainsi descendus à 46° et quelques de latitude sud, plus près que nous ne l’avions jamais été du pôle du même nom…
Cette plongée australe nous a permis de nous enfoncer dans la Nouvelle-Zélande profonde, quasi déserte, très amicale -les quelques fermiers qui croisent votre route vous font de grands signes de bienvenue- offrant pléthore de côtes tour à tour déchirée ou sablonneuse, de phares magnifiques, et de phoques au repos.
(J’ai un petit peu peur des phoques, je ne sais pas pourquoi…)
La route sinueuse nous mène également vers de magnifiques chutes, atteintes après de courtes mais somptueuses promenades au sein de la forêt pluviale,
Avant de nous re-propulser vers de magnifiques routes côtières…
Les prévisions météo étant plus favorables pour la région du Central Otago, où nous souhaitons randonner, nous nous redirigeons vers les montagnes, et revoyons rapidement la neige! L’île ne fait pas souvent plus de 70km de large, mer et montagnes sont, à vol d’oiseau en tout cas, toujours proches!
Une longue et belle étape nous ramène donc à Wanaka, d’où nous souhaitons aller découvrir la haute vallée de la rivière Matukituki, et le Mount Aspiring National Park.
Le temps est effectivement magnifique, surtout comparé à celui que nous avons du affronter (je pèse mes mots) il y a quelques jours, avec des rafales à 130km/h…. Pas un nuage ne parsème le ciel, et nous nous préparons donc au petit matin à une approche de 50km, surtout en gravel road, avec passages de gué à la clef…… Tout ça avec notre bon vieux Britz (ne dites à personne que nous trompons la confiance de notre assureur…)!!!
Ce Mount Aspiring National Park se mérite, mais la large vallée qui permet d’y accéder est extraordinaire,
Une longue randonnée nous attend, et mes petites jambes seront mises à rude épreuve, pour atteindre le Rob Roy’s Glacier Lookout, qui offre une vue stunning (à vos dicos) sur les monts environnants. Les avalanches de séracs se succèdent dans un fracas assourdissant, et nous nous étonnons que le plus haut pic ne dépasse pas les 2700m d’altitude. Il y a vraiment un décalage de 1000m entre ces alpes et les nôtres, à paysage comparable!!!
Tous les gens que je croise à la descente, en plus de me trouver cuty, me félicitent de ma performance, et je crois que même PaMan sont impressionnés. Bon, il est vrai que Papa et moi discourons longuement au sujet de la nourriture sous toutes ses formes – sujet qui, vous le savez, me passionne- pour que le temps passe plus vite, et que des traversées de ponts tibétains rompent la monotonie de la balade,
Mais quand même, j’ai l’impression que je suis une vraie little mountaineer!
PaMan assistent sur la route du retour à la délivrance d’un veau (sa maman l’aide à tenir debout, c’est trop mignon!),
Et notre journée se termine classiquement avec des jeux pour moi, au bord du lac de Wanaka, en t-shirt, s’il vous plait, et en français dans le texte, puisque je m’éclate avec trois frères et soeurs français, installés ici depuis 15 ans avec leur Maman…
Le top. Je vous fais la bise!



















































